II. — MÉTHODES ATART POUR BUT DE DÉTRUIRE LA TUMEUR
^ .^ . .. 1 actuelle (.'er rouge);
Cautérlsauon en nappe { potentleUe (caustique).
m — MÉTHODES ATA:<T pour BUT D*E\TIRP£R LA TUMEUR.
1* Instrument trancliant ; *^o Lig)iture en masse ; 30 Écrasement linéaire ; 4» Gaivanocanstie ; 6» Cautérl.^tion linéaire.
dive; mais ce n'est pas seulenienl la âialbé&e qui persîs celte dispositian parliculière que les faits précédents no vélée, et que nous avons nppelée l'influence de la région dans les parties voisines de la cicatrice, et Ton compr pourquoi la répuUulalïon du mal se fait le plus ordinairei la région qui avait été atteinte par la première localisation.
Si Ton m'objectait que ces répullula tiens ne sont peut-ô parentes, qu*elles sont dues sans doute simplement à la tion d'un mal incomplètement enlevé, je répondrais que a amputé la cuisse pour un cancer du tibia, ou le bras pour de Ta van t-b ras, la récidive s*eifectue dans le moiguon^ c le plus près possible de la région qu'occupait naguère le f mitif, mais en un point où il ne restait évidemment aucum aucun prolongement, aucune racioe de la masse morbide*
Quant au3t cas ofi fa récidive se fait dans une région t rente de la première, dans Tutérus par exemple, après d'un cancer de laniamelie, oudansThumérus, après Tabl cancer du membre inférieur, ils sont incomparablement ] que les précédents. Je n'en connais qu'un Irés-petit nombr pies, tandis que les récidives qui obéissent à TinOuence de sont littéralement innombrables. |
Il résulte de Tétude que nous venons de faire des conrf président à la récidive des tumeurs, que ce phénomène es; dant de rinfeclion et entièrement difl'érent de la généralisi tumeurs de la récidive sont dues à la même cause que la tu mitive; elles révèlent Texistence d'une diathèse qui a?a inconnue jusqu'au moment de leur apparition ; mais elles j rindice d'un changement survenu dans Tétât général M elles donnent lieu aux mômes indications opératoires c meur primitive, et on voit dès lors combien il est essen di si i liguer des tumeurs par infection, qui sont au-dessus de h\ chirurgie.
l'objet principal des recherches relatives au Irailement médical des tumeurs. Les chirurgiens, trouvant dans la médecine opératoire une ressource suffisante, et étant d'ailleurs en présence d'une alTectioD qui, dans beaucoup de cas, peut, sans grand inconvénient, être abandonnée à elle-même, n'éprouvent pas un besoin bien urgent de recourir à des expériences thérapeutiques trés-Ientes et extrêmement incertaines. Il est possible, sans aucun doute, qu'un médicament pris à rintérieur ait la propriété de modifier la nutrition d'un tissa pathologique, alors môme que ce tissu serait indépendant de toute cause constitutionnelle. On a vu certaines tumeurs se flétrir et se résorber spontanément, c'est-à-dire, sous l'influence d'une cause inconnue, et, comme l'inconnu laisse le champ libre aux suppositions, il n'est pas défendu d'espérer qu'un traitement médical, hygiénique ou pharmaceutique, puisse amener ou favoriser cette heureuse terminaison. Les tâtonnements empiriques ou les essais raisonnes permetlront-ils de découvrir des médicaments doués de la propriété de faire résoudre telle ou telle espèce de tissu pathologique? Il serait imprudent de l'affirmer, aussi bien que de le nier. C'est le secret de l'avenir.
Mais, je le répète, ceux qui se sont attachés à chercher des remèdes internes propres à guérir, sans opération, les malades atteints de tumeurs, ne se sont occupés que très-subsidiairement des tumeurs purement locales; ce sont les tumeurs plus ou moins malignes, les tumeurs sujettes à la récidive, et avant tout les cancers, qui ont été l'objet de leurs expérimentations. Or, il y a ici deux éléments à combattre, la tumeur et la diathèse, et ces deux éléments, quoique étiologiquement liés l'un à l'autre, se maintiennent indépendamment l'un de l'autre. Supposez la tumeur enlevée, la diathèse persistera. Supposez la diathèse vaincue, soit par une modification spontanée de l'état général, soit par un traitement spécifique, et la tumeur, livrée à elle-même, dégagée de la cause qui l'a enfantée, continuera très-probablement à vivre et à s'accroître comme le font ordinairement les tumeurs purement locales. Le traitement médical ne pourrait donc réussir qu'à la condition d'être doublement spécifique, spécifique de la tumeur considérée en elle-même, et spécifique de la diaàièse. Ce serait le beau idéal de la thérapeutique. Mais n'est-ce pas trop attendre d'un seul remède? Existe-t-il un médicament doué à la fois de deux propriétés aussi distinctes? Cela parait peu probable, à en juger par l'expérience du passé, car on peut <Jire hardiment que presque tous les agents de la matière médicale ont été jusqu'ici vainement mis à contribution.
Remarquons toiiterob que ce sont pnocipaloment Jes mèdecim qui se sont livres à ce genre de recherches; et la nécessiié qui les' poussait élail d'aulanl plus pressante, que, se Irouvaritaux prises avec des lumeurs înlernes, inaccessibles au couteau, il oc leur reslait d'autres ressources que cetles de la pharmacie. Qn^nt aux chirurgiens, il faut bien avouer que la plupart d^eulre eux ont concentré toute leur attention sur les questions opératoires. C'est entre leurs mains cependant que la recherche des médicaments spécillques pourrdil oITHr le plus de chances de succès, car eux seuls peuvent sinipUner la situation et dédoubler les indications, en attaquant séparément la tumeur par des moyens chirurgicaux, la diathèse par des moyens médicaux. Parmi les centaines de médicaments que les médecins ont opposés aux cancers interr.es, il en est peut-être quelqu'un qui pourrait neutraliser la diathese; mais quand ni^me ils auraient eu la bonne fortune de mettre la main sur ce spécitïque, et de l'expérimenter avec persévérance, ils en auraient méconnu les propriétés* Voyant la tumeur continuer sa marche, et le malade mourir infecté par elle, ils auraient nattirelleraent pensé que le traitement avait été sans efficacité. L'expérimentation nVi donc pas été dirigée de la manière la plus convenable, et le souvenir des déceptions antérieures ne doit pas nous décourager. C'est aux chirurgiens qu'il appartient de reprendre les longues inveitigalions qui n'ont jusquici fourni aux mé^lecins que des résultats négatifs. Étant donnée une tumeur dialhésïque, il faut d'abord l'enlever et recourir ensuite avec persévérance aux médications internes qu'on suppose capables de neutraliser la diathése, c'est-à-dire de conjurer la récidive. Je ne prétends pas que personne n'ait suivi cette voie; mais lorsqu'on attend une découverte du hasard, — et n'est-ce pas le hasard qui nous a donné tous nos spécifiques? — il ne suffit pas que quelques praticiens fassent des tentatives isolées, il faut que tout !e monde se mette à l'œuvre. Je ne saurais donc trop inviter les chirurgiens à s'occuper, beaucoup plus qu'ils ne Tonl fait jusquici, du traitement médical consécutif h. Topé ration du cancer, et à ne con-
IEÎdérer cette dernière que comme un préliminaire indispensable, mais insuTllsant, Il y a une autre circonstance qui a certainement contribué h faire échouer les expérienoes thérapeutiques» et c'est ici surtout que les €on serine nces pm tiques de la classitleation moderne des tumeurs peuvent acquérir de rimportance. Trop longtemps on a confondu sous le nom de rancer toutes les tumeurs inquiélaoles; nous savons aujourd'hui qu'il y a dans cet antique groupe des cancers, des tu-
meurs de plusieurs espèces très-différentes, et il serait au moins singulier que le même remède eût la propriété de guérir toutes ces tumeurs, car nous ne sommes plus au siècle des panacées. Un médicament qui n'a aucune prise sur le cancer, en aurait peutrétre sur les fibrotdes, et réciproquement. Or, je ne crains pas de dire que personne ne s'est préoccupé de cette circonstance. Le spécifique in cancer, s'il existe, a pu être essayé sans résultat sur des tumeors non cancéreuses, déclaré inefficace, et abandonné. Ou encore, on médicament qui a paru produire de bons effets dans un cas, et qm a dès lors donné des espérances, a été rejeté ensuite, parce qu'il avait échoué sur des tumeurs différentes de la première* Je A'afr firme pas qu'il en ait été ainsi; je dis seulement q[u'il a /w en être ainsi, car c'est exactement ce qui est arrivé pour une méttode cht rurgicale extrêmement précieuse, la compression. Ce qui a eoliea pour un traitement externe peut s'être produit également pour ce» tain^ traitements internes. La compression méthodique des lmneiB%. essayée déjà par quelques chirurgiens, fut régularisée et ippl«|»fc en grand par Young et par Récamier. Ils citèrent de beaux exemptes de guérison, et crurent avoir ainsi guéri des cancers. On voulut les imiter : non-seulement on échoua, mais encore on crut remarquer que ce traitement accélérait souvent la marche du mal. La compression fut donc abandonnée. Mais lorsque le microscope eut appris définitivement à connaître les tumeurs mammaires hypertrophiqoes (adénoïdes ou adénomes), on put se demander si les succès de Young el de Récamier ne s'expliquaient pas par des erreurs de diagnostic. C'est ainsi que j'ai été conduit à reconnaître l'efOcacité de la méthode compressive, non plus comme traitement uniforme de toutes les tumeurs accessibles au bandage, mais comme traitement particulier des tumeurs hypertrophiques de la mamelle. Les résultats remarquables que j'ai obtenus par cette méthode seront indiqués dans la seconde partie de cet ouvrage. (Voyez le chapitre des Adénomes.)
11 faudra donc que désormais, dans les investigations relatives to traitement interne des tumeurs, on tienne compte des catégories établies par les recherches anatomiques modernes. Je ne prétends pas qu'on doive réussir; mais c'est dans cette voie qu'il faut chercher.
Au surplus, les expérimentations de ce genre, surtout ceMlfô qui auront pour but de prévenir la récidive du cancer, pourront être dirigées avec une grande hardiesse. S'il fut jamais une circonstance capable de nous autoriser à expérimenter sur nos semblables, c'est
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