‹ Traité des signes de la mort et des moyens de prévenir les enterrements prématurésChapitre 40 sur 83 · XIX. Mort apparente ; mesures prématurées d'inhumation · texte numérisé non relu

XIX. Mort apparente ; mesures prématurées d'inhumation

(' La fille du nommé Gouge, artisan, ayant été conduite à l'IIôtel-Dieu, et étant jngée morte de la maladie qui l'y avait fait transporter, donna heureusement des signes de vie dans le temps qu'elle était sur le brancard dont on se servait pour la porter dans la fosse. Elle guérit de cette maladie , et fut mariée depuis. Ce fait peut être encore certifié par Jeanne Gouge, sœur de la ressuscitée, blanchisseuse, demeurant rue de l'Arbalète , faubourg Saint-Marcel (2). »

F XX. Mort apparente; mesures prématurées d'inhumation.

« M. Mareschal , chapelain de Notre-Dame, à Paris , dit qu'environ l'année 171^ , passant dans la rue Jean- I Robert, il vit sur le pas d'une porte une femme enveloppée d'une grosse couverture de laine , assise dans un fauteuil , à côté d'un cercueil, dans lequel elle avait été

(1) Bruhier, Dissertation, 1. 1, p. 77, 78.

(2) Bruhier, Additions, t. I, p. l/i8, UO.

290 OlîSEKVAÏlONS DE MORT APPAUENTE.

apportée jusque-là, el d'où on venait de la tirer à l'instant (1). »

« Le même chapelain certifie aussi avoir vu en 1722 ou 1723 des gens qui criaient aux porteurs de morts qui s'avançaient vers la rue du Champ-Fleury, que celui qu'ils venaient chercher était sorti de la bière , et qu'il n'était pas mort (2). »

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