MÉCANISMES DIVERS DU RAMOLLISSEMEMT
boa de rappeler que le siic caDcéreux, composé d'une sérosité oii nag€nt les globules spécifiques du rincer, constitue Téléraent autogène des tumeurs cancéreuses, tandis que le tissu conjonclif ne Ûgure dans ces lumeurs qu'à titre d'élément adventice. Le ramollissement de Tencéphaloïde est donc dû à la prédominance tonjourf^ croissante des éléments autogènes par rapport aux éléments adventices; c'est-à-dire que b ramollissement s^effeclue lorsque le bïastème s*organise entièrement, ou du moins presque entièrement, eo noyaux et en cellules. Il est môme probable qu'à on certain moment, ceux-ci étouffent et détruisent la trame de tissu conjonctif qui exis^ tait pendant la période de crudité, puisque dans rencéphaloïde diffluent, on ne trouve, soit h l*œil, soit au microscope, que des traces insignifiantes de ce tissu conjonctif.
Tel est le mécanisme du ramollissement de rt:neéphaloïdc, et ou voit combien il diffère de celui qui produit le ramollissement du tubercule.
Le ramollissement du tubercule est une des phases de sa destruction, tandis que celui de Tencéphaloïde est une des pbases de son développement, de son accroissement InlerstitieL L'un est drt à Pinsuffisance de ta nutrition, au peu de vitalité de la substance qui supporte et unît tes globules; Tautre, au contraire, résulte d'une nutrition exnbérante, et dépend de la multiplication des éléments globulaires. Daiis le premier caSj une matière solide se dissocie, se liquéfie en obéissant aux lois de la nature morte : c'est une désorganisation; dans le second cas, des noyaux et des cellules se forment incessamment, par un travail d'organisation. Le nom de décadence (decay), qui convient au ramollissement du tubercule, a donc été employé à tort, par les auteurs anglais, pour désigner le ramollissement du cancer. Le cancer ramolli, loin d'être en décadence, est au contraire plus vivace, plus envahissant, plus menaçant que jamais.
Je viens de montrer, par deux exemples extrêmes, qu'il existe deux types, deux mécanismes parfaitement distincts de ramollissement Mais les productions accidentelles dont je viens de parler ne siint pas les seules qui puissent se ramollir; et il y a lieu de se de* mander quel est le rôle que jouent ces deux mécanismes dans le ramollissement des autres tumeurs.
Les épithéliômcs n'ont presque jamais de trame propre; ils doivent leur solidité à la résistance des tissus qu'ils envahissent, et au |.l«iii desquels les cellules épilhéliales sont infiltrées. Les fibres de ^em tissus, comprimées, étouffées par les cellules, dont le nombre va toujours croissant, finissent tôt ou tard par être détruites « et la