‹ Traité des sensations, première partieChapitre 65 sur 190 · LXXII CONDILLAC · texte numérisé non relu

LXXII CONDILLAC

Mais quand l'objet est absent, le souvenir peut nous le présenter : on donne le nom d'idées intellectuelles aux idées qui nous représentent ainsi l'olijet qui a disparu après avoir fait impression sur nous. Elles forment le fond de nos connaissances, comme les idées sensibles eu sont l'origine. Nous pouvons les prendre pour objet de notre réflexion, nous borner à les considérer sans faire usage de nos sens et arriver à croire, comme les partisans des idées iimées, ({u'elles ont précédé en nous la sensation. Elles se reproduisent à peu près quand nous le voulons, et nous permettent de mieux juger les objets qui s'offrent à nous. En les comparant aux idées sensibles, nous découvrons des rapports qui sont de nouvelles idées intellectuelles. Si nous tenons compte des rapports de ressemblance, nous plaçons les individus qui no;US révèlent les mêmes qualités dans une même classe : delà les genres. La considération des rapports de différence rtbus amène ensuite à multiplier les classes et nous fbfiïlons les espèces. Nous passons ainsi des idées singulières à des idées d'autant plus générales que notre discernement est moins formé, pour revenir ensuite à des idées moins générales. Mais les idées abstraites et générales ne sont que des dénominations nécessaires pour notre esprit limité, elles ne correspondent à aucune chose existante. Et le nominalisme de Gondillac s'attaque aux facultés de l'àme, aux idées de nombre comme aux genres et aux espèces, comme aux qualités occultes et aux formes substantielles'.

• Il peut être intéressant de voir ce que deviennent chez

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