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EXOPIITALMIE AVEC TUMEUR APPARENTE

et assez souvent, dans l'extirpation des tumeurs du nerf optique, on a constaté que le nerf était dégénéré, jusqu'au delà du trou optique, sans avoir pu le reconnaître du vivant du malade.

La radiographie et la radioscopie sont susceptibles de rendre des services dans l'étude des rapports des néoplasmes orbitaires avec les cavités voisines, et sur ce point il y aura lieu de poursuivre les obser-

Fig. 111. — Ostéome de la paroi externe de l'orbite vu de profil.

vations ; en ce qui concerne l'ostéome, on ne manquera pas d'avoir, recours à ce mode d'investigation, qui, en pareil cas, donnera toujours des renseignements très précieux. Nous donnons ici deux radiographies assez démonstratives relatives à un ostéome de l'orbite (fîg. 110 et 111).

Dans les autres néoplasmes orbitaires, les rayons Rœntgen nous paraissent peu utilisables; cependant Franke1 a dernièrement insisté sur ce moyen de diagnostic; il a montré à Heidelberg (août 1902) des radiographies de tumeurs orbitaires rétro-bulbaires. Mais nous pensons qu'en dehors des ostéomes les résultats fournis par la radiographie et la radioscopie sont encore peu encourageants.

1 Franke, Sur le diagnostic et le traitement des affections rétro-bultaires. Société d'ophtalmologie d Heidelberg, août 1902.

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Enfin, l'examen des fosses nasales, du pharynx, par tous les moyens ordinairement employés, y compris, et surtout, V illumination des cavités de la /ace, devra être pratiqué attentivement, afin de faire connaître, autant que possible, les rapports de ces cavités avec le néoplasme orbitaire.

Malgré tout, dans bien des cas, le diagnostic restera incertain; Morax1 a judicieusement insisté sur son extrême difficulté et il a, comme nous pourrions tous le faire, cité des observations où le diagnostic était presque impossible. Le chirurgien sera donc souvent obligé d'intervenir avec des renseignements très incomplets; en ce qui concerne les tumeurs bénignes, l'insuffisance du diagnostic n'a pas une grande importance, car l'intervention est toujours utile et généralement simple ; l'inconvénient est plus grand pour les tumeurs malignes ; dans ce dernier cas il est bien nécessaire de savoir avant d'intervenir si le squelette est envahi, si la tumeur s'est propagée dans les cavités voisines, si en un mot le cas est vraiment opérable.

Quelquefois on a opéré des néoplasmes qui ne méritaient pas ce nom et relevaient simplement du traitement général. Une intéressante observation d'Fîartridge 2 sera consultée utilement à ce sujet. Plus souvent on a tenté des opérations parfaitement inutiles, parce qu'on connaissait mal les limites des néoplasmes ; il faudra, par tous les moyens, s'appliquer à les pénétrer, afin de ne soumettre au traitement chirurgical que les tumeurs malignes orbitaires qui peuvent être enlevées très complètement.

» Morax, Société française d'ophtalmologie, igo3.

2 Hartridge, Orbital tumours. The ophthalmic Review, décembre 1899.

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