‹ Traité des signes de la mort et des moyens de prévenir les enterrements prématurésChapitre 45 sur 83 · XXVII. Mort apparente ; inhumation précipitée · texte numérisé non relu

XXVII. Mort apparente ; inhumation précipitée

« Un crocheteur , demeurant rue des Lavandières , tombe malade, et est porté à l'Hôtcl-Dieu. Le croyant mort quelque temps après , on le transporte à Clamart , avec les autres morts du même hôpital , et on le met avec eux dans la fosse. Il revient à lui sur les onze heures de la nuit, déchire son suaire, frappe h la loge du portier, qui lui ouvre la porte, et revient chez lui (1). »

XXVIIf. Observation de mort apparente reconnue par le médecin.

« Le médecin de la reine Isabelle , médecin habile , autant qu'on pomait l'être dans ce temps, ne irouvant point le pouls si faible à un malade qu'il traitait , assura aux assistants, entre lesquels étaient ses élèves, qu'il ne mourrait pas sitôt. Cependant étant revenu le soir pour le voir, un de ceux qui étaient auprès du malade vint au-devant de lui pour lui dire qu'il était mort. Le médecin, étonné de ce qu'il entendait , ne fit

(1) Bruhier, Additions^ t. I, p. 1A5, i/it).

pas de fond sur le rapport qu'on lui faisait, et se liant plus à ses lumières qui lui avaient fait juger que les forces du malade ne tiraient pas si fort à leur fin , il monta avec assurance et sans balancer dans la chambre du malade , qu'il trouva le visage couvert du drap mortuaire , et déjà revêtu de l'habit de Saint-François. Il le fit découvrir et lui lâta le pouls, dont il sentit encore le mouvement ; il le fit remettre au lit , et non seulement il guérit de cette maladie, mais il vécut depuis un grand nombre d'années (1). »

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