CLASSIFICATION
suivant que l'hypertrophie céraentaire porte sur la partie extérieure de Torgane du cément, ou sur la partie de cet organe qui pénètre dans les cornets de la dent.
Les odontôraes coronaires dentinaires peuvent se présenter aussi sous deux formes essentiellement distinctes, que nous appellerons la forme circonscrite et la forme diffuse. Ceux qui sont diff'us résultent de l'hypertrophie de toute la pulpe. Ils consistent en une tumeur relativement assez volumineuse, que surmonte la partie de la couronne qui était déjà formée avant leur apparition . Occupant toute la pulpe jusqu'à sa base, ils opposent un obstacle presque absolu à l'achèvement de la couronne, et par conséquent à la formation des racines. Ce caractère, du reste, leur est commun avec tous les odontômes dont nous avons déjà parlé.
Il n'en est pas de même des odontômes coronaires circonscrits. Ils prennent naissance lorsque la pulpe ne s'hypertrophie qu'en un point, en donnant lieu à une petite végétation latérale. Au niveau de cette végétation, le développement naturel de la couronne se trouve arrêté, mais il continue partout ailleurs ; la couronne s'étend peu à peu jusqu'à la base de la pulpe, après quoi la racine se forme normalement, et l'évolution de la dent s'achève régulièrement, à cela près que l'existence d'une petite tumeur latérale, surajoutée sur l'un des côtés de la couronne, peut rendre l'éruption un peu plus laborieuse. Ces tumeurs diffèrent donc beaucoup des autres odontômes par leur forme, aussi bien que par leur marche. Elles ont été décrites sous le nom de tumeurs verruqueuses des dents, par des auteurs qui n'en soupçonnaient pas la nature ; mais celte nature ne diffère pas de celle des odontômes diffus, puisqu'il s'agit dans les deux cas d'une hypertrophie de la pulpe, donnant lieu à une tumeur qui se dentiûe ensuite et fait corps avec la partie normalement formée de la dent.
4* Le quatrième et dernier groupe comprend les odontômes radi^ ailairesy dont le début a lieu pendant la formation de la racine. C'est dans cette période, et dans cette période seulement, que naît le cément sur les dents humaines; les odontômes radiculaires sont donc les seuls qui, chez l'homme, puissent, après dentification, renfermer du cément. En revanche ils ne peuvent pas renfermer d'émail, l'organe de l'émail ne dépassant pas leniveau de la couronne.
L'existence des odontôînes radiculaires cémentaires, c'est-à-dire composés exclusivement ou principalement de cément, est expérimentalement démontrée. *
11 y a probablement aussi des odontômes radiculaires dentinaires^
c'est-à-dire composés principalement d'ivoire, mais je n'en connais pas d'exemple jusqu'ici.
Les odonlômes hétéroiopiques^ développés dans des follicules dentaires anormaux qui ne diffèrent pas essentiellement des follicules normaux, pourraient aisément se répartir dans les groupes qui précèdent. Toutefois il est préférable d'étudier séparément ces tumeurs étranges qui, par leur siège, leurs rapports, et quelquefois par leur terminaison, diffèrent notablement des autres odontômes.
Je désignerai enfin sous le nom d'odontâmes composés des tumeurs qui sont évidemment de la nature des odontômes, mais qui, par la complexité de leur structure, par la diversité des lésions qu'elles produisent à la fois sur plusieurs follicules adjacents, échappent à toute définition, et dont la détermination est encore obscure.
Les diverses variétés d'odontômes que je viens d'énumérer sont assez nombreuses pour qu'il soit utile de les récapituler dans le tableau suivant :