‹ Traité des tumeurs [electronic resource]Chapitre 116 sur 158 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

APPLICATION DE l'ÉLECTRICITÉ'.

(Éllcctrisation et g^alvanisation.)

Je ne dois pas parler ici de la galvanocaustie, dont on se sert quelquefois pour détruire ou pour extirper les tumeurs ; c'est un mode particulier de cautérisation que je décrirai plus loin, dans lequel l'électricité ne traverse pas les tissus, et n'agit qu'en échauffant des conducteurs métalliques. La méthode que j'étudierai dans ce chapitre est essentiellement différente. Elle a pour but de faire passer l'électricité dans les tissus eux mêmes, pour y produire soit des changements chimiques, soit une excitation vitale qu'on suppose capable de modifier leur nutrition.

On a, dans ce but, employé l'électricité sous toutes les formes, l'électricité statique aussi bien que l'électricité dynamique, les chocs et les étincelles aussi bien que les courants, la galvanisation aussi bien que la faradisation. Il en résulte une foule de procédés dont le choix est de la plus haute importance.

Se plaçant au point de vue du manuel opératoire, et laissant aux physiciens le soin d'apprécier les différences qui dépendent du choix de l'appareil électrique, les praticiens ont ramené ces nombreuses applications d'un môme agent impondérable à deux méthodes qu'ils ont désignées sous le nom ^'élec Irisation simple ou cutanée, et à'électro-puncture. La première consiste à appliquer l'électricité sur la peau sans opération préalable; la seconde, à la faire pénétrer directement au sein des tissus par des pointes métalliques poussées à travers la peau.

Mais l'action de l'électricité sur les tissus en général, sur les tissus pathologiques en particulier, ne dépend que très-subsidiairement des conditions sur lesquelles repose cette distinction; elle dépend presque exclusivement de la forme sous laquelle l'électricité se dégage des appareils employés.

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