‹ Traité des tumeursChapitre 95 sur 140 · ÉCRASEMENT ET BROIEMENT SOUS-CUTANÉ · texte numérisé non relu

ÉCRASEMENT ET BROIEMENT SOUS-CUTANÉ

môme sous une forte pression, alors même que leur goulot n*est pis encore complètement oblitéré. Il est donc impossible, sur le vivant, d'avoir la certitude que la communication n'existe plus, et la craiate de provoquer une arthrite dangereuse est devenue bien plus pressante qu'elle ne l'était autrefois. La méthode des injections, ordimirement si inoifensive, exposerait à faire pénétrer une partie da liquide irritant dans la cavité articulaire. La méthode de récrasemeol, qui met à l'ahri de toute crainte, constitue doue une ressource précieuse. Elle est d'une application facile lorsque la tumeur est supe^ flciclle, comme cela a lieu dans la région du poigneL Une pressioo croissante, faite avec les pouces, suffit ordinairement pour faire éditer la paroi du kyste, dont le contenu s'épanche sous la peao, et ne tarde pas à être résorbé. On maintient pendant quelques jouis une compression assez forte, à l'aide d'une pièce de monnaie entourée de linge, et fixée avec une bandelette de sparadrap, et on réussit presque toujours ainsi à produire l'adhésion des parois de la poche.

Lorsque la membrane du kjfete est trop résistante pour céder i h pression des doigts, on pourrait à la rigueur employer des mojens mécaniques plus énergiques; mais il est bien plus simple, et (dot aussi inoffensif, de recourir au procédé du broiement sous-cotioi. Un petit ténotome, introduit obliquement sous la peau, est poossé jusque dans le kyste, dont on divise les parois, suivant plusiems directions difi'érentes. Le ténotome étant alors retiré, on applique k petit bandage compressif. Je pra^tique ordinairement cette opéntioD avec une aiguille à cataracte.

Jusqu'ici j'ai toujours traité les kystes synoviaux du poignet, soit par l'écrasement, soit par le broiement. Je n'ai vu survenir ni accident, ni récidive; mais les récidives seraient fréquentes, si l'on se dispensait de maintenir après l'opération , pendant au moins une semaine, une compression exacte sur les parois du kyste.

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