‹ Traité des sensations, première partieChapitre 1 sur 190 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Je ne doute pas que la postérité, disait Rousseau dans l'Emile, ne marque à Condillac une place honorable et distinguée parmi les meilleurs raisonneurs et les plus profonds métaphysiciens de son siècle. Le Traité des Sensations, disait plus tara La Harpe, est l'ouvrage qui a fait le plus d'honneur à Condillac. En 1870 enfin, Edouard Johnson donnait dans la Philosophische Bibliothek de Kirchmann, une traduction aile mande du Traité des Sensations, le plus important, disait il, des écrits de Condillac, Il justifiait cette publication en faisant remarquer qu'elle n'était pas superflue à une époque où la pensée fondamentale de Condillac était de nouveau discutée avec vivacité. Herbait, en effet, avait paru assurer un succès définitif à la doctrine qui ramène à une seule toutes les formes de l'activité psychique, si différentes en apparence. Mais Lotze et Trendelenburg ont mis de nouveau en question la valeur de cette théorie, et la lutte engagée par eux pour décider s'il faut conserver les principes condillaciens donnés par Herbartàla psychologie ou s'il faut revenir àWolfet à Kant, n'est pas encore terminée. Johnson ajoutait que la publication de cet ouvrage n'offrait pas moins d'intérêt pour l'histoire de la philosophie, à cause des erreurs nombreuses qu'on pouvait trouver

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