XXXIX. Mort apparente
« Le docteur Jean Schmid rapporte qu'une petite fille de sept ans, après avoir essuyé pendant quelques semaines les accès de la toux la plus violente, fut tout à coup délivrée de cette maladie incommode, et parut jouir d'une bonne santé. Mais quelques jours après, jouant avec ses camarades, cette enfant tomba par terre, comme si elle eût été frappée de la foudre. Une pâleur mortelle se répandit sur ses joues et sur ses bras ; on ne lui sentait point de pouls, les tempes étaient enfoncées; elle ne donnait aucun signe de sentiment , soit qu'on la secouât ou qu'on la pinçât. Le médecin, qui la crut morte, céda, quoique sans espoir de succès, aux ins-
(i) Diirande, /t>c. fi<., p. (58.
lances réitérées des parents, et fit quelques tentatives pour lâcher de rappeler cette enfant à la vie. Enfin, après plusieurs essais inutiles, il lui fit frotter rudement la plante des pieds avec des vergettes trempées dans une forte saumure. Au bout des trois quarts d'heure, celle jeune fille poussa un petit soupir; on lui fit avaler un peu de liqueur spiritueuse , et la vie fut rétablie (1). «