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la môme origine, et croyant trouver dans les voies spermatiques le point de départ des premiers, M . Gosselin a supposé que les petits kystes se formaient de toutes pièces sous la tunique vaginale, qu'en d'autres termes ils étaient néogènes.

Lorsque j'étudierai les kystes des conduits excréteurs des glandes, j'aurai l'occasion de chercher jusqu'à quel point l'oblitération del'épididyme ou des conduits efférents peut donner lieu à la formation d'un kyste. Je me bornerai donc ici à examiner l'opinion de M. Gosselin sur l'origine des petits kystes. Ces kystes sont tapissés d'épithélium, ils présentent la môme structure que les kystes du corps de Wolif chez la femme, et l'étude des débris du corps de WolCr chez l'homme a permis à M. Follin de constater qu'ils ont pour point de départ soit le vas aberrans de Haller, soit les autres canalicules plus petits qui, comme le vas aberransy survivent au corps de WolfT (i). Cette opinion a été plus amplement développée par H. Yemeuil dans son mémoire déjà cité sur les kystes de Forgane de Wolff (2). Les études plus récentes de M. Giraldès ont fait faire un nouveau pas à la question. Cet habile anatomiste a reconnu que les débris du corps de WolCT, chez l'homme, ne sont pas exclusivement limités au voisinage immédiat de l'épididyme. En faisant macérer des pièces dans l'acide tartrique, qui a la propriété de rendre opaques les tubes glandulaires sans altérer la transparence des tissus environnants, il a pu voir tantôt à deux ou trois millimètres, tantôt à un, deux et même trois centimètres au-dessus de l'épididyme, des tubesflexueux, pelotonnés, closde toutes parts, tantôt cylindriques, tantôt variqueux ou vésiculeux, quelquefois surmontés de petites digitations,et ne pouvant, d'après leur texture microscopique, d'aprèsleur structure glandulaire, être considérés que comme les débris du corps de Wolff (3). C'est cette partie supérieure ou funiculaire de l'oigne de Wolff que M. Giraldès a désignée sous le nom de corps innominéf et je saisis d'autant moins le but de cette dénomination nouvelle que M. Giraldès a parfaitement démontré l'identité de ce corps prétendu innominé avec l'organe depuis longtemps connu sous le nom de Wolff. La partie supérieure décrite par M. Giraldès n'avait pas plus besoin d'être baptisée que la

(I) FoUIn, Thèse inaugurale^ p. 37-47; voyex surtout p. 4S.

^2) Mémoires de la Société de chirurgie^ t. IV, p. 78 et suit.

(3) Giraldès, Recherches anatomiques sur le corps innominé, dani Journal de physiologie^ de Brown-Séquard, t. IV, p. 1-7, Paris, 1861, grand In-S», avec & planches. M. Giraldès avait déjà communiqué une courte note sur ce sujet à la Société de chirurgie, dans la séance du 7 avril 1858 {Bull, de la Soc, de ehir., t. VIII, p. 407).

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partie inférieure décrite par M. Follin. Mais je n'y insisterai pas plus longtemps. De même que M. Follin a complété la description de RosenmûUer en démontrant l'existence de conduits tubuleuz disséminés dans le ligament large, et sans connexion avec le conduit principal de l'organe de RosenmûUer, de même M. Giraldès a complété les recherches de M. Follin sur le corps de Wolff de l'homme, en découvrant au-dessus de l'épididyme des tubes wolffiens dispersés dans le tissu conjonctif de la partie inférieure du cordon. Gela lui a permis d'avancer et de prouver que certains kystes du cordon, désignés jusqu'alors sous le nom d'hydrocèles enkystées, et considérés comme d'origine péritonéale, sont réellement d'origine glandulaire ; mais, ainsi que je l'ai dit plus haut (i), il est allé trop loin en attribuant tous les kystes et hydrocèles enkystées du cordon à la dilatation des tubes supérieurs du corps de WolfT.

Les causes qui, soit chez l'homme, soit chez la femme, réveillent la fonction sécrétoire dans les tubes atrophiés et vides qui ont survécu au reste du corps de WolfT, sont le plus souvent inconnues. M. Follin a reconnu toutefois que, chez les femmes mortes en couches, l'organe de RosenmûUer est rouge et tuméfié, qu'il participe par conséquent au travail de développement que subit l'utérus pendant la grossesse (2). On conçoit que ce travail d'hypertrophie puisse avoir pour conséquence de susciter une sécrétion dans quelques-uns des tubes glandulaires du corps de WolfT. D'un autre c6té, M. Yerneuil et M. Huguicr ont trouvé, dans les ligaments larges de plusieurs femmes atteintes de kystes multiples de l'organe de RosenmûUer, des traces de phlegmasie ancienne ou récente (3). On conçoit encore que l'inflammation puisse, comme rhjrpertrophie, ranimer une fonction de sécrétion éteinte depuis longtemps. Mais, il faut bien le dire, l'intervention de la grossesse et celle de l'inflammation sont loin de rendre compte de tous les faits connus. J'ai trouvé des kystes de l'organe de RosenmûUer chez de petites filles, en l'absence de toute lésion inflammatoire, et il est digne de remarque que ces kystes sont plus fréquents chez les vieilles femmes que chez les femmes en âge d'avoir des enfants. Jerépëte donc que lacausedeskystesde WolfiTchez lafemme est trèssouvent inconnue, et j'ajoute que chez l'homme elle l'est toujours.

OuATRiiMB TYPB. Cùvité préexistante accidentellement close^ et naturellement douée de la propriété de sécrétion. — Les kystes de cette

(1) Yoy. plos haut, p. 49.

(2) FolUo, n, citée, p. 34.

<3} Yerneuil, Mém. eité^ p. 75.

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catégorie sont ceux qui se développent dans les glandes excrétoires et dans les follicules synovipares. On peut y joindre certaines accumulations de mucus dans des cavités tapissées d'une membrane muqueuse, et transformées en une cavité close où s'accumule le liquide sécrété par cette membrane. Celte dernière variété est représentée parles kystes de la trompe de Fallope, ou kystes tubaires ; et aussi, d'après l'opinion générale, par l'bydropisie enkystée des sinus maxillaires, affection dont la nature a été récemment contestée.

Les kystes de notre quatrième type peuvent être désignés sous le nom de kystes par rétention. Ils sont très-nombreux, très-divers par leur siège; beaucoup d'entre eux ont donné lieu à des interprétations contradictoires, et il sera nécessaire de les soumettre à une étude minutieuse, où la critique, tiendra une large place. — Il m'a donc paru opportun de leur consacrer un chapitre spécial, qui suivra immédiatement celui-ci.

Cinquième type. Cavité préexi$tante accidentellement close^ et imturellement privée de la propriété de sécrétion. — Ce type comprend les kystes développés dans la cavité des vaisseaux sanguins ou lymphatiques, entre deux oblitérations superposées.

Le liquide qui distend les kystes n'est ni du sang ni de la lymphe ; il est le résultat d'une sécrétion pathologique fournie parla membrane interne du vaisseau oblitéré ; cela est évident pour les vaisseaux sanguins, et quant à la lymphe primitivement emprisonnée dans les kystes lymphatiques, il est clair qu'elle doit être rapidement résorbée, et remplacée par de la sérosité.

On n'a pas oublié que Wharton considérait les kystes du mésentère comme des dilatations des vaisseaux lymphatiques, que Yallisneri et Bidloo attribuaient la même origine aux kystes multiples du placenta, et qu'Astruc, généralisant cette théorie, l'appliquait à la formation de tous les kystes (1). Tout cela était purement hypothétique, et il est naturel qu'en réagissant contre de pareilles doctrines, on ait été conduit à mettre en doute l'existence même des kystes lymphatiques. Ces kystes existent cependant, non-seulement dans les ganglions, mais encore sur le trajet même des vaisseaux lymphatiques.

J'ai présenté en 1852 à la Société anatomique un membre supérieur sur lequel on voyait quatre petits renflements en forme de chapelet, situés sous la peau, sur le trajet du long supinateur.

Ils contenaient un liquide parfaitement transparent. Ils ne com-

<l) Voy. plat baat, p. 1C et 39.

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