I. — Cas d'origine traumatique
1. Warren (1829, Surgic.observ., Boston, 4837). — Anévrismeparanastomose (sexe?)
chute et choc contre l'angle interne de l'œil droit. Tumeur pulsatile à D. Ligature de la carotide primitive sans succès.
2. Rosas (avant 1834, Handbuch der theoret. u. prak. Aurjenhk., t. II, p. 422 ; et
Lehre von den Augenkrankh., p. 362). — F., 18 ans (scrofuleuse). Contusion violente de la région oculaire. Anévrisme de l'orbite à D. ; symptômes plus marqués lors des règles, pulsations et souffle . Saignées, sangsues, bains. Emménagogues, compresses froides. Quand les règles vinrent plus abondantes, amélioration.
3. Scott (1834, Angleterre). — Jeune garçon (âge ?), chute dans une cale de navire.
Rupture de la carotide interne dans le sinus caverneux. Perte de la vision. Commotion cérébrale. Saillie de l'œil et pulsation ; compression directe, mal supportée. 5 semaines plus tard, ligature de la carolide primitive après hémorragie nasale artérielle en nappe. Diminution et disparition de la saillie de l'œil. Vision perdue.
4. Busk (1835, Medico-chimrg . Transact., vol. XXII, p. 124). — H., 20 ans. Vergue
ayant donné un fort coup contre le côté D. de la tête. Hémorragie par l'oreille D. Anévrisme de l'orbite, rupture de la carotide interne dans le sinus caverneux. Paralysie faciale D. 6 mois après, exophtalmie considérable. Ligature de la carotide primitive. 3 ans après (1838), œil droit xérosé. Guérison totale.
5. Gervasi (1836, Intorno alla ligatura délia carotide primitiva destra, Spezzia,
1851, p. 132). — Coup sur l'occiput. Hémorragie buccale, nasale, auriculaire. — H., 38 ans, anévrisme de l'orbite, rupture de la carotide interne dans le sinus caverneux. La compression diminuait les symptômes. Ligature de la carotide
cas d'origine traumatique
primitive 1 mois après. Diminution de l'exophtalmie. En 1.842, amélioration, il y avait encore de la diplopie. En 1846, amélioration plus grande.
G. Velpeau (Bull, de thérap., 1839, t. XVII, p. 128). — H., 30 ans, côtés D. et G. Coup violent sur la nuque 4 mois et demi auparavant. Tumeur érectile de l'orbite. Rupture de la carotide interne dans le sinus caverneux. Bruit de forge à la paupière supérieure, isochrone avec la pulsation cardiaque. Ligature de la carotide primitive droite. Guérison du côté gauche par la compression. Récidive à droite 3 mois après.
T. Velpeau (1839, Leçons orales, t. III, p. 437). — Sexe et âge (?). Coup sur la nuque, mêmes symptômes que le précédent, mais d'un seul côté. Terminaison (?).
8. Jobert de Lamballe, et Carron du Villards (1839, Mém. de l'Acad. R. de
médecine, t. IX, p. 57). — H., 60 ans, exophtalmie à droite, après un fort accès de toux. Chémosis, douleur violente, perte de la vision, murmure comme au niveau d'un anévrisme variqueux. Saignées, mercure, astringents; acupuncture et ponction. Ligature de la carotide primitive droite. Atrophie du bulbe ; vision demeure perdue; la tumeur laissa une perte de substance dans la bosse orbitaire.
9. Pétreouin (1845, Compt. rend, de l'Acad. des se, t. XXI, p. 991). — IL, 22 ans,
chute sur le front. Anévrisme de l'artère ophtalmique D., rupture delà carotide interne dans le sinus caverneux. Ligature de la carotide primitive. 1 mois plus tard, galvano-puncture, récidive des symptômes 15 jours après. Mort. Pas d'autopsie .
10. Brainard (1851, Lancet, 20 août, p. 162). — H., 34 ans, coup de sabot de cheval contre le maxillaire inférieur G. Tumeur érectile de l'orbite à G. Rupture de la carotide interne dans le sinus caverneux. Acupuncture avec aiguilles rougies ; plus tard, injection de lactate de fer dans la tumeur. Guérison avec panophtalmie et perte de l'œil.
12. Nunneley(1852, Medico-chir. Transact., t XLII,p. 165). — H., 31 ans, anévrisme
de l'orbite G. Rupture de la carolide interne dans le sinus caverneux. Coup sur l'œil. Ligature de la carotide primitive 4 mois après. Cataracte ayant provoqué la perte de la vision. La guérison était persistante 7 ans plus tard.
13. France (1853, Guifs hosp. Rep., sér. 3, vol. I, p. 58). — F., 38 ans, coup de
parapluie sur l'orbite G. Perte de la vision. Emploi de remèdes internes et de scarifications conjonctivales. La pulsation disparut 1 an après, mais la vision ne fut pas recouvrée.
14. Curling (1854, Med.-surg. Transact., vol. XXXVII, p. 221). — IL, 49 ans,
rhumatisant. Chute du haut d'une pile de bois. Hémorragie par l'oreille. Paralysie faciale passagère. Anévrisme de l'orbite D. Ligature de la carotide primitive. Guérison; il reste de la mydiiase.
15. Van Buren (1854, New York Journ. of medicine, juillet 1859). — H., 21 ans,
blessé à la tète par éboulement d'un mur. Anévrisme de l'orbite à G. Paralysie faciale G. Ligature de la carolide primitive. Guérison, conservation de la vision.
16. Bourguet (1855, Gaz. médic. de Paris, p. 772). — Fillette, 12 ans et demi, chute
d'un deuxième étage. Anévrisme de l'artère ophtalmique et de ses branches. Électroqmncture et injection de perchlorure de fer. Disparition des pulsations 10 jours après les injections. Guérison, vision conservée.
294 observations résumées d'exophtalmie pulsatile
17. Nélaton (1855, in Delens, Thèse rte Paris, 1870). — Jeune homme, étudiant en droit. Rupture de la carotide interne dans le sinus caverneux droit, par coup de pointe de parapluie. Compression de la carotide primitive, intermittente au moyen de l'appareil de Henry. Mort 3 mois après l'accident, à la suite d'épistaxis terribles.
48. Halstead (1857, New York med. Journ., mars 18C8, p. 665). — H., 37 ans, chute par un soupirail. Anévrisme des deux orbites. Ligature de la carotide primitive gauche, 2 mois après l'accident. Guérison.
19. Buck-Gordon-Poland (1837, Opht. hosp. Reports, 1860, t. II, p. 219). — H.,
22 ans, chute sur les pieds du haut de la mâture. Anévrisme de l'orbite D. Ligature de la carotide primitive D. En 1859, la tumeur pulsatile existait encore ; plus de perception lumineuse. Ligature de la carotide G. en 1859; guérison 9 mois après ; la vision n'est pas recouvrée.
20. Hirschfeld (1858, Société de biologie, t. V, p. 138). — F.. 72 ans, chute sur le
pavé. Épanchement derrière l'orbite G. Vésicatoire. Mort par érysipèle, 2 mois après l'accident.
21. Bowmann-Hulke (1858, Opht. hosp. Reports, 1859, t. II, p. 6). — F., 40 ans,
coup de poing sur la région temporale. Anévrisme de l'orbite G. Ligature de la carotide primitive. Phagédénisme de la plaie de ligature, pulsation disparue. Mort 21 jours après l'intervention.
22. Corner (1859, Trans. of the Hunterian Society, 1874). — IL, 33 ans, chute de
la mâture sur le pont. Hémorragie auriculaire. Rupture de la carotide interne D. dans le sinus caverneux. Ligature de la carotide primitive. La pulsation disparaît le même jour. Au bout de 12 ans, le souffle disparait à son tour.
23. Passavant (1860, in Wecker, Études opht., 1869). — Fillette, 9 ans. Siège (?).
Anévrisme de l'artère lacrymale. Faux anévrisme dillus de l'orbite, par aiguille à tricoter ayant pénétré entre les paupières. Résection d'un fragment de paroi orbitaire ; on ne réussit pas à enlever le sac. Etat stationnaire.
24. Hart (1861, Lancel, t. II, mars 1862). — Garçon, 11 ans, traumatisme 4 ans au-
paravant par coup de manche de parapluie. Anévrisme artério-veineux du rameau frontal de l'artère ophtalmique G. Compression intermittente, peu de succès. Ligature de la carotide primitive, guérison. Au bout d'un an on percevait un souffle. Bruits subjectifs disparus.
25. Greig (1862, Edinburgh med. Journal, t. VIII, p. 446, 1862). — F., 47 ans,
chute dans un escalier. Anévrisme de l'orbite G. Cécité. Ligature de la carotide primitive. Guérison lente de tous les symptômes, même de la cécité ; seul le mouvement de l'œil en dehors resta assez longtemps aboli.
26. Holmes (1863, Amer. Journal of med. sciences, 1864, t. XLV1I, p. 44). — H.,
23 ans, anévrisme orbitaire D. par coup de feu. L'œil gauche fut perdu également. Vératrine ; scarification de la conjonctive Ergotine. Guérison 3 mois après l'accident.
27. Legouest (1863, Mém. de l'Acad. de med., 1863-1866, t. XXVII, p. 156). — H.,
21 ans, chute d'une poutre sur la tète. Anévrisme de l'artère ophtalmique G. Compression digitale pendant 5 jours (10 heures par jour) sans succès. Ligature de la carotide primitive G., amélioration. Ligature de la carotide externe G.
cas d'origine