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MM. MARTIN, PIGEOLET et DIEUDONNÉ, Rapporteur;
Au et adopté dans la séance du 7 mars 1853.
Le travail de M. Crocq est divisé en six sections :
d° Historique; 2° anatomie pathologique; 5° étiologie; 4° physiologie pathologique; 5° symptomatologie, diagnostic et pronostic; 6° thérapeutique.
Dans ces six sections, l’auteur a renfermé tout ce qui concerne cet important sujet et l’a examiné sous toutes ses faces. Nous allons les parcourir successivement et tâcher de vous donner une idée de la manière dont il les a traitées.
SECTION PREMIÈRE. — Historique.
L’histoire de la science constitue l’une de ses parties les plus essentielles et, à elle seule, elle peut conduire parfois à des déductions importantes. C’est ce que l’auteur a fort bien compris et il lui a réservé une section de son travail. Cette section, placée la première, nous montre par quels progrès successifs la science en est arrivée à son état et à ses tendances actuelles ; elle indique celles-ci et montre ainsi la direction dans laquelle il faut marcher. « Ce développe- » ment (des notions sur les tumeurs blanches), dit- il, continue de nos » jours; il a déjà atteint un degré assez élevé pour que l’on puisse aspirer à » édifier, sur ce point de la science, une doctrine rationnelle et complète dans * son ensemble, de façon à ne plus laisser à élucider que quelques questions
* de détail. C’est ce bat que je me suis proposé d’atteindre dans cet ouvrage, » en m’appuyant sur les nombreux et importants travaux de nos contemporains » et y ajoutant ce que mes propres recherches m’ont permis de constater. »
Nous vous avons cité ce passage, Messieurs, parce qu’il nous semble indiquer assez bien le but de notre collègue : réunir toutes les données sur les tumeurs blanches, et en faire un ensemble, une doctrine qui comprenne et explique tous les faits qui les concernent.
Il commence par indiquer la synonymie et la bibliographie. Celle-ci nous donne une idée de l’étendue des recherches auxquelles il a dû se livrer; on trouverait difficilement un ouvrage sur la matière qui n’y fût indiqué.
Il divise l’histoire des tumeurs blanches en deux périodes : la première, commençant à Hippocrate, va jusqu’à la fin du 18e siècle, où commence la seconde. La première, ou période ancienne, est caractérisée par l’empirisme, dans le traitement, et par l’ohservation exclusive des faits extérieurs; la seconde, ou période moderne, l’est par les progrès de l’anatomie pathologique et par l’application de ses principes à l’appréciation des faits et à la thérapeutique.
Hippocrate est le premier auteur qui fasse mention des tumeurs blanches. Il décrit, avec détail, les difformités de la hanche et de la colonne vertébrale, et même les tumeurs blanches de l’axis, de l’atlas et de l’occipital ; il traite aussi du gonflement et des trajets fistuleux des articulations. Il employait déjà le cautère actuel et la compression.
L’auteur démontre, par des citations empruntées à divers ouvrages du père de la médecine, que celui-ci possédait des notions très-exactes et très-avancées sur les tumeurs blanches.
La première période n’alla pas beaucoup plus loin qu’Hippocrate ; elle ne fît que coordonner et étendre les idées qu’il avait, sans y ajouter de nouveaux éléments.
Galien mentionne, pour la première fois, la distinction entre les tumeurs blanches de cause interne et celles de cause externe. Il avait, sur la production et la transformation des exsudations, des notions qui concordent tout à fait avec les travaux modernes.
L’auteur expose ensuite la thérapeutique de Galien et les idées deCelse, d’Oribase, d’Archigène, d’Àëtius, de Paul d’Égine, enfin, celles des Arabes, de Rhazès, d’Albucasis et d’Avicenne. Les recherches de ce dernier sur les causes de ces maladies, sur le mal de Pott, et sur les abcès par congestion, sont surtout curieuses en ce que les travaux des modernes n’ont fait que les reproduire. Albucasis s’est surtout occupé de l’emploi du cautère actuel qu’il recommande forte-
ment.
Après avoir passé rapidement sur le moyen âge, qui n offre rien de remarquable, l’auteur arrive à A. Paré. Selon lui , les tumeurs blanches et luxations spontanées résultent de l’accumulation dans 1 articulation d une synovie qui s épaissit et s’endurcit. La thérapeutique est traitée fort longuement : Paré examine tous les moyens de traitement et les indications qui les réclament. Le premier, il parle de la résection des extrémités articulaires des os malades.
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Viennent ensuite Fallopia , Prosper Alpin , Fabrice d’Aquapendenlc, Fabrice de llilden, Marc-Aurèle Séverin , Scultet, Wiseman, qui employa le premier l’expression de tumeurs blanches, Boerhaave, etc.
L’auteur s’attache à montrer comment les doctrines et les procédés usités de
nos jours ont été déjà préconisés par ces divers auteurs.
Nous arrivons ainsi à l’Académie royale de chirurgie. J. L. Petit attribuait les tumeurs blanches à l’accumulation d’une synovie âcre ou acide dans les articulations, comme A. Paré. 11 avait reconnu que l’immobilité prolongée pouvait y donner lieu. Il s’opposa, ainsi que Ledran , Morand, La Martinière, Bilguer, etc., à l’emploi exagéré de l’amputation.
Viennent ensuite les travaux de Heister,de Platner, de Valsalva, de Morgagni, de Pott et, enfin, la réhabilitation des résections par White et Parle.
Nous arrivons maintenant à la deuxième période. Elle est caractérisée par les développements de l’anatomie et de la physiologie pathologiques. Elle prend son point de départ à John limiter; après lui vinrent Bell, Ford, Wilson, Lloyd , Brodie, etc. — Ribes, Chaussier, M. Roux, ne firent que propager en France les résultats des travaux de ces auteurs, sans même rien y ajouter.
L’auteur signale l’influence de Broussais sur celte partie de la pathologie; il cite les travaux de Rust , de Delpech , de MM. Nichet et Nélaton et ceux des Allemands, répandus en France par MM. Lebcrt et Bonnet. Vient ensuite l’énumération des méthodes et procédés thérapeutiques de Scott, de MM. Seutin , De Lavacherie, Bonnet (de Lyon) , Humbert (deMorley), etc. L’auteur a donné peu d’étendue à tout ce qui concerne cette période , les recherches des modernes devant trouver place dans le corps même de l’ouvrage.
SECTION II. — Anatomie pathologique.
Cette section comprend treize chapitres. Le premier est consacré à un exposé général du sujet. L’auteur donne un aperçu succinct de ce que sont les tumeurs blanches ; il énumère les tissus qui composent les articulations et annonce qu’il va décrire successivement les altérations de chacun d’eux.
Le chapitre II traite des lésions de la synoviale. L’auteur expose, avec beaucoup de précision , sa structure anatomique; il décrit ses altérations, les exsudations dont son tissu peut être le siège et, enfin, ses ulcérations et ses perforations.
Le chapitre III est consacré à l’examen du contenu des cavités articulaires. Ce contenu ne consiste pas seulement en synovie altérée et en pus, comme on le dit ordinairement; l’élément le plus remarquable est l’élément solide qui se transforme en tissu de nouvelle formation, que l’auteur appelle ccllulo-vasculaire. Les diverses variétés de ce contenu solide sont indiquées et décrites avec soin : ce sont les fausses membranes, les fongosités, le tissu lardacé, les tissus cellulaires et osseux. La description montre comment ces divers éléments passent de l’un a autre. Enfin l’auteur signale le fait de la formation directe du tubercule au sein des articulations , et rapporte une observation qui la démontre.
Le chapitre IV n’est pas moins important que le précédent. II est consacréaux lésions des cartilages. L’auteur démontre, tant par ses propres expériences et observations, que par celles des autres, qu’ils ne renferment pas de vaisseaux et que la synoviale ne les recouvre pas. Il explique les faits qui semblent contredire cette manière de voir et indique le mode de nutrition des cartilages. 11 passe ensuite à l’exposition de leurs lésions qui sont: l’hypertrophie, l’usure, l’amincissement, le décollement, le ramollissement et l’érosion. Cette dernière constitue ce que les auteurs appellent généralement ulcération. Parmi les faits qu’il décrit, nous signalerons surtout la production de canaux vasculaires dans les cartilages malades et la constance de l’existence d’une couche d’exsudation plus ou moins organisée sur les érosions. Celles-ci peuvent, du reste, exister aussi bien à la face adhérente qu’à la face libre.
Le chapitre Y traite des lésions des ligaments et du tissu cellulaire environnant. Les premières offrent deux altérations: le ramollissement et l’induration, toutes deux accompagnées de gonflement. Le tissu cellulaire présente les mêmes phénomènes que le tissu de la synoviale; il est infiltré de dépôts pseudo-membraneux, de tissu cellulo-vasculaire et de pus.
Les fongosités coïncident avec le ramollissement des ligaments; la substance lardacée , avec leur induration. Ces lésions sont identiques avec celles de la synoviale et les produits qui les caractérisent avec ceux qui sont déposés dans la cavité de celle-ci.
Le chapitre VI, très-long et très-important, est consacré à l’exposition des lésions des os. L’auteur, suivant la marche qu’il a adoptée, commence par donner une idée de leur structure normale. Viennent ensuite six observations, desquelles il déduit que les lésions des os dans les tumeurs blanches sont au nombre de dix : 1° l’augmentation de vascularité; 2° la dilatation des canalicules du tissu compact et le décollement du périoste; 5° l’élargissement des cellules; 4° la présence du pus et du tissu cellulo-vasculaire au sein des os; b° la disparition complète du tissu osseux devant le tissu cellulo-vasculaire; (5° les noyaux albumino-fibrineux et éburnés; 7° le dépôt de substance osseuse à la superficie des os ; 8° la formation de cavernes; 9° la lésion de la moelle des os; 10° la nécrose. Indépendamment de ces lésions qui sont constantes, on rencontre quelquefois le tubercule et le cancer.
Dans ce qui suit, l’auteur développe successivement ces différents points. Il démontre la non-existence du gonflement des os. Il décrit, d’après ses observations, les lésions du tissu spongieux. Cette description est d’autant plus intéressante que, jusqu’aujourd’hui, nous manquions de données sur l’ostéite de ce tissu. Le tissu compact se transforme d’abord en tissu spongieux, puis subit les mêmes altérations que celui-ci. L’auteur signale la carnification des os et la formation dans leurs tissus de noyaux albumino-fîbrineux, dus à une exsudation et qui se transforment plus tard en noyaux éburnés. Ces noyaux ont toujours été confondus avec les noyaux tuberculeux. Il précisela lésion que l’on rencontre constamment dans les tumeurs blanches et la désigne comme une raréfaction du tissu osseux, avec production de tissu cellulo-vasculaire et souvent de pus.
L’infiltration de matière splénique de MM. Nichet et Bonnet et l’état graisseux des os de M. Richet, ne sont que des modifications, des variétés de cette lésion
essentielle.
Le chapitre VII comprend les lésions des parties molles extra-articulaires : tissu cellulaire, muscles, tendons, vaisseaux, nerfs, aponévroses et peau. Il signale la présence dans ces parties du tissu ccllulo-vasculaire fongueux et lardacé, de la graisse, du tubercule, du cancer et du pus. Les muscles sont rétractés, amincis, souvent atrophiés et infiltrés de graisse.
Le chapitre VIII indique comment les lésions précédemment examinées s’associent dans les tumeurs blanches et les variétés qu’elles présentent dans les diverses articulations. On y voit comment ces phénomènes surviennent et par quels points le pus se fait le plus souvent jour.
Dans le chapitre IX, l’auteur étudie l’anatomie pathologique des luxations spontanées. Cet important sujet est traité avec beaucoup de détails et de façon à faire comprendre les lésions qui en constituent les conditions. L’auteur s’est surtout étendu sur les luxations spontanées de la hanche, et a indiqué les altérations qui les accompagnent avec plus de précision qu’on ne l’a fait jusqu’à présent.
Le chapitre V traite de la transformation des articulations ; c’est l’anatomie pathologique des suites des tumeurs blanches. On y trouve toutes les modifications laissées dans les articulations par ces maladies, et surtout dans l’articulation de la hanche. L’auteur rapporte une observation très-remarquable de luxation spontanée ancienne de celle ci.
Cette section se termine par trois chapitres consacrés aux tumeurs blanches du rachis, plus habituellement désignées sous le nom de mal de Voit. Dans le premier sont exposées d’une manière générale les altérations offertes parles parties qui composent le rachis; l’auteur montre leur identité complète avec celles décrites précédemment. Le second indique, d’une manière très-claire et très-circonstanciée, la formation des abcès par congestion et des gibbosités; il renferme aussi les nombreuses observations que notre collègue a cru devoir apporter à l’appui de sa manière de voir. Enfin le troisième et dernier est consacré aux tumeurs blanches de l’axis, de l’atlas, du sacrum et du coccyx, et aux transformations subies par les articulations rachidiennes.
SECTION III. — Étiologie.
Cette section a été traitée avec un soin tout particulier; nous devons le signaler d autant plus que généralement elle est négligée. On se borne à accumuler des causes qu’on admet sans examen, sans connaître ni leur nature, ni leur influence, ni leur cercle d’action. Notre collègue, sortant de celte voie rabattue, a longuement discuté tout ce qui se rapporte aux causes des tumeurs blanches. Il 1 a lait de manière à rattacher l’étiologie à l’anatomie et à la physiologie pathologiques. 11 est, parvenu, de cette façon, à donner l’empreinte de l’originalité à la pm lie qui en semblait le moins susceptible, à celle qui paraissait offrir le moins de ressources contre l’écueil de la banalité.
Cette section est divisée en six chapitres.
Le premier traite des généralités, de la valeur réelle de l’étiologie et di\ise, selon la coutume, les causes en occasionnelles et prédisposantes.
Le chapitre II est consacré à l'examen de l’action des violences extérieures; le chapitre III à celui des influences atmosphériques, et le chapitre IV à celui des autres maladies qui peuvent donner lieu à des tumeurs blanches. Les deux derniers surtout sont dignes d’attention, par les conclusions auxquelles l’auteur arrive. Dans le chapitre III, il a pris pour point de départ les recherches de M. Bonnet; mais il est arrivé à des conclusions différentes des siennes et mieux établies. Il établit l’action du refroidissement subit, et celle du refroidissement lent et habituel; il montre comment les tumeurs blanches peuvent succéder au rhumatisme articulaire aigu. Les états morbides qui peuvent jouer le rôle de causes occasionnelles des tumeurs blanches sont divisés en trois catégories : 1° maladies de l’articulation ; 2° maladies situées dans son voisinage; 5° maladies éloignées de l’articulation. Parmi ces dernières, l’auteur n’admet comme exerçant une influence réelle, que la variole, la métro-péritonite puerpérale et les affections du canal de l’urèthre. 11 repousse comme illusoires la répercussion des exanthèmes, la suppression des règles, des hémorrhoïdes, des llux habituels, etc. Il démontre que toutes les tumeurs blanches survenant par suite de la parturition reconnaissent pour point de départ une phlegmasie métro-péritonéale.
Dans le chapitre V, l’auteur énumère les causes prédisposantes. Ce sont : 1° La position et les fonctions de la partie affectée; 2° le sexe; 5° l’âge; 4° l’hérédité ou plutôt la consanguinité; 5° le tempérament; G0 la constitution; 7° la grossesse; 8° certaines maladies, la syphilis et la scrofule. Ce chapitre est consacré aux sept premières, que l’auteur appelle causes prédisposantes physiologiques. Elles sont longuement exposées et discutées, en prenant pour point de départ les principes de l’anatomie et de la physiologie pathologiques. Cette discussion est accompagnée de la statistique de 140 cas observés par notre collègue.
Le chapitre VI discute de la même manière et avec les plus grands détails, les causes prédisposantes pathologiques, et surtout la syphilis et la scrofule. L’auteur a cherché à déterminer les conditions anatomiques et le point de départ de celle-ci et à introduire un peu d’ordre dans ce labyrinthe pathologique; il a cherché à démontrer que l’on ne pouvait isoler la tuberculose de la scrofule; il a cherché à déterminer exactement dans quels cas on peut dire qu’il y a scrofule et dans quels cas elle n’existe pas. Ces deux chapitres, nous le répétons, sont traités selon un plan tout à fait nouveau et propre à l’auteur, qui est parvenu à rattacher cette partie de l’étiologie aux conditions anatomiques des organes.
SECTION V. — Physiologie pathologique.
Cette section, placée au milieu de l’ouvrage que nous analysons , en est la section capitale la plus importante, celle à laquelle l’auteur a donné le plus de
soin, celle sur laquelle repose tout son travail, celle qui en constitue l’unité.
« La physiologie pathologique, dit-il , constitue la science médicale par excel- » lence. C’est elle qui fait sortir l’anatomie pathologique de l’amphithéâtre * pour la transporter au lit du malade. C’est elle qui, attribuant à chaque » groupe de symptômes la lésion qui lui correspond, fait sortir la médecine » clinique du domaine de l’empirisme, du tact individuel , pour la transporter » dans celui de la science, en lui assignant une base matérielle et positive. Nous » faisant voir pendant la vie les altérations anatomiques, elle vient en aide a » la thérapeutique , en lui indiquant ce qu’elle doit combattre; elle l’empêche » de donner dans l’ombre des coups- d’épée inutiles et parfois funestes. »
Dans cette section, l’auteur discute longuement la nature des tumeurs blanches; il expose le début et la marche des lésions qui les constituent; il rattache ces phénomènes aux symptômes et pose ainsi les bases de la section suivante; il explique la manière d’agir des causes; enfin, il donne une définition précise et exacte de la tumeur blanche, déduite de ce qu’il a dit antérieurement. Cette section est tout cà fait neuve par son plan et par la manière dont les faits y sont exposés.
Le chapitre II discute la nature des tumeurs blanches, en établissant les lésions qui les caractérisent dès le début. L’auteur la différencie avec soin de l’hydarthrose, des arthrites rhumatismales aiguës et chroniques, de la goutte, du malum coxœ senile.
La tumeur blanche est constituée par l’exsudation d’un liquide séro-fibrineux, â laquelle succède la transformation en pus et en tissu cellulo-vasculaire. La fin du chapitre II est consacrée à l’exposition de la formation des fausses membranes et de leur passage à l’état de tissus cellulo-vasculaires.
Le chapitre III traite de la formation du pus et de ses rapports avec les tissus fongueux et lardacés ; l’auteur y démontre comment ces produits sont tantôt indépendants, tantôt solidaires les uns des autres.
Le chapitre IV résume brièvement le contenu des deux précédents et donne une idée nette de la marche des lésions anatomiques des tumeurs blanches. L’importance et la nouveauté du sujet motivent ce résumé et le rendent indispensable.
Dans le chapitre V, les principes énoncés précédemment sont appliqués spécialement aux parties molles des articulations ; l’auteur rapporte des observations où il a pu saisir les lésions tout au début, à l'origine du mal; ces observations sont, à la fois neuves et de la plus haute importance pour la physiologie pathologique. Elles confirment , ou plutôt elles établissent pleinement les idées émises par notre collègue.
Dans le chapitre VI , l’auteur reprenant les faits posés par lui dans le chapitre VI de son anatomie pathologique, démontre que la nature et la marche des lésions, sont dans les os, identiques à ce qu’elles sont dans les parties molles; il n’est absolument aucune circonstance dans celles-ci qui ne se reproduise dans ceux-la. La nature de la carie produite par le dépôt de tissu cellulo-vasculaire est exposée d’une manière précise et claire.