‹ Traité des tumeursChapitre 94 sur 140 · APPLICATIONS DIVERSES · texte numérisé non relu

APPLICATIONS DIVERSES

!K; mais les faits ne sont pas assez nombreux pour permetlrc d'en apprécier exaci€meut la valeur.

Le broiement des lïpôroe&, imaginé par Bonnet, de Lyon (1), peut ^érîr quelques limieurs peu volumineuses; mais c'est une mélbude Lrès-iucerlatne, J'ai vu cependant Thierry traiter de la sorte, avec succès, on lipome situé entre l'angle de la mât boire et rapopbyse naastoïde, chez un baiiquier de Paris qui ne voulait pas garder de Dicairice apparente. La tumeur était grosse comme un petit œuf de poule; il fallut faire, à plusieurs semaines dlnten-allCf trois séances de broiement; finalement la tumeur entra en résolution, et au bout lie six mois elle avait presque complètement disparu. Mais je sais ipie Thierry a échoué complètement dans uq autre cas. Ces deux faits sont les seuls qui se soient produits, à ma connaissance, dans la chirurgie parisienne, et je ne pense pas que le traitement des lipomes par le broiement soît appelé à survivre h son inventeur» Bonnet, de Lyon,

Cette mélhùdc me paraît au contrwe devoir être appliquée quel- [|UÊfois au traitement des ganglions lymphatiques engorgés d'une manière chronique, et pcrbiïstant depuis très-longtemps sans aucune Eendance à la suppuration, J*y ai eu recours plusieurs fois, soil par simple écrasement, lorsque la tumeur o*ètait pas très-dure (ce qui au reste est toujours assez douloureux), soit par section sous-cutaiiée, avec t'aiguille à cataracte. J'ai obtenu trois succès, ci j'ai échoué dans les autres cas. Une seule luis j'ai provoqué la fonnatiou d'un ibcès qui a laissé une cicatrice apparente. Du reste, je n'ai eu à regretter aucun autre accident.

L'écrasement des kystes synoviaux qui sont connus sous le nom turaïuïé de ganglmn$^ et qui sont si communs k la face dorsale du poigoet, est depuis longtemps admis dans la pratique. On n'ignorait ;»as que ces tumeurs communiquent quelquefois avec la synoviale adjacente, et on aiait sagement compris qu'il n'était pas prudent de les irai ter alors par les méthodes ordinaires, telles que l'extirpation, finmîon, l'injection irritante, elc. On croyait, il est vrai, qu'elles étaient souvent indépendantes de rarticulation ; mais les travaujt de M. Gosselio ont démonlré déCnîtivcmcut qu'elles se forment toujours dans le petits cryptes synoviaux, dont le goulot, d'abord simpîement "étréci, peut finir par s'ohlitcrer* Or, ces kystes renferment une maiére gélatineuse qui n'est pas assez fluide pour passer à travers une lurerture capillaire, de telle sorte qu'ils peuvent fitre irréductibles^

UuiMin de thérapeutique, t. XXXV, p. Cl- PuU, 181», ilt^**

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