‹ Traité des signes de la mort et des moyens de prévenir les enterrements prématurésChapitre 39 sur 83 · XVIII. Mort apparente reconnue par le médecin · texte numérisé non relu

XVIII. Mort apparente reconnue par le médecin

« Un médecin , dont parlent les Mélanges de V Académie des curieux de la iiature , s'étant aperçu qu'un homme qu'on croyait mort avait encore les membres flexibles , quoiqu'on ne sentît point de pouls , que l'immobilité du coton approché de la bouche déposât contre l'existence de la respiration , et que les lavements les plus acres fussent sans effet, fit frotter fortement la plante des pieds de cet homme avec une étoffe très dure, pénétrée d'une saumure très forte , et par ce moyen le

(1) Bruiner, yi(i(iî?ic«s, p, 117, 118.

rappela à la vie. Cependant , quelque efficaces que soient ces moyens pour juger de l'état d'un sujet qu'on croit mort, il est certain qu'ils sont quelquefois insuffisants ; et, sans m'arrêter à compiler les exemples, je me contenterai d'en appeler à l'histoire communiquée à l'Académie royale des sciences, d'un soldat sur qui le fer chaud ne faisait aucune impression douloureuse , bien que tous les organes des mouvements volontaires fussent en bon état (1). »

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