TRAUMATIQUE
Guérison. Au bout de S mois, il y avait un peu de strabisme interne et un affaiblissement de la vision.
28. Nunneley (1863, Med.-chirurg. Transacl., t. XL VIII, 1865). — H., il) ans, chute
de cheval, en état d'ivresse. Tumeur pulsatile de l'orbite D. Glace, digitale, repos, insuccès. Ligature de la carotide primitive. Guérison au bout de 3 mois. Guérison parfaite quand le malade est revu 18 mois plus tard.
29. Szokalski-Kosinski (1865, Ann. d'ocnl., t. LIV, p. 116). — II. ,50 ans, choc
par un bloc de bois. Anévrisme diffus dans l'orbite et la fosse temporale G. Compression digitale pendant 56 heures. Insuccès. Ligature de la carotide primitive 3 mois après. Amélioration. Au bout de 2 mois, on revoit le malade avec une tumeur pulsatile de la crête iliaque. État stationnaire. Les auteurs ont appelé la tumeur de l'orbite : pseudoplasma pulsatile ('?),
30. Nélaton (18G5, in Deleiss, Th. de Paris, 4870). — F., 17 ans, chute de voiture
1 mois avant, hémorragies nasales et buccales. Rupture de la carotide interne dans le sinus caverneux gauche. Compression digitale ; compression par pansement, glace. Insuccès. Ligature de la carotide primitive. Diminution du souflle et de l'exophtalmie. Mort par pyohémie.
31. Collard (1866, Gaz. méd. de Paris, 1866, t. XXXIX, p. 031). — IL, 41 ans,
chute sur l'occiput. Anévrisme de l'orbite G. ou dilatation de l'artère ophtalmique et de ses branches par lésion du ganglion ophtalmique. Purgatifs, saignées, calomel, belladone, compresses froides. Amélioration au bout de 3 ans. Guérison complète 3 mois plus tard.
32. Désormeaux-Wecker (1866, in Laisurthe, Thèse de Paris, 1867). — H., 33 ans,
tète prise entre une lourde caisse et une grue métallique. Hémorragies par le nez, la bouche, l'oreille D. Anévrisme cirsoïde ou varices anévrismaliques dans l'orbite G. Injections de perchlorure de fer plus d'un an après. Guérison, vision recouvrée.
33. Mackenzie-Brown (1866, Traité traduit par Warlomont, p. 105). — F. âge ('?),
siège (?). Coup sur le verlex. Anévrisme de l'orbite, cécité. Ligature de la carotide primitive, succès. Mais l'affection vint à réapparaître du côté opposé. Morte d'excès alcooliques.
34. Bell-Joss (1867, Edinb. med. Journ., t. XIII, p. 36, 1857t. — IL, 42 ans, ren-
versé par un omnibus. Tumeur pulsatile de l'orbite G. Diminution considérable de la vision. Ligature de la carotide primitive. Guérison, vision recouvrée
3 semaines après l'opération.
35. Laurence (1867, Brilish med. Journal, février 1867, p. 289). — IL, 41 ans,
alcoolique. Chute à terre en état d'ivresse. Anévrisme traumatique de l'artère ophtalmique en arrière de l'orbite. Compression pendant 12 jours par un tourniquet. Amélioration peu durable. Glace, digitale et opium. Ligature de la carotide primitive. Guérison avec cécité, 4 mois après l'opération.
36. Foote Williams (1807, New York med. Record, april 1868). — IL, 20 ans.
7 mois auparavant coup sur la tète avec enfoncement du pariétal et du frontal. Anévrisme orbitaire G. Ligature de la carotide primitive G., pas de succès; 1 mois plus tard, ligature de la D. Guérison avec diminution de la vision.
37. Wecker (1808, Ann. d'ocitl:, 1869, t. LXI, p. 186). — H.. 31 ans, chute de
4 mètres de haut. Tumeur pulsatile de l'orbite D., dilatation variqueuse des
2q6 OBSERVATIONS RESUMEES d'eXOPIITALMIE PULSAÏILE
veines orbitaires. Compression et glace. Diminution du gonflement. Améliora^ lion minime de l'acuité. Terminaison inconnue.
38. Schiess-Gemuseus et Socin (1869, Klinische Monalsblâtter fur Augenheilk.,
t. VIII, p. 56). — F., 40 ans. 2 ans avant, coup de pied de cheval. Anévrisme de l'orbite G. Compression digitale ; puis injection d'ergotine, sans succès. Nouvelle compression digitale pendant 8 jours, sans succès. Ligature de la carotide primitive, amélioration. Il reste une légère pulsation dans la région frontale.
39. Morton (1869, Amer. Journ. of med. sciences, 1870, t. LX, p. 36). — H., 25 ans.
4 ans avant, coup de manche de fouet plombé sur l'œil G. Au bout d'un an la tumeur apparut. Anévrisme traumatique par anastomose dans l'orbite G. Excision de tout le contenu orbitaire. 1 an plus tard, nouveau traumatisme du même œil. Pas de renseignements.
■'i0. Morton Harlan (1869, loc. cit.). — H., 25 ans. 4 mois avant, choc contre une voiture. Anévrisme de l'orbite des deux côtés. Compression digitale pendant 8 heures et continuée tous les jours pendant 4 et 6 heures. Diminution du souffle. Au bout de 2 ans, tous les symptômes, sauf un léger souffle, n'existaient plus.
41. Lawson (1869, Brit. med. Journal, décembre 1869, p. 631). — Garçon, 15 ans,
chute 6 ans avant, du haut d'un mur; il tomba sur un pieu qui vint frapper le côté interne de l'orbite. Exophtalmie 1 semaine après l'accident. Anévrisme diffus de l'orbite G. Compression digitale pas supportée. Issue inconnue.
42. Hutchinson (1872, Ophl. hosp. Reports, t. VIII, 1873, p. 189). — H., 45 ans,
chute d'une hauteur de 14 mètres ; perte de connaissance pendant 1 semaine. Rupture d'un anévrisme de l'orbite D. Pas de traitement. Mort par paralysie, 6 semaines après la première fois qu'on le vit.
43. Galezowski (1871, Gazette des hôp., 1871, n° 63). — F., 42 ans, chute 3 ans et
demi avant sur le pavé. Rupture de la carotide interne dans le sinus caverneux G. Pansement compressif pendant 1 mois. Digitale et IK. Compression digitale de 15 à 45 minutes par jour. Guérison au bout de 3 mois.
44. V. Hippel-Schoenborn (1873, Arch. de Grœfe, 1871, t. XX, p. 173). — H.,
21 ans, chute de cheval, contusion du côté G. Hémorragies par la bouche, le nez et l'oreille gauche. Rupture de la carotide interne dans le sinus caverneux D. Compression parpansement. Compression digitale pendant 6 jours. Ligature de la carotide primitive D. Amélioration. Vision recouvrée. Guérison de l'exophtalmie. 43. V. Ottingen (1873, Klin. Monatsbl. fur Auçjenheilk., 1874, t. XII, p. 45). — Garçon, 14 ans, chute dans un escalier 13 ans avant; les symptômes commencèrent à se développer de suite après. Anévrisme de l'orbite G. ou angiome pulsatile de l'orbite.ïumeur fibreuse des fosses cérébrales moyenne et de la gauche (antérieure). Méningocèle acquis de l'orbite, 6 injections d'ergotine sans succès. Ligature de la carotide primitive D. Récidive. Suppuration de la cornée. Mort dans le coma.
46. Nieden (1874, Cenirabl. fur Chirurgie, 1874-75). — Mineur de 17 ans, robuste. Traumatisme produit par la chute d'un bloc de charbon sur la tète. Anévrisme rétro-bulbaire G. Compression digitale et instrumentale 8 à 10 heures par jour, insuccès. Ligature de la carotide primitive. Guérison pendant 1 an. Récidive après vomissements ; compression, repos, guérison.
cas d'origine traumatique
47. Gilles (1874, in Wolf, Thèse de Bonn, 1875). — Paysan, 26 ans, coup de canne
sur la région temporale D. Exophtalmus pulsatile 4 mois après le traumatisme. Vision atteinte. Ergot de seigle, succès.
48. S.33MISCH (in Wolf, loco citato). — H., 23 ans, coup de poteau sur l'œil G.
Exophtalmos pulsatile G. Pansement compressif. Compression digitale très courte. La tumeur augmente. Injections d'ergotine. Etat stationnaire 6 mois après. Les douleurs ont diminué.
43. Lansdown (1874, British med. Journ., june 1875). — H., 24 ans, blessé à la paupière G. par explosion d'une bouteille d'eau gazeuse. Anévrisme variqueux de l'orbite. Repos. Ligature du sac et de la partie afférente du vaisseau. Guérison 8 jours après. Au bout de 1 an, elle persistait.
50. Walter Rivington (1874, Medico-chirurg . Transact., t. LVIII, p. 183, 1875).
— H., 24 ans, blessé par le marchepied d'une locomotive en mouvement. Rupture de la carotide interne G. dans le sinus caverneux, paralysie passagère du moteur oculaire. Compression digitale et instrumentale. Injection de perchlorure de fer, amélioration. Ligature de la carotide primitive (1 an après l'accident). Guérison. Vision diminuée par cicatrice cornéenne.
51. Grïning (1875, Anchiv fùr Augen. u. Ohrenh., t. V, 1876). — F., 59 ans, chute
dans un escalier. Rupture de la carotide interne dans le sinus caverneux. Double compression digitale intermittente. Soulagement. Ligature de la carotide primitive G. (3 mois après l'accident). Guérison.
52. Noyés (1875, Cases of diseclscs in Vie orbita, New York, 1876). — F., 35 ans
chute 9 mois avant dans un escalier. Anévrisme de l'orbite G. Symptômes d'une thrombose des sinus (?).. Pas de diplopie. Compression non supportée. Pas de modifications au bout de plusieurs mois de traitement.
53. Blessig (1876-77, Saint-Petersburger med. Woch., n» 31, p. 269,1877). — H.
29 ans, chute dans un escalier. Rupture de la carotide interne G. dans le sinus caverneux. Compression digitale plusieurs fois par jour. Pas d'amélioration. Ligature de la carotide primitive. Amélioration considérable. Hémorragies profuses. Mort 12 jours après la ligature.
54. Hjort (de Copenhague, 1877). — EL, 41 ans, choc contre la tète 1 an et demi
avant. Rupture de la carotide interne G. dans le sinus caverneux, traitement de Tufînell. Glace, compression digitale. Ligature de la carotide primitive G. Guérison, mais cécité par glaucome.
55. Rothmund, Schalkh auser (1877, Thèse de Munich. 1878). — H., 31 ans, blessé
par la chute d'une poutre. Délire furieux. Anévrisme de la carotide interne D. dans le sinus caverneux. Compression digitale 1 heure par jour, insuccès.
56. Nieden (1878, Centralbl. fur Auge nhëilk., 1879). — H., 16 ans, tète prise entre
deux tampons de wagon. Tumeur vasculaire pulsatile, rétro-bulbaire D. Compression digitale mal supportée, finit par être tolérée ; 3 mois et demi après l'accident, ligature de la carotide primitive. Guérison à peu près complète, sauf une légère exophtalmie et un léger souflle.
57. Niedem (1878, loco citato). — Mineur de 23 ans. Blessé parla chute d'un lourd
bloc de charbon. Rupture de la carotide interne G. Compression digitale. Ligature de la carotide primitive G. Guérison de l'exophtalmie. Perte de l'œil par phtisie du bulbe. La paralysie faciale gauche persiste.
298 OBSERVATIONS RÉSUMÉES d'e.XOPHTALMIE PULSATILE
58. Leber-Schlaefke (1879, Archives de de Grœfe, t. XXV, p. 112). — H., 33 an
tentative de suicide par coup de feu dans la bouche. Rupture de la carotid interne G. dans le sinus caverneux. Ligature de la carotide primitive G. Disparition des symptômes pendant 10 jours. Récidive. Mort par pyohémie.
59. Hjort (1879). — H., 25 ans, siège (?). Choc contre la tète, 1 an avant. Atrophie
du nerf optique, paralysie des abducteurs. Rupture de la carotide interne dans le sinus caverneux. Compression digitale pendant 5 jours (en tout 35 demiheures). Amélioration notable.
60. V. Langenbeck-Hirschberg (1880, Cenlralblalî fur, praklische Augenheil-
kunde, p. 221, 1880). — F., 40 ans, migraines et céphalées depuis son enfance. En 1878, chute, l'œil gauche vint donner contre un seuil de porte. En 1879, éclat de bois qui vint frapper le même œil. Le 2 février 1880, douleur et protrusion du bulbe avec bruit violent dans la tète. Anévrisme de l'artère ophtalmique et de la carotide interne. Rupture d'un anévrisme de la carotide interne dans le sinus caverneux. Injections d'ergotine, compression digitale sans succès (siège gauche). Ligature de la carotide primitive. En juillet 1880, guérison avec cécité, ptosis et diminution du mouvement.
61. Schmidt Rimpler (1880, Klinische Monatsb. fiir Augenh., p. 322). — H., 20 ans,
blessure par poutre qui le jeta et le comprima par terre, 8 semaines avant. Paralysis du côté D. Rupture de la carotide interne dans le sinus caverneux 1). Glace. Compression digitale 2 heures par jour. Injection d'ergotine, 15 jours après ; diminution constatée. Plus tard on vit que la tumeur avait augmenté de volume surtout du côté temporal.
62. Secondi (1881, Annali di o.ltalm., t. X, p. 193). — H., 28 ans, syphilitique,
alcoolique, chute contre un mur. Exophtalmie pulsatile des deux côtés. Compression digitale de la carotide gauche sans trop de succès. Plus tard, elle fut mieux supportée, amélioration de tous les symptômes.
63. Nieden (1881, Archiv fiir Augenheilk., Supplément, p. 641). — F., 36 ans,
chute de voiture (grossesse de 6 mois). 15 jours après l'accouchement, symptômes qui disparurent plus tard. Diagnostic vraisemblable : Fracture csquilleuse de la lame criblée. Blessure de la carotide gauche. Les symptômes étaient bilatéraux. Guérison lente, compression digitale.
64. Wolfe (1881, Lancet, II, p. 945). — F., 22 ans, coup sur la tète. Anévrisme de
l'orbite gauche. Pas de pulsations ni battements. Ligature de la carotide primitive gauche. Guérison : au bout de 4 semaines, la vision était meilleure et la protrusion très minime.
65. Harlan (1881, Trans. of ihe Am. ophîh. Society, p. >>!!).— H., âge (?). Siège (?).
Commémoralifs (?). Exophtalmie, bruit dans la tète. Compression pendant 36 heures. 10 mois plus lard, guérison. Le malade étant mort plus tard, on ne trouva pas d'anévrisme orbitaire certain.
66. Carmalt (1881, Ibidem). — H., âge et siège ('?>, chute de voiture sur la tète.
Anévrisme artérioso-veineux de la carotide dans le sinus caverneux. Compression digitale pendant 24 heures. Compression intermittente. Pas de résultat.
67. Martin (1881, Journal de médecine de Bordeaux). — H., 46 ans, chute de
2 mètres sur la tète. Fracture de la base du crâne, exophtalmie pulsatile. A .=2/3. Electrolyse, succès complet.
cas d'origine traumatioue
•68. V. Hofmann (1881, Archiv fur Psychiatrie, t. II, p. 263-61). — H., âge (?), chute sur la tète. Fracture de la base du crâne. Exophlalmie pulsatile due à ce fait que le malade jouait d'un instrument à vent. Siège : les deux côtés. Ligature de la carotide droite. Guérison complète.
09. Berger (4882, Bull, et Mém. de la Société de chirurgie de Paris, vol. XII). — H., 26 ans, coup de pierre contre la région temporale D. Anévrisme artériosoveincux D. Atrophie du nerf optique. Compression de la carotide fait disparaître le thrill et l'exophtalmie.
70. Lloyd (?) (Lancet, t. II, p. 799). — F., 29 ans, chute de voiture (6e mois de la
grossesse). Méningite. Anévrisme intra orbitaire gauche après fracture de la base du crâne. Ligature de la carotide primitive G., amélioration passagère, on énuclée l'œil G. ; dans la partie postérieure de l'orbite on trouve une masse solide et élastique. Guérison.
71. Th. Weiss (1882, Revue médicale de l'Est. XVI, p. 289). — H., 53 ans, chute
de voiture ; la tète fut serrée entre la terre et un poids de 120 kilogrammes de fil de fer. Rupture de la carotide interne D. dans le sinus caverneux, paralysie faciale. Surdité à droite. Ligature de la carotide primitive droite. Guérison.
72. Mooren (1882, Fiinf Luslren ophlh. Wirksamkeil, p. 75). — IL, 26 ans, coup
de canne. Aphasie, début de méningite. Anévrisme de l'artère ophtalmique G- Paralysie des première et deuxième branches du trijumeau. Glace, séton à la nuque, dérivatifs ; repos. Guérison au bout de longues années. Paralysie persista. Le séton resta 5 mois en place.
73. Le même (1882, Ibid.). — IL, chute de cheval, le malade fut lancé contre un
arbre. Exophtalmie pulsatile G. ; pas d'autres détails.
74. Le même (1882, Ibid.). — H., contusion de la tète. Compression de la carotide fait
disparaître l'exophtalmie et le thrill. Siège D.
75. Gayet (1883, Annales d'ocul., t. LXXXIX, p. 35). — H., choc contre une porte.
Rupture de la carotide interne D. clans le sinus caverneux. Diplopie. Compresses de glace. Compression. Guérison par coagulation probable dans l'anévrisme. Paralysie des abducteurs persiste.
76. Frost (1883, Lancet, I, p. 456). — H., 38 ans ; à 10 ans, renversé par accident;
11 présenta des symptômes d'une fracture de la fosse cérébrale moyenne ; depuis l'accident, tumeur pulsatile de l'œil G. ; dans les dernières années exophtalmie de l'œil D. Diagnostic : fracture de la base ; communication de la carotide G. avec le sinus caverneux. Pas de traitement. Guérison spontanée en
77. Glascott (1883, Ophlhalmic Review, t. II, 1883, p. 193).— IL, 42 ans, chute de
12 mètres et contusion par une poutre. Anévrisme orbitaire G. Repos. IK. Diète et régime. Compression instrumentale de la carotide primitive G. Guérison parfaite : T. = -+- 1 .
78. Lurrecht (1883, Deutsche med. Woch., n° 35).— H., 49 ans, chute de 12 mètres.
Fracture de la base du crâne. Rupture de la carotide interne D. dans le sinus caverneux. Ligature de la carotide primitive. Paralysie du trijumeau. Pas de modifications.
79. Gauran (1883, Gazelle des hôpitaux, octobre, p. 900). — IL, 53 ans, syphiliti-
que, alcoolique, cardiaque. Chute sur la tête. Anévrisme orbitaire bilatéral.
300 OBSERVATIONS RÉSUMÉES d'eXOPHTAI.MIE PULSATILE
Compression. Guérison sponlanée 20 mois plus tard. Mort 2 ans plus tard. Rien à l'autopsie.
80. Knapp (1884, Archiv f. Augenh:, t. XIII, p. 375). — F., 48 ans, coup de bâton,
en 1873, sur la tète. Communication artério -veineuse après déchirure delà carotide interne dans le sinus caverneux G. En 1880, ligature de la carotide primitive G. Guérison jusqu'en 1882. A cette date, récidive; énucléation ; varice anévrismatique de la veine ophthalmique supérieure. Guérison maintenue 8 mois.
81. Badal (1883, Leçons sur la cataracte, précédées de mémoires divers). — Enfant,
en jouant, reçoit un coup de parapluie sans plaie, apparition rapide d'une exophtalmie avec tous les signes classiques de l'anévrisme artério-veineux.
82. Borne— Betm an (1884, Journal ofthe American med. Assoc, 26 janvier, p. 118).
— H., 23 ans, blessé par des voleurs, au moyen d'un sac plein de sable asséné sur la nuque. Exophtalmie pulsatile bilatérale. IMplopie. Ligature de la carotide primitive G. ; mais 10 jours plus tard la circulation était rétablie. Ligature de la même artère plus bas. Amélioration.
83. Rubel (1884, Ein Fall von iraum. puis. Exophlh.). — H., 46 ans, choc de la
région temporale D. Rupture de la carotide interne D. dans le sinus caverneux. Compression digitale. Insuccès. Plus tard, mort par hémorragie à la suite d'enlèvement de paquets variqueux.
84. Sattler (1885, New York med. Record). — IL, 18 ans, compression de la
tète entre deux voitures chargées. Exophlalmie pulsatile G. Ligature de la carotide. Guérison incomplète.
85. Koehler (1886, Deutsche Zeilschrifl fur Chir., t. XXIII, p. 381). — H., 20 ans,
coup de revolver (7 millimètres) dans la moitié postérieure de la voûte palatine. Rupture de la carotide gauche dans le sinus caverneux ou le canal carotidien. Glace. Repos. Compression par les doigts, les instruments et un pansement. Guérison lente.
86. Mac Barney {New York med. Journal, t. XVIII, n° 12). — IL, traumalismes
divers : coups, chutes. Anévrisme de l'orbite. Disparition de la pulsation par compression.
87. Silkock (1886, Ophth. Review, 20 juillet). — Sexe et âge (?), tumeur pulsatile
de l'orbite G. Quelques années auparavant, cécité des deux yeux par plombs de chasse. Compression fait disparaître la pulsation, le thrill et la tumeur. On projette de faire la ligature.
88. Walker (1887, Trans. ofthe ophth.. Soc. ofthe Unit. Kingdom, t. VII). —
H., 15 ans, chute dans un escalier. Anévrisme de la carotide ou de l'artère ophtalmique D. Guérison sponlanée 1 an après.
89. Haase (1887, Archiv fur Augenh., p. 25). — IL, 52 ans, chute sur la tête.
Exophtalmus pulsalile de l'O. D. Ligature de la carotide primitive D. Aggravation, puis amélioration avec début d'atrophie du nerf optique.
90. A. Nieden (1887, Ibid., p. 275). — H., 33 ans, fracture du crâne par masse de
charbon. Rupture de la carotide interne D. dans le sinus caverneux. Surdité à droite, perte de la vision. Ligature de la carotide primitive D. Guérison pendant 3 mois; au bout de ce temps la carotide se remplit par les artères occipitales profondes. Compression. Guérison, sauf un léger souffle.
cas d'origine traumatique
3oi
91. Eckerlen (1887, thèse de Konigsberg). — F., 28 ans, pointe de fourche ayant
pénétré dans la région externe de l'œil D. Exophtalmie pulsatile des deux côtés, rupture traumatique de la carotide interne dans le sinus caverneux. Compression. Ligature de la carotide primitive D. Amélioration de la vision et de l'exophtalmie. Bruit de piaulement. Vertiges.
92. Buller (1888, Trans. of the Americ. ophlh. Soc, p. 22). — IL, chute de
20 mètres, rupture de la carotide interne droite dans le sinus caverneux. Ligature de la carotide primitive. Guérison totale.
93. Kipp (1888, Ibid., p. 28). — F., 76 ans, chute dans un escalier. Exophtalmie
double après rupture de la carotide dans le sinus caverneux. Guérison par compression intermittente ; à droite, cataracte. 9i. Risley (1888, Ibid., p. 32). — F., coup de livre sur le rebord orbitaire D. Exophtalmie 1 mois après l'accident. Guérison par compression digitale intermittente.
95. Tansley (1888, Ibid., p. 31). — F., chute de voiture. Exophtalmie gauche. Bro-
mure de K et IK. Guérison au bout de 6 semaines.
96. Rossander (1888, Svenska Lâkarèsâlskapets fôrh., 113). — IL, blessure 1 an
avant. Rupture de la carotide interne D. dans le sinus caverneux. Exophtalmie D. Ligature de la carotide droite. Amélioration.
97. Hulke (1888, Transact. of ophlh. Society ofthe. United Kincjdom, t. VIII, p. 52).
— H., 28 ans, choc d'un morceau de bois, 5 ans avant, sur les parties latérales du nez. Tumeur pulsatile. de l'orbite G. Ligature de la carotide primitive G. Galvano-punclure de veines caverneuses du rebord interne de l'orbite. Pas d'amélioration notable.
98. Eales (1888, Ibid., t. XIV, p. 205). — H., 17 ans, tète comprimée entre deux
chariots. Fracture de la base du crâne. Exophtalmie (siège ?), thrill. Iodure de K. Guérison spontanée. Atrophie du bulbe par glaucome et hémorragies.
99. Bronner (1889, Ophlh. Review, t, VIII, p. 52). — H.. 66 ans ; à l'âge de 1 an,
chute ; depuis ce temps exophtalmie à D. Souffle. Vision bonne. Guérison spontanée.
100. Kretschmer (1889, Centralblalt fur Augenheilk., t. XIII, p. 112). — H., 42 ans,
grain de plomb dans l'œil. Faux anévrisme de l'artère orbitaire. Blessure de la carotide dans le sinus caverneux. Compression digitale. Pas de résultat. Siège du côté D.
101. Benson (1889, Opht. Review, p. 303). — H., 38 ans, blessure au-dessous de la
commissure palpébrale externe. Exophtalmus pulsatile à D. ; deux mois après, guérison par compression digitale.
102. Hirschberg (1889, Deutsche med. Woch., p. 295). — IL, 25 ans, blessé par la
chute d'une poutre. Exophtalmus pulsatile du côlé G. Compression. Amélioration très notable.
103. Poirier (1890, Archives génêr. de méd., pp. 513-538). — H. En 1879, coup de
revolver dans la région parotidienne droite. En 1887, début des symptômes. En 1888, accès épileptiformes. Paralysie faciale D. Anévrisme artérioso-veineux dans le canal carotidien D. Ligature de la carotide droite. 103. Le Fort (1890, Revue de chirurgie, 5-6, 10 mai). — F., 18 ans, coup de pied de cheval sur la région temporale D. Déchirure de la carotide interne dans le sinus
302 OBSERVATIONS RESUMEES d'eXOPHTALMIE PULSATILE
caverneux. Exophtalmie double. Ligature des deux carotides primitives. Guérison au bout de 16 mois.
104. Muller-Erdmann (1891, Th. de Halle). — Enfant de 4 ans, mâle. Coup de fourche
sur l'œil D. Exophtalmie pulsatile double. Rupture de la carotide dans le sinuscaverneux. Ligature de la carotide primitive droite. Guérison.
105. Les mêmes (1891, Ibid.). — H., 16 ans. Coup de feu (Flobert) à travers la pau-
pière. Rupture de la carotide interne dans le sinus caverneux droit. Paralysie de la jambe droite et de la gauche ; cette paralysie est passagère. Pas de traitement. Pas de résultat.
106. Puzey (1891, Lancel, 14 février). — H., 37 ans. Chute de cheval 14 mois avant.
Anévrisme intra-cranien G. Iodure de K. Régime. Compression digitale. Amélioration des souffles, survenant à la suite d'une épistaxis. Ligature de la carotide primitive gauche. Guérison avec amaurose.
107. Kalt (1891, Semaine médicale, p. 236). — IL. 34 ans. Chute sur la tète. Hémor-
ragie nasale, buccale et auriculaire. Hémiplégie incomplète et passagère. Exophtalmie gauche. Compression digitale. Ligature de la carotide gauche. Amélioration pleine d'espoir.
108. Wherry (1-891, Cenlralbl. fur Chir.,189%, p. 102). — H., 13 ans, anévrisme arté-
rioso-veineux gauche de la carotide dans le sinus caverneux, consécutif à une fracture de la base du crâne ; exophtalmie double au 2e jour. Le 22e jour, œdème palpébral à gauche ; du même côté, souffle dans la moitié du front ; la compression de la carotide gauche fait cesser le souffle. Douleurs dans la région orbi taire G. Névrite optique des deux côtés. Deux mois et demi après l'accident, ligature de la carotide G. ; disparition instantanée du souffle. Etat comateux de suite après l'intervention, hémiplégie droite. La disparition du ptosis et de l'exophtalmie a lieu peu à peu. D'après Wherry, l'hémiplégie fut produite par l'arrêt brusque de la circulation dans le corps strié.
109. Wolfler (1891, Cenlralbl. f.Chir., p. 95). — F., 40 ans, exophtalmus pulsatile
droit, consécutif à un traumatisme. Compression pendant 8 jours de la carotide primitive. Guérison au bout de 8 jours.
110. Gayet (1892, Recueil d'ophtalm., 1893, p. 102). — H., 21 ans, anévrisme veineux
du côté droit, à la suite d'un traumatisme (4 coups de revolver dans la bouche). Le bulbe fait une saillie énorme ; on peut le réduire, mais pour peu de temps. Douleurs martelantes, souffle synchrone au pouls, la compression de la carotide droite fait cesser les symptômes. A. V. non diminuée du côté malade. Au début, la compression digitale amène une amélioration passagère ; mais enfin la compression, exécutée une heure et demie par jour, pendant un mois, amène la
111. Meyer (1892, Revue générale d'ophtalm., t. XIII, n° 5, p. 157). — Traumatisme
(sans autre indication). Exophtalmus pulsatile. Guérison spontanée parfaite et durable.
112. Recoe (1892, Cenlralbl. fur prakt. Aucjenheilk.). — Traumatisme. Exophtalmus
pulsatile à droite. Ligature de la carotide primitive. La ligature fait disparaître passagèrement les pulsations. La compression de la carotide externe droite arrête instantanément les pulsations et le souffle.
113. Wing (1892, Archives d'ophtalmol). — IL, 22 ans, exophtalmie pulsatile à
cas d'origine traumatique
droite, 5 mois après une chute grave. Pulsations. Ligature de la carotide primitive droite. Guérison. A. V. = 1/2.
114. Dubuisson (1892, Union médic île). — H., 4 coups de revolver dans la bouche.
Exophtalmie D. et G. Diminution des symptômes par compression.
115. Pulvermacher (1892, Centralbl. fur Augenh., t. XVI, p. 330). — Fillette,
12 ans, chute 1 ans avant d'un premier étage. Fracture de la base du crâne. Exophtalmie pulsatile du côté gauche. Vertiges. Ligature de la carotide primitive gauche. Diminution des symptômes, puis guérison.
116. Reeve (1893, Trans. ofthe Americ. ophth. Society, t. VI, p. 605). — H. Coup de
pied de cheval, 6 mois avant. Rupture de la carotide interne dans le sinus caverneux. Exophtalmie droite. Iodure de K, digitale, ergotine. Compression sans succès. Ligature de la carotide droite. Pas d'amélioration sensible. Ligature de la carotide gauche, pas d'amélioration.
117. Despagnet (1893). — F., 60 ans. Renversée par une voiture. Anévrisme artérioso-
veineux de la carotide interne dans le sinus caverneux D. Compression de l'œil pendant 9 mois, disparition de l'exophtalmie. Il persiste encore une pulsation.
118. Hansen (1894, Miinch. med. Woch., p. 1044). — F., renversée par une voiture.
Fracture de la base, exophtalmie pulsatile droite. Compression. Pas d'autres détails.
119. Walker (1894, Lancet, 27 janvier). — F., 42 ans. Chute dans une cave profonde.
Anévrisme de la carotide dans le sinus caverneux. Siège à D. Ligature de la carotide primitive droite. Guérison complète.
120. Bayer (1894, Prayer med. Woch., p. 348). — H., 35 ans. Chute contre
un mur. Exophtalmie D. Compression digitale sans aucun succès. Le malade disparaît.
121. De Vincentiis (1894, Lavori délia clinica oculislica délia R. Universita di
Napoli, t. IV, fasc. I, mars). — Garçon de 11 ans. Chute sur le plancher. Exophtalmie pulsatile gauche, après rupture de la carotide interne. L'enfant ne fut pas traité.
122. Bertram (1894, Société de médecine de Diisseldorf,\e 7 mai). — Le malade fait
remonter la maladie à une chute sur la tète 10 mois auparavant.
Depuis ce moment, son O. D. a fait de plus en plus saillie ; il a des bruits dans la moitié droite de la tète ; des vertiges quand il se baisse, et une diminution constante de l'acuité.
Nous constatons en dehors et en haut du bulbe une petite tumeur animée de pulsations isochrones aux pulsations du cœur. Diagnostic anévrisme de la carotide interne dans le sinus caverneux. A l'auscultation on entend des souffles et des bruits disparaissant par compression de la carotide.
Atrophie du nerf optique ; légère pulsation des artères rétiniennes quand on comprime le bulbe.
On a recommandé au malade un pansement compressif qu'il n'a pu supporter. La compression digitale prolongée de la carotide primitive droite n'a pas donné de résultat. Il ne reste plus qu'à faire la ligature.
123. Power (1894, Centralbl. fiir Augenheilk., p. 197). — II. jeune. Exophtalmie
pulsatile à G. consécutive à un coup de feu; la balle est restée dans l'orbite. La compression, mal supportée, n'empêche par l'augmentation de l'exophtalmie.
OBSERVATIONS RESUMEES d'eXOPHTALMIE PULSATILE
14 semaines après l'accident, épistaxis très grave ; on intervient ; ligature de la carotide primitive G. Les symptômes disparaissent à G., le malade distingué seulement la lumière. Guérison .
124. De Schweinitz (1895, Internai, med. Magazine, février). — Exophtalmie pul-
satile double chez un homme de 41 ans, à la suite d'un traumatisme (explosion d'une mine) ; l'exophtalmie double apparaît au bout de 3 semaines. 7 mois plus tard, souffles et bruits dans la tète, plus marqués du côté droit ; névrite optique, hémorragies rétiniennes. Diagnostic : anévrisme extra-orbitaire de l'artère ophtalmique ou de la carotide interne, ou varice anévrismatique entre la carotide interne et le sinus caverneux. Le malade refuse toute opération.
125. Stuelp (1895, Archiv fur Aiigenheilkunde, t. XXXV).— H., 49 ans. Chute dans
un escalier. Fracture de la base du crâne. Rupture de la carotide interne G. dans le sinus caverneux. Mort dans le coma.
126. Guibert (1895, Arch. d'opht., p. 229). — F., 19 ans. Blessure violente à la tète,
12 jours après apparition de l'exophtalmie à droite et des symptômes ordinaires de l'anévrisme artério-veineux. Atrophie des nerfs optiques, rupture de l'anévrisme dans les fosses nasales. Mort.
127. A. Franke (1896, Prarj. med. Woch., 1895, n° 3941). — H., 21 ans. Plongeon
dans l'eau, suivi immédiatement d'exophotalmie G. Compression digitale sans succès. Ligature de la carotide primitive G. Amélioration passagère. Les symptômes reviennent et augmentent rapidement d'intensité.
128. Grub et Tscherning (1896, Thèse de Slomann, Copenhague, p. 302). — H. ,41 ans.
Exophtalmus pulsatile double, consécutif à une chute sur le côté droit ; l'exophtalmie droite apparaît 8 jours après celle de gauche. 6 mois après, exophtalmie double très considérable ; à gauche, parésie des muscles abducteurs. Souffles- La compression de la carotide primitive de chaque côté amène la cessation des symptômes. Ligature des deux carotides primitives ; disparition des symptômes du côté gauche ; du côté droit, diminution de l'exophtalmie. Hémiplégie G. Coma. Paralysie des membres. Mort au bout de 2 jours. On trouve à l'autopsie une perforation, grosse comme un grain de chènevis, de la carotide interne G. dans le sinus caverneux. Dilatation des 2 sinus caverneux et des veines ophtalmiques.
129. Cohn-Max (1896, Thèse de Iéna). — H., 17 ans, coup de feu dans la région tem-
porale droite avec pistolet de poche (6 millimètres). Exophtalmus pulsatile droit. On recherche la balle sans succès. Ligature de la carotide primitive D., amélioration très notable.
130. Raymond Johnson (1896, British med. Journal, p. 276). — F., 44 ans. Chute
sur l'occiput. Anévrisme ou varice anévrismatique dans le sinus caverneux gauche, à la suite de fracture du crâne. Compression da la carotide gauche. Pas de résultat.
131. Bouvin (1896, Med. Wekblad, II, p. 521). — Sexe, âge, siège (?); aiguille à tri-
coter ayant pénétré dans le bord interne de l'œil a pu, sur son passage, blesser la carotide primitive au niveau du trou optique et pénétrer dans le sinus caverneux. Compression digitale et par des pansements. Grande amélioration.
132. Sonnenburg et Silex (1896, Deutsche med. Wochen., 9 juillet). — H., 35 ans.
Coup de pistolet région temporale droite. Anévrisme artérioso- veineux, exophtalmie bilatérale. Enucléation de l'œil D. à cause d'une kératite neuro-paraly-
cas d'origine traumatique
tique. Ligature de la carotide primitive gauche. Guérison. Récidive légère ;
disparait par compression.
433. V. Franke (1897, Beitriige zur Augenk., fasc. 29, p. 19). — H., "21 ans. Chute
de voiture. Fracture de la base du crâne. Rupture de la carotide interne G. dans
le sinus caverneux. Cécité. Compression digitale augmente les souffles.
Ligature de la carotide primitive droite. Guérison de l'exophtalmie. 134. Hirsch (Ibid., p. 31). — H., 26 ans. Compression de la tète entre deux voitures
à bras. Fracture de la base du crâne avec blessure de la carotide dans le sinus
caverneux. Exophtalmos bilatéral. Repos au lit. Digitale. Régime. Compression
digitale. Très grande amélioration. Diminution de l'ouïe à droite. -135. Wilde r (1897, Transact. of ihe Am. opkth. Society, t. VIII, p. 25). — H., 30 ans.
Contusion de la tète, prise entre deux voitures. Anévrisme de la carotide D.
Délire intermittent. Ligature de la carotide primitive droite, pas de succès.
Ligature de la carotide G. Cécité des deux yeux par iridocyclite. Eviscération
de l'œil D. Perte des forces; pas d'autres détails.
136. Le même (1897, Ibidem). — H., 33 ans. Même traumatisme que le précédent.
Exophtalmie pulsatile G. Soulagement par la compression. On propose la ligature de la carotide primitive, mais le malade refuse parce qu'il se trouve très bien.
137. Fryer (Transact. of Ihe, Amer. ophl. Society, t. VII, p. 2). — Garçon de 8 ans.
Baleine métallique de parapluie, ayant pénétré avec force dans l'orbite G., ne put être enlevée qu'après de grands efforts Exophtalmie pulsatile G. Anévrisme de la carotide interne dans le sinus caverneux. Pas de traitement. Régression spontanée. Strabisme externe.
138. Szimanoyvsky (1897, Wjetnt. Ophl h., XIV, 1). — F., 52 ans. Trois mois avant, chute
sur l'occiput. Rupture de la carotide interne G. dans le sinus caverneux. Ligature de la carotide primitive G. Succès incomplet.
139. Eversbuscii (1897, Miinch. med. Wbc/z.,p. 1180). — Fillette 8 ans. Exophtalmie
du côté gauche. Compression intermittente de la carotide. Electropuncture ; plus tard électrolyse. Guérison complète dans le courant de l'année. R y eut deux séances d'électrolyse.
140. Pincus (1897, Deutsche med. Woch., p. 136). — IL, 31 ans. Chute de 14 mètres
sur une plaque de fer. Fracture de la base du crâne, anévrisme artérioso-veineux. Exophtalmie gauche. Amaurose de l'œil droit. La compression de la carotide droite (?) suspend les pulsations et les bruits.
141. Hinde (1897, Médical Record, t. LU, 887). — H., 36 ans. Chute sur le trot-
toir, 18 mois avant. Ce fut l'occiput qui porta. Anévrisme intra-cranien de la carotide interne. Exophtalmie D. Ligature de la carotide primitive D. Suppression des bruits, puis disparition de tous les symptômes. Guérison.
142. Picoué (1897, Ann. (Vocal., mars, p. 197). — IL, 19 ans, 4 coups de feu dans la
bouche. Exophtalmie bilatérale ; l'exophtalmos de droite est pulsatile ; anévrisme artérioso-yeineux dans le sinus caverneux D. Ligature de la carotide primitive D. Guérison ; il ne persiste plus qu'une légère protrusion.
143. Bodon (Hongrie) (1897, Dealsche Zeitschrift f. Chir.,ï. LI, p. 607).— H., 36 ans,
exophtalmos pulsatile droit, consécutif à coups reçus sur la tète. Symptômes très marqués. La compression de la carotide primitive droite arrête les symp-
3o6 OBSERVATIONS RÉSUMÉES d'eXOPHTALMIE PULSATILE
tomes ; ligature de cette artère. La pulsation et l'exophtalmie cessent ainsi que les symptômes (l'ectropion de la paupière inférieure disparait). 26 jours après, on sent de nouvelles pulsations synchrones au pouls radial. Ligature de la carotide primitive gauche. Les symptômes ne disparaissent pas. On lie et on résèque la veine ophtalmique supérieure (l centimètre), disparition des symptômes ; l'exophtalmie, revenue après la première opération, disparait pour toujours.
144. Bodon (1897, Ibidem). — H., 38 ans, exophtalmie pulsatile double ; le jour du traumatisme (chute), exophtalmie de l'O. D.; celle de l'O. G. est bien postérieure. A droite, symptômes d'anévrisme et céphalalgie ; à gauche, phénomènes de stase, hyperhémie veineuse de la rétine. Ligature de la carotide primitive droite. Cessation progressive de la pulsation et diminution marquée de l'exophtalmie. L'œil gauche est redevenu normal; son acuité est de 5/5. Le malade est renvoyé guéri.
-145. Schmidt Rimpler (1897, Deulsche medic. Wochenschrift, 1900 p. 191). — H. Exophtalmos pulsalile à gauche, consécutif à fracture de la base du crâne. Ligature de la carotide primitive gauche. Persistance des symptômes; l'exophtalmie devient plus marquée quand le malade se baisse.
146. Werner (1897, Thèse de Tiibingen, 1898). — Garçon de 10 ans et demi. Exoph-
talmie pulsalile du côté gauche, consécutive à un traumatisme et survenue 6 semaines après l'accident. Le repos au lit et la compression digitale n'ayant rien amené, on fait la ligature de la carotide primitive. Les symptômes s'amendent ; 4 mois après ils sont très minimes, et 2 ans et demi après l'intervention l'état est très bon ; 4 ans après il n'existe aucun trouble.
147. Beselin (1898, Milnch. med. Woch., n° 10, 8 mars, p. 314). — H., 48 ans. Chute
contre un réverbère. Fracture de la base du crâne, exophtalmie pulsatile. Compression digitale. Succès.
148. Schreiber (1898, Mùnch. med. Woch., 1890, p. 803). — Fillette, 6 ans. Pointe
de parapluie ayant pénétré dans la paupière inférieure G. Blessure de la carotide dans le sinus caverneux gauche. Compression non supportée. Traitement d'attenle ; diminution de tous les symptômes. Espoir de guérison spontanée.
149. Haab (1898, Clinique ophlal. de Zurich). — H., 44 ans. Chute de 3 m. 50 sur
la tète. Fracture de la base du crâne, déchirure de la carotide interne G. dans le sinus caverneux. Ligature de la carotide primitive G. Guérison.
150. Le même (1898, Ibid.). — H., 39 ans. Chute d'une voiture, coup de timon. Frac-
ture du crâne ; rupture de la carotide interne G. dans le sinus caverneux. Ligature de la carotide primitive gauche. Pas de succès complet. Ligature de celle du côté droit. Amélioration.
151. Reif (1898, Deulschmanns Beilvagc zur Augenheilk., t. XXXVIII). — F., 25 ans,
3 traumatismes : un an avant, fracture des maxillaires supérieur et inférieur, coup de queue de vache sur l'œil droit (et enfin effort violent). Exophtalmos pulsatile double. Les symptômes du côté gauche s'amendent par la compression ; ceux du côté droit ne sont pas influencés. Compression digitale des deux côtés, exécutée pendant 10 semaines, amène la guérison du côté droit et une très grande amélioration des symptômes du côté gauche.
152. Reif (1898, Ibid.). — F., 42 ans. Exophtalmie pulsatile à droite par traumatisme