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comme absolument démontrée la nature intime des tumeurs dont nous nous occupons et de réduire à l'unité des choses en réalité multiples; c'est pour celte raison que nous ne pouvons l'admettre. Celui d'adémule, créé par Yelpeau, serait à là rigueur plus acceptable, à cause même de son défaut de précision. Cela est tellement vrai que Billroth, auquel le sujet qui nous occupe est redevable de progrès très-importants, après avoir décrit la plupart des formes diverses et multiples que nous admettons nous-mêmes, a consenti, au point de vue clinique, à les réunir sous le nom de maladie adéndide. Ce chirurgien a fait preuve d'un grand sens pratique,en montrant que la recherche de la vérité ne l'entraînait pas à accorder une importance exagérée à une pure question de mots.
Il est aujourd'hui absolument certain que, si les diverses variétés de néoplasmes que nous désignons sous le nom de tumeurs bénignes du sein , offrent plusieurs caractères communs qui permettent de les réunir dans un môme cadre, elles présentent cependant des différences assez tranchées pour qu'on puisse déjà leur assigner une existence indépendante.
Les efforts les plus grands devaient être tentés pour séparer dans nos descriptions ce que la nature elle-même sépare. On verra, dans le courant de notre travail, que nous avons été constamment guidés par cette préoccupation. Nous espérons pouvoir, à ce sujet, apporter un certain nombre de documents nouveaux et mettre en lumière quelques-uns des éléments qui permettent, au point de vue clinique, de diffé-
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rencier plusieurs des variétés de tumeurs bénignes. Rien n'est tranché dans la nature, et, entre ce que Ton peut, à bon droit, appeler les tumeurs bénignes, et celles qui se rapprochent des tumeurs malignes, il y a des degrés. Mais, pour toutes les tumeurs bénignes ^ nom trouvons un caractère commun : elles sont limitées par une capsule fibreuse dont le mode de formation nous est expliqué par la constitution anatomique de la mamelle^ et par le point de départ du processus morbide. Ces tumeurs tirent en effet leur origine d\nw modification des parties qui composent le lobule primitif de la glande mammaire.
Dans Tétude des symptômes nous serons conduits à donner une description générale qui s'appliquera plus où moins complètement à toutes les variétés pathologiques que nous avons décrites. Nous devons convenir que cette étude pourrait paraître presque suffisante dans la très-grande majorité des cas. On verra cependant que les efforts que nous avons tentés nous ont permis d'aller plus loin et d'établir, dès à présent, quelques caractères cliniques différentiels, en rapport avec les diverses variétés anatomiques. Nous ne doutons pas que cette voie, une fois ouverte, n'amène à des résultats encore plus précis que ceux qu'il nous a été donné d'atteindre.
Nous emploierons souvent indistinctement, au point de vue clinique, le terme de tumeurs bénignes et celui de tumeurs dites adénoïdes^ qui est entré depuis long-
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temps dans le langage chirurçical. Ce que nous devons rechercher surtout en nous plaçant sur ce terrain, c'est de décrire les choses avec le plus d'exactitude possible.
Lorsqu'il s'agira d'anatomie patliologique, nous nous croirons tenus à plus de précision, et nous ne nous servirons pas indifféremment des mois de fibrome^ de sarcome^ de myxome^ d'épithélioma intra-canalicu" lairey dénominations correspondant, ainsi que nous espérons le démontrer, à des variétés qui n'ont rien de conventionnel et qui sont parfaitement délimitées dans la nature. Mais cette précision de Tanatomie pathologique n'est pas encore possible en clinique : c'est ce qui nous sert d'excuse, lorsque nous employons le terme générique de tumeurs bénignes ou de tumettrs dites adénoïdes.
Nous avons la conviction que, si nous donnons dans cette étude des résultats plus complets que ceux qui ont été fournis jusqu'à ce jour, ce n'est pas seulement à cause du grand nombre de faits que nous avons pu réunir, c'est surtout parce que, soit chez nos propres malades, soit sur les pièces pathologiques qui nous ont été obligeamment confiées et qui, par l'examen que nous en avons fait, nous sont devenues en quelque sorte personnelles, nous avons eu la bonne fortune de pouvoir étudier les diverses lésions réunies sous le nom de tumeurs bénignes^ depuis leur origine jusqu'à leur développement ultime.
Cette élude nous a permis de comprendre comment