‹ Traité des sensations, première partieChapitre 109 sur 190 · LA MÉTAPHYSIQUE CXV · texte numérisé non relu

LA MÉTAPHYSIQUE CXV

pendamment du corps * ; nous ne sentons pas d'un côté notre corps et de l'autre notre âme, nous sentons notre âme dans notre corps*. Nous sentons, il est vrai, que notre âme a des perceptions ; mais la nature de l'âme et la nature de ce qu'elle éprouve, quand elle a des perceptions, nous sont si fort inconnues que nous ne saurions découvrir ce qui nous rend capables de perceptions '. Nous avons quelque idée de la force qui est le principe de nos actions, mais nous ne pouvons la définir *, nous ne la remarquons point comme appartenant à un être simple, nous la sentons comme répandue dans un tout composé *. Quand nous changeons de place, nous avons conscience de quelque chose qui agit ; mais le sentiment ne nous apprend point quelle est la nature de la cause qui produit le mouvement ; en y regardant de près, nous reconnaîtrons même que nous sentons plutôt le mouvement que la cause qui le produit". Nous ne connaissons pas le rapport qui peut se trouver entre un mouvement dans le corps et un sentiment dans l'âme '.

Page 1