‹ Traité des sensations, première partieChapitre 40 sur 190 · SON ECOLE XLVII · texte numérisé non relu

SON ECOLE XLVII

Deleyre, qui eurent une si grande influence surl'org-anisation de l'instruction publique. Garât exposa fidèlement devant les élèves de l'École normale les doctrines de Condillac, que La Harpe, converti et devenu l'adversaire des philosophes ses anciens amis, considérait encore comme l'expression de la vérité. Cabanis imprima, dans ses Rapports du physique et du moral, une direction physiologique à la philosophie condillacienne ; Destutt de Tracy, tout en faisant une large part à la physiologie, lui donna dans ses Eléments d'idéologie une forme psychologique et idéologique. Lancelin, Jacquemont, de Gérando, l'auteur de V Histoire comparée des systèmes de philosophie^ de V Influence des signes sur la faculté de penser, Ampère et Maine de Biran, dans leur première philosophie, se rattachent également à Condillac. La Romiguière modifia la doctrine, mais se présenta toujours comme un disciple de Condillac ; V. Cousin luimême débuta par une thèse où il faisait l'éloge de Condillac et de sa méthode analytique. Mais une réaction se produisit au commencement de notre siècle et enleva au condillacisme la plupart de ses partisans. D'un côté Chateaubriand et l'école théologique, représentée par dQ Bonald, J. de Maistre, et Lamennais {Essai sur l'indifférence), attaquèrent la philosophie du xviii" siècle et Condillac lui-même comme ayant été les causes de la Révo-' lution française ; de l'autre, Royer-Collard la combattit en introduisant la philosophie écossaise. Maine de Biran et Ampère en donnant une philosophie nouvelle, Mme de Staël en faisant connaître la philosophie allemande, Victor Cousin et son école en substituant au condillacisme une philosophie éclectique, ont fait disparaître à peu près de

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