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I. Section des branches superficielles (lu plexus cervical

Des cinq branches du plexus cervical superficiel, deux se trouvent vers le milieu du bord postérieur du sternomastoïdien, lorsqu'elles se rendent à leurs lieux de terminaisons : la sus-sternale, la sus-acromiale ;

Deux autres contournent ce même bord, un ou deux centimètres au-dessus : la. cervicale transverse, QiY auriculaire;

La cinquième, plus élevée, se dégage du bord postérieur du sterno-mastoïdien vers son tiers supérieur : la mastoïdienne. Le bord postérieur du muscle sterno-mastoïdien est donc le point de repère le plus important pour arriver k ces nerfs.

Létiévant, Sect. nerv. '62.

49S IJROGÉDÉS OPICRATOIRKS

Le bord postérieur du sterno-mastoïdien se reconnaît à son relief propre, sur les sujets maigres : surles individus gras, à la direction d'une ligne fictive, partant en dehors du tiers interne de la clavicule pour al)::iutir :ï deux centimètres en arrière de l'apophyse mastoïde.

La partie moyenne de ce bord postérieur correspond encore au sommet de l'apophyse transverse de la quatrième vertèbre cervicale, que l'on peut toujours apprécier par le toucher.

On parviendra donc, toujours, à- établir la ligne qui indiquera l'incision à pratiquer pour atteindre et suivre ce bord du muscle sterno-mastoïdien.

Les couches à traverser pour arriver aux nerfs sont :

1° la peau; 2° le peaucier; :^<> une couche de tiSsu cellulaire et le mince feuillet aponévrotique qui recouvre chacune des branches nerveuses couchées sur le muscle sterno-mastoïdien .

La veine jugulaire externe croise la lace externe de ce muscle, un peu au-dessous de sa partie moyenne.

Une incision unique permet de diviser les cinq branches à la fois.

Procédé (fig. 13 B, p. 472). — 1° Il faut faire, suivant la direction du bord postérieur du muscle sterno-mastoïdien. une incision de cinq centimètres, commençant à un centimètre au-dessous du milieu de ce bord pour remonter du côté de la tête et dans la direction de ce bord.

2° La peau intéressée, diviser le peaucier, .soit directement, soit sur la sonde cannelée, en ayant soin d'écarter la veine jugulaire au moyen d'un crochet mousse. On aperçoit alors, par transparence, sous une lamelle aponévrotique mince, le bord postérieur du sterno-cléido-mastoïdieu.

Sur lui sont couchées, en haut de l'incision : la branclio mastoïdienne, souvent.très-petite; au milieu, l'auriculaire

NERFS DU COU -ipg

postérieur et la cervicale transverse, nées quelquefois du même tronc; en bas de Tincision, les branches sus-sternale et sus-acromiale.

3" A l'aide d'une pince à mors plats, saisir successivement et diviser, en dédolant, la lamelle aponévrotique au voisinage de chaque branche nerveuse.

4° Glisser à mesure la sonde cannelée sous chacune et diviser le nerf, comme il a été dit, d'un coup de ciseaux ou de bistouri.

Les lèvres de la plaie sont ensuite rapprochées et maintenues dans cette disposition par des bandelettes de diachylon.

Si l'on n'avait à sectionner que l'une de ces branches isolément, on donnerait à l'incision une longueur de deux centimètres et demi seulement. On la ferait correspondre soit au milieu, soit à la partie inférieure de la grande incision décrite, suivant que l'on aurait à sectionner l'une ou l'autre des cinq branches.

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