LIGATURE ÉLASTIQUE
Nous dirons quelques mots d'un procédé récemment introduit dans la pratique, mais dont nous sommes loin d'être partisans; nous voulons parler de la ligature élastique.
Ce procédé est dû à Grandesso Sylveslri de Padoue ; ce chirurgien ayant eu l'occasion de soigner une jeune (ille chez laquelle un lien de caoutchouc, modérément serré autour du crâne, avait déterminé une ulcération profonde du cuir chevelu, proposa d'ériger le fait en méthode, et de produire des sections dans les tissus, à l'aide d'une anse de caoutchouc. Ce procédé a été successivement appliqué aux tumeurs du sein par Dittel
(de Vienne^, Thompson (de Londres) el Francis Qulic (de Dublin).
M. Périer a communiqué récemment à la Sociêlé *> chirurgie un fait de tumeur du sein, sur une yMf. femme de la Salpétrière, enlevée par le procédé (k \ ligature élastique. Nous avons eu l'occasion d'employé: les ligatures élastiques dans de rares circonstances p^rur des tumeurs assez volumineuses, et il nous est difii. 1^ d'admettre avec M. Périer l'absence constante de laieleur. Celle-ci, en effet, est quelquefois très-vive, el >u: tout dure très-longtemps. Ce fait de la persistance i^ la douleur a été signalé par plusieurs membres de la Société de chirurjrie qui ont pris successivement la paroX à la suite de la communication de M. Périer.
4û CALVANO-CAITÈRE.
La môme préoccupation, qui a fait proposer Feraplï des caustiques, sous leurs formes diverses, et Técrarfment linéaire, a engagé quelques chirurgiens à se senn du galvanO'CmUère. Ils ont pensé qu'ils se mettraient ainsi à Tabri et des hémorrhagies el de l'érvsipéle. Par tisan déclaré de ce puissant moyen de diérèse, pour m très-grand nombre d'opérations, nous ne pensons pt devoir y avoir recours quand il s'agit de l'idilation d'uiK tumeur du sein.
b. — Méthodes sanglantes.