COMPEKSSIOPÎ DES TUMEURS MAMMAIRES
quils ne soient pas appréciables au bout de viugt-qualre ou quaimiïte*buit heures. Le premier bandage se relâcbe donc prompte-' ment, et il est bon de le resserrer au boni de deux jours. Lorsque la j tumeur est peu volumineuse, le premier appareil peut rester en place plus longtemps. Les bandages ultérieurs doivent élre renouvelés plus souvenu parce que la résolution, si rapide au commencemenl, devient ensuite beaucoup plus lente. 11 m'est arrivé plusieurs fois, à la fin du traitement, de rester quiujse jours sans changer !e bandage.
Si la tumeur est ulcérée, le bandage doit être renouvelé au bout de vingt-quatre heures, par raison de propreté et par raison de prudence, parce que le pus, en s'allérâol, pourrait devenir nuisible^ On doit craindre aussi que la compression ne soit pas toujours bien supportée par Tulcère, et qu'elle n*y provoque des accidents de réaction. De là résulte la nécessité de surveiller Tétat des choses pendant les premiers jours* Mais après trois ou quatre jours, on peut Ctre ' rassuré à cet égard; on remarque en outre que la suppuration diminue pronipteiuent, ce qui permet de rendre les pansements de plus en plus rares.
Le bandage roulé peut élre remplacé, h la fin du Lraitement, par une ' espèce de corset sans baleines, en loile piquée, muni d'un petit diverliculum pour recevoir la mamelle du cùlé sain. Ce corset ne permet pas d*eîÊercer métbodiquement une compression énergique^ mais, lorsque la tumeur est déjà atrophiée, il suffit d'une pression légère pour mettre obstacle au mouvement fluxionnaire qui tendrait à se produire, si on laissait la maaielle en liberté; le corset remplit celte indication sans fatiguer les malades, et peut dès lors être maintenu avec avantage, jusqu'à ce que la guérisonsoildécidémeul conUrraée.
Le docteur Neil Arnolt, pour rendre la compression des tumeurs mammaires plus facile h appliquer et à supporter, a imaginé un ap* pareil composé d'un coussin h air, d*une contre-pelote^ d*un ressort d'acier passant sur Tépaule malade, et de plusieurs courroies entourant répaute et la poitrine. Cet appareil ingénieux et compliqué est décrit et %uré dans Touvrage de M. Walsbe (I). Je ne l*ai pas essayé, je ne l*ai pas même vu; mais il me parait certain, d'après la tigure» qu'il doit être construit spécialement pour chaque malade; car on sait combien varient, chez les femmes, la forme elle volume delà partie supérieure du thorax. On pourrait toutefois essayer d'y avoir recours dans les cas, d'ailleurs exceptionnels, où le bandage ordijiaire ne peut être toléré.
CO Wilib^i On Naturt ûnd Treatminî ùf Cancer, LoiadoOi iSi€, 1^-8, f- -09^210.