‹ Traité des sensations, première partieChapitre 7 sur 190 · SON ÉDUCATION VII · texte numérisé non relu

SON ÉDUCATION VII

Malebranche dont il combat la vision en Dieu, mais à qui il emprunte l'occasionalisme et quelques points de ses théories sur les sens et l'imagination; Spinoza; Locke surtflut, A.qui il reconnaît devoir plus qu'à tout autre et qu'il lut dans la traduction deCoste; car il nous apprend lui-même qu'il ne savait pas l'anglais *. 11 étudia surtout dans les écrits latins de Wolf et dans le commentaire de Hanschius les théories de Leibnitz. Il lut également la Logique de Port-Royal et les ouvrages de Fontenelle; mais il ne semble pas qu'il ait connu les ouvrages de Gassendi, car il ne le cite plus tard que pour lui reprocher d'avoir reproduit le système d'Épicure sur les atomes et le vide *. Il étudia la physique dans les Eléments de la philosophie de Newton publiés par Voltaire en 1741. Il connut par cet ouvrage la théorie de Berkeley sur la vision, mais il ne semble pas qu'il ait jamais lu Berkeley lui-même. Diderot l'y avait invité en citant la première phrase de V Essai sur l'Origine des connaissances humaines : « Soit que nous nous élevions jusque dans les cieux, soit que nous descendions dans les abîmes, nous ne sortons point de nous-mêmes; et ce n'est jamais que notre propre pensée que nous apercevons, » qui pouvait être interprétée dans un sens idéaliste '. Les principaux ouvrages de Berkeley avaient été d'ailleurs traduits en français *, et le journal de Trévoux en

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