CONCLUSION
En résumé, Gondillac a cru à l'accord de la foi et de la raison qui nous démontrent l'existence d'un Dieu dont nous connaissons, par rapport au monde et à nous, l'intelligence créatrice, la toute-puissance, la justice, la bonté, mais dont nous ne pouvons pénétrer l'essence. Il a affirmé l'existence d'une substance matérielle dont nous ne saurions rien dire, sinon qu'elle sert de support aux qualités des corps. Il a cru qu'il y a en nous une àme dont l'essence nous est inconnue, mais dont il nous est permis cependant d'affirmer la spiritualité et l'immortalité.
Mais ce métaphysicien relativiste a recommandé avant tout l'étude des phénomènes et de leurs lois. Il a préconisé l'emploi de l'analyse qui est pour lui une méthode de composition et de décomposition; il a insisté sur l'importance de la liaison des idées, il a étudié avec finesse et sagacité les rapports de la pensée et du langage. Il a appliqué sa méthode, et souvent avec bonheur, à l'étude de l'histoire , de l'économie politique, de la grammaire. Il a tenté en psychologie une systématisation des phénomènes qui a paru pendant longtemps le dernier mot de la science, et qui aujourd'hui ne saurait plus être acceptée; mais il a enrichi la psychologie