EXTIRPATION PAU LE BISTOURI
OU totale et intéresser toute la glande mammaire en même temps que la tumeur. Dans quel cas doil-on faire l'amputation partielle? Quelles sont les circonstances qui réclament l'amputation totale?
Nous allons chercher à déterminer ce point que nous considérons comme capital.
1« ^:.NUCLÉATION ET AMPUTATION PAUTIELI.E.
Dans le plus grand nombre des cas, la plupart des chirurgiens, séduits par la facilité avec laquelle la tumeur glisse sur le reste de la glande mammaire, se contentaient et se contentent encore de Ténucléation de la masse morbide. Une simple incision cutanée convenablement dirigée de façon à assurer l'écoulement du pus, un arrachement plus ou moins violent de la tumeur, saisie à "aide d'un<î érigne, constituent essentiellement celte opération.
Sans vouloir blAmcr absolument cette manière de procéder, il nous semble qu'elle est le plus souvent en contradiction avec ce que nous enseigne la physiologie pathologique des tumeurs dites adénoïdes, par rapport à la manière dont surviennent les récidives qui, dans certains cas, sont si persistantes.
En effet, le néoplasme s'est formé autour de lobules glandulaires dont le tissu conjonctif péri-acineux a été le point de départ de l'hyperplasie, à la suite d'un processus irrilatif quelconque. En pratiquant l'énucléation, on laisse, dans le fond de la plaie, une masse de tissu glandulaire qui, par lui-même, a de grandes tendances à subir la même altération que les lobules enlevés, et on le laisse
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dans des cooditions où celle activité nutiitive est encore exagérée. Aunsi, ce dont on doit s'étonner, ce n'est pas de voir des récidives, c'est de ne pas ies voir se produire toujours, lorsqu'on Tail la siinple énudéation. La Ogure 33, est un exemple de fibrome mammaire
récidivé à h suite <rune simple émicléation, avec production de lacunes caradéristiqtus semblables, en tout point, h celles que l'on avait observées dans la tumeur primitive. Cependant, il sern dilTicile de faire accepter immédiatement aux malades la perte de toute leur glande mammaire pour une tumeur petite, isolée, et facilement isokble; de plus, il faut bien ie, reconnaître, la pravité de l'opération est loul aiiUe lorsque l'on pratique i'èmidéation de la tumeur, ou lorsque l'on fuit Yampulalion totale. Dans le premier cas, l'opéi'ation est simple, et l'on peut