Art de penser, Logique; Langue des calculs
LA PSYCHOLOGIE LXXIIl
Condillac un certain nombre d'idées que de nos jours les lationali.stes considèrent comme des notions premières, irréductibles à l'expérience sensible, et qu'ils tont venir de la conscience réflécbie ou de la raison '. Condillac admet l'existence de quelque chose qui est sous nos sensations, c'est-à-dire une substance spirituelle*, mais il ne croit pas que nous puissions en connaître la nature intime; il admet de même l'existence de substances qui servent en dehors de nous, de support aux qualités, mais il nie que nous puissions savoir ce qu'elles sont'. De même Condillac croit que nous sommes la cause (les mouvements que nous produisons, qu'il y a une cause des mouvements qui s'accomplissent en dehors de nous, et que Dieu est la cause première de l'univers *; mais en même temps il nie que nous puissions connaître clairement la tbice qui en nous produit le mouvement, que nous sachions quelque chose de ce qui en dehors de nous meut les coips, que nous ayons autre chose qu'une notion incomplète de Dieu. L'espace est une abstraction de l'étendue, l'idée d'étendue nous vient de la coexistence des sensations; l'idée de durée nous vient de leur succession ; l'une et l'autre ne sont que des abstractions