‹ Traité des tumeurs bénignes du seinChapitre 24 sur 84 · DIFFÉRENTES OPINIONS ÉMISES SUK L'ORIGINE DES KYSTES · texte numérisé non relu

DIFFÉRENTES OPINIONS ÉMISES SUK L'ORIGINE DES KYSTES

^ièce. Pour expliquer leur développement et la présence ■Mans leur intérieur de végétations ayant de grandes res- '^semblances avec le tissu glandulaire, Birkett admet que, *idans ces cas, le plasma nutritif se sécrète anormalement II' et donne naissance à un blastème dont la tendance est =ti d'amener une hypertrophie imparfaite.

ji Nous ne reviendrons pas sur ceux de ces kystes qui sont ■I dus à une ectasie des cavités glandulaires ; le mode patholi génique que leur attribue Birkett se rencontre souvent, mais il n'est pas le seul.

La division donnée par Paget est plus simple que la précédente. Cet auteur divise, en effet, les kystes du sein en kystes sitnplesou stériles^ ne contenant que du liquide, et en kystes proligères dont la surface interne présenterait des prolongements vasculaires et des productions organisées de différentes natures.

Les divers modes de formation admis par cet auteur se rangent sous trois chefs.

1* Quelques-uns de ces kystes sont produits par l'élargissement et la fusion des espaces ou aréoles du tissu cellulo-fîbreux. Du liquide se collecterait dans ces espaces, s'y accumulerait, les travées seraient repoussées les unes contre les autres pour donner naissance à une enveloppe kystique parfaite; ce serait l'analogue des bourses séreuses.

2" D'autres succéderaient à la dilatation des culs-desac et de leurs conduits excréteurs ou bien encore à Tectasie d'autres cavités préexistantes.

3° Les derniers seraient dus à l'accroissement énorme d'éléments cellulaires néoformés, qui, depuis leur origine jusqu'à la dernière période de leur développement, présenteraient une évolution morbide.

t ii ANATOMIË PATHOLOGIQUE.

Théoriquement on peut admettre ces divisions. !fci est-il vrai qu'elles se présentent avec des caractères ïltranchés dans les tumeurs du sein, et que toutes aqirent à ce point de vue la même importance? Nous &• croyons pas.

11 nous paraîl inutile de revenir sur les recherches i Mùller, relatives au cysto-sarcoms phyllode^ rechercha. complétées plus spécialement par Reinhardt qui, aà-i que nous l'avons exposé, découvrit que les cysto-sarcornes de Mùller n'étaient que des sarcomes péri-gU^ chilaires. Nous préférons arrêter notre attention sur'-; travaux de Billroth et de Fœrster plus récents et pi» complets.

Billroth admet des kystes par rétention dans les oj*" dtûts ladifères ou par ramoUissemenl de tujneurs Htv plasiques ou inflamYrutioires ; il en décrit quatre variél»i> d'après leur mode pathogénique.

Les kystes soit isolés, soit conglomérés, se développeni dans diverses conditions : 1'' chez les jeunes filles après la puberté, et alors ce sont des kystes d'évolution ; ils frlisentent la forme de tumeurs lobaires et qui ne dépassent guère le volume d'une noix; "t les kystes d'involutm qui ne se rencontrent que chez les vieilles femmes et ne donnent lieu à aucun symptôme; 3" les kystes à échinocoqu£s\\is par A. Cooper et Bennet, et qui sont très-rares; 4° des tumeurs kystiques conglomérées y produites par prolifération hétéroplastique de l'épithélium glandulaire, et qui sont devenues plus tard le siège d'un ramollissement soit muqueux, soit granulo-graisseux.

Mais toutes ces cavités, sauf les deux dernières dont fo-

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