XLVIII CONDILLAC
l'enseignement public une doctrine qui y avait pendant longtemps dominé '. MM. Valette, Gardaillac et Saphary en ont été à peu près les derniers représentants. Quand l'éclectisme a paru perdre du terrain à son tour, c'est au positivisme, à 1 idéalisme, au néo-kantisme, à la théorie de l'évolution que se sont adressés les esprits que l'éclectisme ne satisfaisait plus. On a essayé vainement de faire revivre le condillacisme tout entier*, et M. Taine, qui a fait de La Romiguière et de Gondillac un si bel éloge, ne saurait être considéré comme un reprétant fidèle de la philosophie de la sensation *.
La philosophie de Gondillac. — Ses divisions.
La science est un corps systématique d'observations et de raisonnements. Il faut donc, pour former une science, rassembler toutes les connaissances que nous acquérons sur une matière, puis les distribuer dans un ordre où elles soient toutes principes ou conséquences les unes des
1. Voyez dans Ueberweg, Grundriss der Ge.tchichle der Philosophie, III, 360, une étude de M. Janet.
2. Gondillac on l'empirisme et le rationalisme, par F. UL-thoré. Paris, 1864.
3. Les philosophes français au xix<^ siècle, 1 vol.; l'Intelligence, i vol.; Stuart Mill. Sur M. Taine et Gondillac, voyez Kibol, Revue ph., IV, page 45.
II conviendrait dindiquer, pour être complet, liullueuce du condillacisme sur la philosophie italieune, sur certains philosophes écossais, Th. Brown par exemple, etc. Nous nous projiiosous de revenir ailleurs sur celte question.