DIAGNOSTIC DE LA TUMEUR IMAGINAIRE
doigts, pour une production morbide, tandis que s'ils l'exploraient dans un sens absolument diflërent, ils ne retrouveraient plus l'engorgement dont ils avaient cru constater Texistence.
Velpeau a bien déterminé les causes de celte méprise, et la manière dont elle se produit, t Si, dit-il, pour ap-
> précier ce qu'elle contient, on saisit la mamelle par
> l'un de ses diamètres transverses ou l'un des points de » sa circonférence, si l'on cherche à en embrasser une t portion entre les doigls pour apprécier soit la forme,
> soit le volume, soit la consistance ; la première idée qui » frappe, c'est qu'une tumeur squirrheuse ou une tumeur
> quelconque existe là, cela tient à ce que, ainsi prise 1 entre deux doigts qui ne lui permettent pas de fuir d'un » côté pendant qu'on la presse de l'autre, la mamelle t semble douée d'une consistance considérable et à la- » quelle on ne s'attendait pas ; d'un autre coté, des lobules » plus gros ou enveloppés de tissus plus serrés que quel-
> ques autres donnent tout d'abord la pensée d'une
> tumeur distincte... »
Ainsi que le faitremarquertrès-judicieusement Yelpeau, on échappe à cette méprise en procédant différemment, et si dans une glande on a perçu la sensation qu'il décrit si bien, pour rectifier cette erreur du palper, il suffit d'abandonner la mamelle saisie entre les doigls et de l'explorer en place sur la paroi thoraciquc. Voici d'ailleurs comment il conseille de procéder : « Les doigts d'une 1 main soutenant à peine la circonférence de la glande,
> on en presse doucement les différentes régions en ap- B puyant les doigls de l'autre main sur la face antérieure
> ou cutanée, de cette façon, si la mamelle est saine, on » n'y aperçoit rien que de naturel. »
iU DIAGNOSTIC.
Ce n'est qu'après avoir successivement employé ? deux modes d'exploration du tissu mammaire et a|> avoir comparé la glande, supposée malade, à celle du d sain, qu'il sera possible d'admettre ou de rejeter 5vd'un état morbide de cette glande et l'existence (io tumeur dans la mamelle et d'une véritable proJud'. néoplasique.
:2o DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL AVEC LR CANCER DELAl\kELLi
Lorsque, par la méthode d*exploration que nousTefiôi d'indiquer d'api'ès Velpeau, on est arrivé à la coDTi<Hiùi qu'il existe une tumeur dans le sein, on doit se demandf de quelle nature est la tumeur dont on a constaté fc tence.
Parmi les différentes variétés de tumeurs que Tou ^% rencontrer dans cette région il en est une, le carcm»t qui préoccupe à juste titre et la malade et le médecia c'est celle qu'il faut reconnaître et déterminer de boc» heure lorsqu'elle existe, afin de pouvoir agir sans relr»! et avec de véritables chances de succès.
Dans un certain nombre de cas le diagnostic est fâcii: et pour ainsi dire évident; mais souvent aussi certaine^ formes particulières des tumeurs dites adétioides peuven. facilement être confondues avec quelques variétés à carcinome, 11 faut donc établir les bases de ce diagnosti-: différentiel, d'abord à un point de vue général, puis plit tard considérer avec soin chacune des formes spéciale^ des tumeurs dites adénoïdes et chercher les caractères qui les différencient chacune des dilTérentes variétés du cancer.