‹ Traité des signes de la mort et des moyens de prévenir les enterrements prématurésChapitre 37 sur 83 · XV. Mort apparente ; inhumation précipitée · texte numérisé non relu

XV. Mort apparente ; inhumation précipitée

« La Bourgogne, et surtout la ville de Dijon , fut ravagée d'une peste si meurtrière en l'année 1558, qu'on n'avait point le temps de creuser une fosse pour chaque mort. On en fit donc de très vastes qu'on remplissait de corps. Dame Nicole Lentillet eut le sort commun , et après quelques jours de maladie tomba dans une syncope si violente qu'elle fut jugée morte, et enterrée dans une fosse commune. Le lendemain de son enterrement, au matin, elle revint à elle , fit des efforts pour sortir; mais sa faiblesse et le poids des corps dont elle était couverte l'en empêchèrent. Elle resta dans cette horrible situalion pendant quatre jours , que les enterreurs venant pour mettre d'autres corps dans la fosse, la dégagèrent et la reportèrent chez elle , où elle se rétablit parfaitement (1).

Comment se fait-il que les fossoyeurs qui avaient à peine le temps de creuser la terre pour y déposer les victimes de la peste , soient restés quatre jours sans entrer dans le cimetière apporter d'au-très corps pour les placer dans la fosse commune?

XVL Mort apparente,

« Un paysan de Courceîles, proche Neuchâtel, tomba en syncope , et on le descendait dans la fosse sans bierre, lorsqu'on lui aperçut un mouvement des épaules. Il fut porté chez lui, et guérit. Cet accident le fit surnommer le Mort de Courceîles. »

(1) Bruiner, Additions, t. I, p. 116, 117.

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