KYSTES DES GLANDES PALPÉBRALES
pébrales, bien distinctes par leur siège et par leurs fonctions, ont cela de commun que chacune d'elles se compose de plusieurs acini on grains glanduleux, groupés autour d'un conduit excréteur qui les reçoit successivement. Cette disposition, qui constitue le passage du type des glandes simples au type des glandes compliquées, est manifeste surtout dans les glandes de Meibom. On conçoit d'après cela que la transformation kysUque puisse être la conséquence d'une oblitération survenue soit au niveau de l'ouverture du conduit excréteur, soit sur le trajet de ce conduit dans la longueur de la glande, soit enfin au niveau du petit conduit excréteur partiel de l'un des grains glanduleux; dans le premier cas elle occupe toute la glande; dans le deuxième cas elle épargne les grains glanduleux les plus rapprochés de l'ouverture extérieure; dans le troisième cas enfin elle n'atteint qu'un seul grain glanduleux. Il est souvent difficile de rapporter les kystes des glandes de Meibom à l'une ou raulre de ces trois variétés. La troisième est la seule qui soit rigoureusement démontrée ; elle parait en outre de beaucoup la plus fréquenle. On sait que la longueur des glandes de Meibom est égale à la hauteur des cartilages tarses; celles de la paupière supérieure, par exemple, commencent à 12 ou 15 millimètres au-dessus du bord ciiiaire. Par conséquent l'oblitération du conduit excréteur au niveau de son ouverture donnerait une dilatation kystique considémble, et cette tumeur occuperait toute la hauteur de la paupière correspondante. L'oblitération de la partie moyenne du conduit donnerait lieu également à un kyste assez volumineux qui s'étendrait, comme le précédent, jusqu'au niveau du bord adhérent de la paupière. Or, les cas où les kystes des glandes de Meibom présentent une semblable disposition sont très-exceptionnels. Le plus souvent ils débutent sous la forme d'une toute petite tumeur parfaitement sphérique, située à une certaine distance du bord adhérent de la paupière, ou môme tout près de son bord libre ; et il est évident alors qu'ils ont leur siège dans un seul grain glanduleux. Cette variété est donc tout à fait incontestable. Je n'en dirai pas de môme des deux autres. On voit, il est vrai, quelquefois des kystes plus grands qui occupent toute la hauteur de la paupière, mais rien ne prouve que cène soient pas des kystes nés dans un seul acinus, et dilatés ensuite outre mesure, et on peut môme presque toujours obtenir du malade des renseignements qui rendent la chose évidente. En tout cas, il est parfaitement certain que les kystes des glandes de Meibom sont rarement dus à l'oblitération de leur conduit central.