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mètres cubes deviennent n X 2,3 pour 25 centimètres cubes d'urine, ce qui fait, pour 3 centimètres cubes d'urine ;
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La difTérence N — 0,3 n représente donc l'acide décinormal neutralisé par l'ammoniaque de l'urée de 3 centimètres cubes d'urine.
Comme 1 centimètre cube d'acide sulfurique déci-normal correspond à 0,003 d'urée, pour transformer le volume d'acide en urée et pour rapporter au litre, il
suffit de multiplier par les facteurs 0,003 et ' i ce
qui donne :
D'où cette règle bien simple : on multiplie par 0,3 le nombre de centimètres cubes d'acide sulfurique normal au quart fourni par le dosage de Sclilœsing et on retranche ce produit du nombre de centimètres cubes d'acide rfdci-normal fourni par l'opération d'après Folin. La différence représente, en grammes, le poids d'urée par litre d'urine (C. Sallerin).
B. Méthodes cliniques. — Pour doser l'urée, en clinique, on emploie surtout des méthodes gazométriques basées sur la décomposition de l'urée par les hypobromites alcalins. Nous rappellerons que cette réaction est exprimée par la formule:
C0/*^jJj + 3BrONa ^.3NaBr + CO» + Ai» + 2H»0.
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la nécessité d'une notable quantilé de réactif, il peut se dégager un peu d'acide carbonique provenant de l'oxydation du glucose et qui s'ajoute à l'azote, si l'on n'opère pas en présence d'un grand excès d'alcali.
En fait, il n'existe jusqu'à présent aucun moyen pour faire dégager par l'hypobromite de soude tout l'azote de l'urée. Ajoutons à cela que, parmi les constituants si complexes de Turine, d en est quelques-uns, comme la créatintne, l'acide urique, les sels ammoniacaux, qui cèdent, sous l'influence de rhypobromite, tout ou parlîe de leur azote. Néanmoins, malgré les imperfections de cette méthode, son application si simple et si pratique fait qu'elle est la plus couramment employée en clinique pour la détermination de l'urée et les résultats que l'on obtient, s'ils ne peuvent être utilisés pour fixer, d'une façon précise, le rapport qui existe, dans l'élimination des matériaux azotés de l'urine, entre l'azote total et l'azote de l'urée, sont suffisamment exacts lorsqu'il s'agit de connaître l'activité de la désassimilation azotée, surtout si, comme le recommande Yvon, on opère comparativement sur l'urine et sur une solution d'urée pure au titre moyen des urines normales.
Les appareils, généralement appelés ur^omèlres, qui servent au dosage de l'urée, sont nombreux ; nous ne décrirons que ceux qui, par leur dispositif ou leur technique, donnent les résultats les plus précis.
Parmi ceux-ci, il faut accorder la préférence à Vuréomètre à mercure d'Yvon et à i'uréomètre à eau de Moreigne.
a) Urëomèire à mercure d'Yvon. ^ Cet uréomètre, bien qu'étant le plus ancien, est encore celui qui donne les meilleurs résultats. Il se compose d'un tube de verre [fig. 3) ouvert à ses deux extrémités, de 40 à 45 centimètres do
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ÉLÉMENTS «ORMAUX 43
cubes du mélange (correspondant à 1 centimètre cube d'urine) dans la partie supérieure du tube. On soulève doucement l'uréomètre, le mercure descend et le liquide pénètre dans le réservoir inférieur de l'uréomètre; on a soin de ne pas laisser rentrer d'air. On lave le tube avec 2 à 3 centimètres cubes de lessive de soude diluée au 1/10% et nn fait pénétrer à leur tour les eaux de lavage dans le tube inférieur. On fait passer de la même manière 7 à 8 centimètres cubes d'hypobromile de soude et on ferme le robinet.
La réaction commence immédiatement, l'azote se dégage et vient se réunir audessous du robinet. Lorsque le dégagement gazeux est terminé, on soulève le tube de façon à ce que son extrémité inférieure se trouve dans la partie évasée de la cuve-éprouvette et , bouchant avec le doigt et sous le mercure l'extrémité inférieure du tube, on enlève celui-ci, on agile pour terminer la réaction et on plonge l'uréomètre dans une longue et large éprouvette remplie d'eau. On fait coïncider les niveaux de l'eau à
Fio. 4.
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suffît de faire, dans les mêmes conditions, paralif en employant une solution titrée prépare en dissolvant 0*',50 d'urée pui dans 500 centimètres cubes d'eau.
On prend 5 centimètres cubes de cette mant, par suite, 0»',0I d'urée, et on eff comme on l'a fait précédemment pour lui ainsi exactement le volume d'azote (ex] mètres cubes et dixièmes de centimètn pari centig;ramme d'urée dans les même
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température et de pressi dès lors, facile de ti'adui dans la première opération.
Ainsi soit V, le volume d'azote fourni p et V le volume d'azote dégafré par 1 ( d'urine, la quantité durée a; sera :
et le poids d'urée par litre d'urine sera d*
h) Uri^otnètre à eau de H. Moreit/ne. — nombreux uréomèlres ti eau qui, pour \\ résultats, ne peuventremplacer avanlagt mètre à mercure d'Yvon. Les uréomètres i généralement de nombreuses imperfet tous ces appareils, en effet, se manœuvre subissent de ce fail, des variations de l* influencent le volume gazeux; ilspossèden
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ÉLÉMENTS NOHMAUX 47
et compiend deux parties de dimensions différenles : la partie supérieure B, dont le diamètre intérieur est 1 centimètre et demi et a une longueur de 6 centimètres environ; la partie inférieure C, dont le diamètre intérieur est de 3 centimètres et a une longueur d'environ 7 centimètres. La partie supérieure du gazogène porte à 3 centimètres environ du robinet une ouverture qui communique avec le tube recourbé mn, d'un diamètre de 7 millimètres environ, lequel se continue par le gazomètre DM. Ce tube mesureur est formé de deux parties :
l'une renflée D et l'autre constituée par un tube bien calibré d'un diamètre égal à celui du tube A. Le zéro du tube mesureur est placé audessus de la partie renflée et a quelques millimètres sevdement du plan horizontal passant par le robinet H. L'ampoule qui fait suite au zéro correspond sensiblement au vo- . ..-...lume déplacé par le réactif, elle a pm. 3,
pour objet de diminuer la longueur du tube piesureur. Ce dernier est gradué en dixièmes de centimètre cube.
Tout l'appareil peut être plongé facilement dans une longue et large éprouvette remplie d'eau jusqu'au zéro du tube recourbé mn.
Lorsqu'il s'agit de faire le dosage de l'urée dans une urine au moyen de cet appareil, on opère de la façon suivante :
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deux premiers doigts, on soulève l'uréomètre de façon à diminuer la pression à Tintérieur et placer le gazogène au-dessus de la surface de l'eau. On tourne alors la clef du robinet de la main droite et on laisse le réactif s'écouler dans le gazogène en maintenant l'appareil dans une position verticale, ou plutôt, en l'inclinant très légèrement du côté du gazomètre. On ferme le robinet après avoir laissé pénétrer 10 à 11 centimètres cubes d'hypobromite de soude. On note très exactement, pour la seconde fois, le volume du réactif qui reste dans le tube A. En agissant ainsi, le réactif, par sa descente rapide lelong des parois de B, balaye tout sur sonpassageet, en particulier, rencontre l'ouverture du tube mn et produit en cet endroit comme une sorte de crible liypobromique, à travers lequel passe l'azote qui commence à se dégager.
La main gauche n'ayant pas changé de place et l'uréomètre toujours soulevé, on appuie avec la main droite l'extrémité inférieure du tube M contre la paroi de l'éprouvette, et on imprime avec la main gauche des mouvements de va-et-vient dans le sens horizontal. L'agitation du liquide dans le gazogène se fait alors très aisément ; la forme sphérique des extrémités de C s'y prête beaucoup.
La réaction, qui a commencé dès l'arrivée du rénctîF, se continue encore quelques instants. La diminution de pression produite dans l'appareil ainsi soulevé permet au gaz de se dégager du milieu réagissant avec plus de facilité.
On redescend l'uréomètre dans l'éprouvette ; on attend que le contenu du gazogène et la mousse gazeuse aient pris la température de l'eau. On peut reconnaître, par exemple, que ce point est atteint à ce que le volume de gaz reste invariable après plusieurs lectures successives.
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ÉLÉME>TS NORMAUX
le rendre plus simple et plus commode dans son opératoire.
Mais quelques auteurs, comme A. ChassevanI lerin, ont montré que certains échantitlons de c( sont susceptibles de précipiter un peu d'uré semble que l'emploi du sous-acétate de ploir en ne précipitant pas la totalité des matière! gères autres que Turée, convienne encore mieu
Pour faire cette défécation au sous-acétate de on prend 2o centimètres cubes d'urine et on 3 fO centimètres cubes de la solution ofTicinale d acétate de plomb, on agite et on complète avec distillée te volume de SO centimètres cubes. On on dose l'urée par l'un des procédés précédemm crits, en opérant sur 2 centimètres cubes de filtr valant à 1 centimètre cube d'urine.
Le sous-acétate de plomb, comme l'acide p tungstique du reste, n'élimine pas toutes les sut azotées susceptibles de se décomposer par l'hypot Aussi Freund et Topfer ont-ils proposé, pour le de l'urée, de séparer celle-ci à l'état d'oxalate et mettre cette combinaison redissoute dans l'eau i sage azotométrique ordinaire. On opère de 1 suivante :
On mélange 5 centimètres cubes de l'urine à ner avec S centimètres cubes d'alcool à 95°. On au bain-marie jusqu'à siccité. On épuise le rési de l'alcool absolu. On filtre et on distille le fill nouveau résidu est traité par 70 centimètres cub ron d'une solution éthérée d'acide oxalique. L d'urée précipité est recueilli sur un filtre, lavé i pour le débarrasser de l'excès d'acide oxaliqi desséché à 70 ou 80°. Ce sel est ensuite disso
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dans la cloche et l'éprouvelte. En faisant glisser la baguette de verre plein dans le bouchon, on rétablit l'équilibre. On incline l'appareil pour faire couler l'hypobromile dans l'urine, on agite doucement pour compléter la réaction. Le mélange des liquides doit présenter
une coloration jaune franc, indice d'un excès d'hypobromite; dans le cas contraire, il faut recommencer l'opération avec une plus grande quantité de réactif.
L'azole dégagé déprime l'eau dans la cloclie ; on place le tube à boules uur son support, on soulève la cloche graduée pour rétablir l'équilibre des niveaux de l'eau et on lit le volume d'azote dégagé.
On en déduit, comme dans l'uréomètre d'Yvon, le poids d'urée d'après le volume d'azote dégagé par 1 centimètre cube de la solution d'urée à 0"',50 0/0,
P. Regnard a dressé des tables (Voir p. 464) qui, d'après le nombre de centimètres cubes d'azote trouvé, en employant une prise d'essai de 2 centimètres cubes, donnentdirectementla quantité d'urée, suivant la température à laquelle s'effectue le dosage,
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ÉLÉME.NT8 NORHAL'X
Il donne, par kUogramme de poids, les quantités st vantes :
Enfanta de 4 ans 0 gr. 90
G. Carron de La Carrière et L. Monfet ont tronvé de leur côté, pour 1 kilogramme corporel, les proportions d'urée suivantes :
Enfants de 15 mois à Sans 0 gr. 61
— Sans à 10 — 0 — 65
Au contraire, les u H nés du nourrisson, à l'état normal, renferment une proportion d'urée moindre que les urines de l'enfant sevré ; elle est d'environ 0»',23 par kilogramme de poids et par jour (Parrot et Robin).
Chez le vieillard, alimenté par un régime mixie et avec un exercice modéré, l'urée éliminée est de 14^', 40 vers l'âge de soixante-dix ans et de 0'',23â par kilogramme de son poids.
En résumé, la quantité d'urée excrétée par un individu normal, rapportée à l'unité de son poids, atteint d'emblée son maximum dès le plus jeune âge; elle suit une progression décroissante jusqu'à l'extrême vieillesse ; elle reste à peu près stalionnaire entre dix-huit et quarante ans (Banal).
En général, le volume urinaire à une certaine influence sur l'excrétion uréique et on peut dire qu'une diurèse abondante faitaugmenter la proportion d'urée des vingtquatre heures-
DoliîHihvGoOgla
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tion de la désassimilation azotée ; suivan leurs, l'exercice musculaire n'aurait qu in^ignitiante. On est plus unanime pour i le travail musculaire exagéré augmente cette augmentation se fait surtout se heures qui suivent cet exercice immodéré
Pour ce qui est du travail intellectuel, mêmes opinions contraires que celles qi comme on vient de le dire, à propos de l'e lai PC modéré.
Une élévation de température de l'air am nuer l'urée en raison même de la transpi qui amène une excrétion urinaire moins ab suite, un entraînement moindre d'urée.
L'urée augmente encore, avec un régir mixte, par l'ingestion de limonade sulfu tains sels comme le chlorure de potassi ammoniacaux.oudepetitesdosesdephospl d'antimoine, de morphine, de codéine ou d< de quinine. 11 semble, au contraire, que 1'; de petites quantités de quinine dimim uréique; il en est de même de eertaii comme celle de thé ou de café.
Fixité du taux de l'urée chez des adi dont le régime alimentaire reste le même, veut étudier, au point de vue physiolog série d'analyses, les échanges nutritifs che il est indispensable, pour l'exactitude de; que l'individu soit soumis à un régime l'expérimentateur doit attendre que l'équi échanges intra-orga niques se soit établi.
Il résulte des travaux de G. Leven et
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