II. A
à la position des fentes branchiales. Gela ajoute une grande probabilité à rhypotbèse de H. Yerneml.
Hais les kystes pilifères intra-cràniens, intra-tboraciques , ceux qui sont situés sous la peaa des membres, ceux qu'on trouve quelquefois chez les animaux, au milieu des muscles de la nuque, n'ont aucun rapport avec les fentes branchiales, et il est impossible de les attribuer à des diverticules cutanés. On est bien obligé alors d'admettre l'explication de M. Lebert, c'est-à-dire la théorie de l'hétérotopie, en se réservant toutefois de chercher, dans chaque cas particulier, si cette hétérotopie est primordiale, contemporaine de l'époque des formations embryonnaires, ou si elle est pathologique et postérieure à la naissance.
En résumé, je pense que les kystes sébacés simples, cutanés ou sous-cutanés, ceux du cuir chevelu aussi bien que les autres, ont leur siège dans des glandes sébacées préexistantes. C'est une loi générale qui ne souffre que de très-rares exceptions. Mais il y a en outre quelques exemples de kystes sébacés néogënes, qui ont leur siège dans des glandes sébacées néogènes, ou hétérotopiques.
Quant aux kystes sébacés pilifères, il me parait très-probable qu'ils peuvent reconnaître trois origines différentes : !• un kyste sébacé simple dans l'origine, et devenu pilifère ultérieurement par suite d'une formation de follicules pileux dans sa paroi (i); 2« un sac cutané emprisonné dans une fente branchiale par suite d'un accident embryonnaire (Verneuil); 3* un sac cutané formé dans l'épaisseur des tissus par suite d'un travail d'hétérotopie.
Jen'ai pu décrire les kystes des glandes sébacées sans parler en même temps des kystes sébacés hétérotopiques. Mais ce n'est pas ici le Heu d'exposer la théorie des kystes hétérotopiques. Elle trouvera sa place dans le chapitre des kystes néogènes.
Revenons maintenant aux kystes des glandes simples. Je ne chercherai pas à en compléter l'énumération. Je me bornerai à mentionner un cas particulier qui établit une transition entre ce groupe et le suivant, c'est celui des kystes séreux des paupières. Ils ont leur siège le plus souvent dans les glandes de Meibom, et quelquefois aussi dans les petites glandes lacrymales palpébrales, qui sont groupées autour des orifices des conduits excréteurs de la glande lacrymale supérieure. Ces deux espèces de glandes pal-
tance. Cbei l'opéré de l'hôpital Saint-Antoine, qui est mort des soltes de Tinbalalion do chloroforme, la tomeur soos-hyofdienne ne s'était manifestée qne vers Tige de treise ans.
(I) Voy. plas haot, l** partie, p. 1 12.