‹ Traité des urines; l'analyse des urines considérée comme un des éléments de diagnosticChapitre 16 sur 85 · ACIDE URIQUE · texte numérisé non relu

ACIDE URIQUE

- Azh/

L'acide unique existe normale ment dans Pur l'homme àl'élat d'urate acide de soude ou de polai un adulte en excrète environ O^^SÛà O^'jSO parjo

Chez les oiseaux et les reptiles, l'acide urique principal produit azoté dexcrétion.

Extraction de l'arine. — On évapore l'urine à de son volume et on y ajoute 2 à 3 0/0 d'acide ch drique concentré. On abandonne, pendant vingtheures, le mélange dans un lieu frais. L'acide uri dépose en formant un sédiment coloré.

Préparation. — On retire le plus souvent l'acide des excréments de serpent, qui en fournisser notable quantité.

Les excréments pulvérisés sont dissous dan solution formée d'une partie de potasse pour 2i ties d'eau, et la solution est maintenue à l'ébï jusqu'à disparition de toute odeur ammoniacale, la liqueur filtrée, on dirige un courant d'acide nique jusqu'à ce que le précipité, d'abord gélatine

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au bain-marie ; le résidu est additionné d'un pei moniaque ou de carbonate d'ammoniaque; on une coloration rouge pourpre qui passe au ve addition d'une goutte de lessive de potasse.

Origine. — Il est nettement établi que l'acide est, comme l'urée, un produit de déchet résultai désassimilation des matières azotées; maison ne ! encore, parmi les diverses substances proléiques qui donnent naissance à l'acide urique.

D'après Horbaczewski, la plus grande partie de urique excrété proviendrait surtout deladésassia de la nucléine des globules blancs et, si on obseï hyperexcrétiou d'acide urique à la suite d'une ali tion carnée, ce ne serait que par suite d'une ai tation de la proportion des globules blancs dans résultant d'une nutrition plus substantielle, ai tation qui implique une destruction égalemei active de ces organes lymphoïdes.

Les nucléoprotéides' des matières alimenlain tribueraient également à la formation de l'acide i

G. Ilopkins et B. Ilope ont fait observer que, période d'augmentation d'excrétion azotée qui i repas copieux, l'augmentation de l'acide uriqui durée plus courte que celle de l'urée ; elle ne se mi que dans les premières beures de la période d'Iiype

I. Les nucléoprotéides ou nucléoalbuiuLnes sont des DOÏdes phosphores formant surtout le noyau des cellules i et végétales. On les trouve surtout dans le pancréas, le foi» les organes riches en leucocytes (thymus, l'atej. Sous l'i des acides minéraux ou des alcalis caustiques, elles se déi en matière alhuminoïde d'une part et en nucléine d'autre [)epslne opère la même dissuciation; elle peptonile l'alhi laisse la nucléine inaltaquèe.

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Dosage de l'aoide urique. — On a longtemps employé, pour le dosage de l'acide urique, le procédé de Heintz, qui consiste à précipiter l'acide urique par de l'acide clilorhydrique et à recueillir, au bout de quarante-huit heures, le dépôt formé que l'on pèse, après lavage et dessiccation. On obtient, dans ces conditions, des résultats erronés ; aussi a-t-on publJéde nombreuses méthodes, basées sur la précipitation de l'acide urique à l'état d'urate insoluble.

Nous avons choisi parmi ces divers procédés ceux qui étaient d'une technique assez facile, tout en offrant, pour la clinique, des garanties d'exactitude suffisante. On peut les diviser en deux classes :

1' Méthode de dosage pondéral de Salkowski-I.udwig ;

2° Méthodes de dosage volumétrique.

i" Méthode db dosage pondrral de Salkowski-

LUDWIC.

Le procédé de Salkowski-Ludwig, pour le dosage de l'acide urique dans les urines, est celui qui donne les résultats les plus précis ; on ne peut lui reprocher que sa technique un peu longue qui exige des soins et une certaine habitude des manipulations chimiques. Il a servi et sert encore à contrôler la valeur des autres méthodes et, à ce titre, il doit être décrit avec détail.

La méthode de Salkowski-Ludwig repose sur le principe suivant : l'acide urique est précipité par l'azotate d'argent ammoniacal et en présence d'un sel de magnésie et de sel ammoniac. Il se forme un urate double do magnésie et d'argent que l'on décompose par le sulfure de potassium. La liqueur filtrée renferme tout l'aoide urique à l'état de sel de potasse; on décompose celui-

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ÉLÉMENTS KOEtMAtlX 6S

On prend alors 100 centimètres cubes d'urine auxquels on ajoute, en agitant continuellement un mélange de 10 centimètres cubes de la solution argentique et de lOcenlimètres cubes delasolution magnésienne. On laisse déposer pendant quelques minutes et on filtre filtre épais disposé sur un entonnoir à succion. ' deux ou trois fois avec de l'eau ammoniacale à 1 1 fait tomber le contenu du filtre dans un verre de B Les dernières portions du précipité adhérentes ; sont entraînées par un jet de pissette en ayant soi pas percer le filtre.

D'autre part, on fait bouillir 10 centimètres ci monosulfure de potassium étendu de 10 cent cubes d'eau ; ce mélange est jeté sur le filtre et oi le liquide sur le précipité que l'on divise avec so la liqueur sulfureuse au moyen d'un agitateur. On au bain-marie, pendant quelques instants, jusqu'à tout le précipité présente une couleur noire unifc on jette sur le même filtre que l'on épuise à l'eai lante. On réunit les eaux de lavage k la liqueur fi on acidulé le tout par H centimètres cubes d'acide c drique dilué au quart. On évapore au bain-marie ce que le volume du liquide ne soit plus que de 10 à timètres cubes et on abandonne dans un lieu frs dant douze à vingt-quatre heures. Par refn ment, l'acide urique se sépare à l'état cristall cristaux obtenus sont mélangés d'une petite quai soufre, on les recueille sur un filtre taré, on les d et on les lave à plusieurs reprises au sulfure de i et à l'éther.

On dessèche à nouveau à 110" et on pèse.

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ÉLÉMBNTB NOBHiUX 67

ajoute a centimètres cubes d'acide nitrique et S centimètres cubes d'une solution concentrée d'alun de fer. Puis, au moyen de la burette graduée, on laisse couler la solution de sulfocyanate Jusqu'à coloration rose du mélange. Comme la liqueur de sulfocyanate est trop concentrée, il en faudra moins de 10 centimètres cubes pour arriver à ce résultat: un calcul très simple permet de trouver la quantité d'eau à ajouter à 1 litre de liqueur pour la ramener au litre voulu.

Admettons, comme exemple, qu'il ait fallu 8",4 ; à ces 8",4, il convient d'ajouter 1",6 pour les porter à 10 centimètres cubes. Donc, à i litre, il faut ajouter :

Chaque centimètre cube de cette liqueur titrée précipite une quantité d'argent qui correspond à 0»', 00336 d'acide urique.

Ces liqueurs étant préparées, on mesure 50 centimètres cubes d'urine filtrée, que l'on met dans un vase à précipité de 150 centimètres cubes et on y ajoute un égal volume d'eau distillée. On mélange, d'autre part, 5 centimètres cubes de solution ammoniacale de nitrate d'argent et 5 centimètres cubes de solution magnésieune. Si un précipité de chlorure d'argent se forme, il suffit pour le.dissoudre d'ajouter un peu d'ammoniaque. Ce mélange limpide est alors versé, en agitant, dans l'urine diluée. Au bout de quelques minutes, lorsque le précipité s'est bien déposé, on décante la liqueur surnageante, on la remplace par un peu d'eau ammoniacale au 100*, qu'on décante à son tour, puis on fait passer le précipité sur un filtre et on l'arrose d'eau ammoniacale jusqu'à ce que

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qui limite ce précipité. Celui-ci est inlroduît, avec la partie du filtre qui le supporte, dans un vase à précipité de ISO à 200 centimètres cubes et dissous dans 5 à 6 centimètres cubes d'acide nitrique (le papier forme une pâte qui ne gêne en aucune façon le dosage) ; on peut aussi délacher le gros du précipité avec la spatule en platine et enlever les dernières parties avec la pissette; on a de cette façon une dissolution nitrique tout à fait limpide. En effet, le phosphate ammoiiiaco-magnésien se dissout rapidement dans l'acide nitrique ; l'urate d'argent est décomposé et l'acide urique mis en liberté trouble au début te mélange ; mais bientôt il est à son tour manifestement décomposé par l'acide nitrique, et la liqueur s'éclaircit.

Une fois le précipité dissous dans l'acide nitrique, on opère comme pour ajuster la solution de sulfocyanate, c'est-à-dire qu'on dilue à 80 centimètres cubes environ, on ajoute 5 centimètres cubes de solution d'alun de fer, puis on dose l'argent par le sulfocyanate.

Le nombre de centimètres cubes de sulfocyanate employé pour obtenir la coloration rose, multiplié par 0"',00336, donne le poids d'acide urique contenu dans les 50 centimètres cubes d'urine. Ce résultat, multiplié par 20, rapporte le poids d'acide urique par litre d'urine.

Quand on effectue comparativement le dosage de l'acide urique dans une urine par la méthode de Salkowski-Ludwig et par celle de Haycraft-Deroide, on trouve toujours des résultats plus élevés par ce dernier procédé volumétrique. C'est qu'en effet le nitrate d'argent ammoniacal précipite en même temps que l'acide urique à^aulres dérivés puriques, comme la xanthine et l'hypoxanthine, et des matières colorantes, de sorte qu'en dosant l'argent contenu dans le précipité argentique, on a le poids

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(les corps xanthiques

I''. DiToide a fait justi inléressanl pour la clinique de suivre les variations physiologiques ou patliologiques non seulement de Tacide unique, mais des autres dérivés puriques, dont l'orif^ine physiologique semble être identique pour ces diverses substances. Le procédé précédent dose donc les corps xantho-urtques, et il a son utilité dans l'analyse des urines.

B. Méthode de Denigès. — G. Denigès a rendu encore plus rapide cette estimation des composés xaothouriques en déterminant la quantité d'argent non précipité, dans une portion aliquotedu liquide filtré; car,dans la méthode Hayoraft-Deroide, ce qui exige le plus de temps, c'estd'attendrelafiltration complète des liquides, dont les dernières portions sont longues à traverser le filtre.

G. Denigès procède au titrage de l'argent non précipité, en utilisant la formation, en liqueur ammoniacale, du cyanure double d'argent et de potassium, et à se servir de l'iodure de potassium comme réactif indicateur.

Pour être mise en pratique, la méthode nécessite les solutions suivantes:

1° Solution A: On met, dans un matras de 1 litre, ISO grammes de chlorure d'ammonium, 100 grammes de chlorure de magnésium et on remplit aux trois quarts avec de Tammoniaque. On bouche et on porte le tout dans un bain d'eau à Sa'-dO"; après quelques minutes d'agitation et alors que les sels sont à peu près dissous, on achève de remplir jusqu'au trait de jauge avec de

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ÉLÉMENTS NOBUAUX 11

avec un égal volume de solution décinormale d'azotate d'argent (a 17 grammes par litre).

Cette solution argentiqne, ammoniaco- magné sienne, est donc (lemi-décinormale ; elle est beaucoup plus slable que les solutions neutres de sels d'argent et se conserve fort bien, même en llacons de verre blanc.

2° SoluliOD B : On place dans un malras de 1 litre 17 à 18 grammes de cyanure de potassium pur et sec et environ un demi-litre d'eau ; après dissolution, on ajoute 10 centimètres cubes d'ammoniaque, on complète le volume au litre et on filtre; cette liqueur est d'une conservation presque indéfinie.

Pour la titrer et la ramener à un titre décimal, on en met 10 centimètres cubes dans un vase de Bohême, on ajoute 100 centimètres cubes d'eau, 10 centimètres cubes d'ammoniaque, quelques gouttes de solution concentrée d'iodure de potassium ou un petit cristal de ce sel, puis on verse de l'azotate d'argent décinormal jusqu'à louche faible, mais persistant.

Soit t, la dose d'azotate d'argent ainsi dépensée. Si cette dernière eût été employée pour saturer l centi- -mètres cubes de solution de cyanure de potassium, celle-ci eût été équivalente h une solution décinormale d'argent; pour rendre telle la liqueur que nous avons préparée, il nous suffira d'ajouier {( — 10) centimètres cubes d'eau, à chaque 10 centimètres cubes de cette dernière.

Dans la pratique, on prendra, par exemple, 900 centimètres cubes de ce liquide (soit 90 fois 10 centimètres cubes), et on y ajoutera 90 fois(( — 10 centimètres cubes) d'eau ; on aura ainsi la liqueur cyanurée B ; son titre est à peu près invariable ; il suffît de le vérifier tous les

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ÉLÉMENTS NOHIUAUX 73

10 centimètres cubes de solution cyanurée, équivalente

N à 10 centimètres d'azotate d'argent — ■

On a donc :

[iO — x) + q = 10; d'oix :

telle est la proportion d'argent précipitée par 80 centimètres cubes d'urine, 1 litre d'urine en précipiterait:

et comme 1 centimètre cube d'azotate d'argent correspond à 0^',0168 d'acide urique, la quantité de composés xantho-uriques, renfermés dans 1 Htre d'urine et exprimés en acide urique, sera :

9 X ^ X 0 gr. 0168 ^ 3 X ^ = g X 0,21.

En d'autres termes, en opérant comme il vient d'être indiqué, il suffira pour avoir, par litre d'urine, la dose des composée xantbo-uriques exprimés en acide uriquei de multiplier par 0,21 le nombre de centimètres cubes d'azotate d'argent employés pour avoir un louche persistant dans 100 centimètres cubes du filtratum.

C. Méthode de Folin et Schaffer. — Lorsqu'il s'agit de doser seulement l'acide urique, nous employons le plus souvent la méthode de Fol in et Schaiïer dont la technique est facile et qui donne d'excellents résultats. Cette méthode est basée sur la précipitation de l'acide urique à l'état d'urate d'ammoniaque ; elle avait déjà été

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ÉLÉMENTS NOtlMAnX

1.000 centimètres cubes d'eau distillée. D'auti fait une dissolution de 3b%15 d'acide oxalique e hydratés, purs et secs, mais non efileuris •JOO centimètres cubes d'eau distillée chaude refroidissement, on complète le volume d Il s'agit maintenant de faire correspondrela e permanganate avec celle de l'acide oxalique, I on met dans une capsule 20 centimètres eu liqueur oxalique, 10 centimètres cubes d'ac; rique au 5*, on étend d'eau de façon à avoi 200 centimètres cubes. On chauffe vers 45 à moyen d'une burette graduée, on verse le pern jusqu'à coloration rose persistante. Si les deux étaient justement normales, elles se corresp volume à volume et on devrait trouver qu'il fai timètres cubes de permanganate pour oxyder mètres cubes de la liqueur oxalique pour ob teinte rouge persistante. Comme on a pris à d poids de caméléon légèrement supérieur au ch: rique, il faudra un peu moins de 20 centimèti On calcule, dés lors, la quantité d'eau que 1 ajouter à cette dernière pour que les deux liqu respondent volume à volume.

Ces deux solutions titrées se conservent bien dition qu'on les mette dans des tlacons jaunes mes, bien bouchés, dans une armoire de fa; mettre à l'abri de la lumière.

Ceci étant fait, on procède au dosage de l'acii dans les conditions suivantes :

On met, dans un flacon d'un demi-litre, 73 cei cubes de réactif et 300 centimètres cubes d'u agite et on laisse reposer pendant cinq minutes fdtre et on recueille 123 centimètres cubes (c(

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ÉLÉMENTS NUBMAtIX 77

Chez le nouveâu-né, l'acide urique est en quantité minime : entre six et sept jours, elle est de 0»',02i par vingt-quatre heures (Martin et Ruge); entre huit et dixsept jours, 0«',024 (Hecker); à cinq semaines de 0«',15 (UltzmanD).

Malgré l'incertitude qui règne encore sur l'origine de l'acide urique, il est certain que le taux de son excrétion dépend de l'alimentation : ainsi une nourriture animale peut provoquer une excrétion de 1"',30 et plus d'acide urique (Lehmannl, tandis que le régime végétal en diminue la quantité. — Pendant l'abstinence, cette proportion peut tomber à 0*',24 (J. Ranke).

Les boissons ont également leur influence : d'apri'S Genth, un individu qui ingère, dans les vingt-quatre heures, 12 à 1.300 grammes d'eau excrète dans le même espace de temps de 0=',52 à O'^Jl d'acide urique. Vienton à augmenter dans des proportions élevées la quantité de boisson, 3 litres à 3 litres et demi par exemple, les urines émises ne renferment plus que des traces d'acide urique. Nous avons vu que, pour l'urée, on observe exactement le phénomène inverse; il faut toutefois ajouter que cette afiirmation de Genth aurait été controuvée par Schôndorf.

La quantité d'acide urique varie avec les différentes émissions de la journée et, comme pour l'urée, son excrétion est maxima après le principal repas de midi pour diminuer ensuite et devenir minima pendant la nuit (Camerer).

Les bains froids, le travail musculaire exagéré augmentent l'acide urique.

Bain et Edgeoombe ont constaté une diminution de l'acide urique après absorption d'une eau magnésienne, tandis qu'une eau alcaline augmenterait son élimination.

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La créatinine est l'anhydride interne de la (acide méthylguanidylacétique). C'est un corps qui se trouve dans l'urine normale et dans la pr de 0"',50 à 1*',50 par litre, en même temps qu' petite quantité de créatine.

Extraction de l'urine. — G. Stillingfleet et retirent la créatinine de l'urine par une modifie procédé de Maly.

On traite plusieurs litres d'urine par S 0; solution saturée aqueuse d'acétate de soude 25 0/û d'une solution saturée de bichlorure cure. Il se forme un précipité que l'on filtrf diatemont, et le filtrat est abandonné au repos quarante-huit heures. La créatinine combinée au se dépose en petites masses sphériques cristall l'on recueille sur un filtre. Le précipité lavé esl suspension dans l'eau froide et on fait passer un d'hydrogène sulfuré. La liqueur filtrée est décol le noir animal, puis on la concentre sous one c présence d'acide sulfurique. Le chlorhydrate tinine se dépose en cristaux prismatiques. On r

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pas d'acétone, qui donne également la réaction de Weyl ; toutefois la coloration rouge rubis obtenue, avec cette substance, ne vire pas au vert par l'addition de l'acide acétique.

On peut encore mettre en évidence la présence de la créatinine dans l'urine par la réaction de JalTé : pour fcela, on additionne quelques centimètres cubes d'urine d'acide picrique et de quelques gouttes de lessive de soude étendue ; on obtient, à froid, une coloration rouge foncé que l'acide acétique fait virer au jaune. L'acétone donne également la même réaction, mais avec moins de netteté.

Origine. — La créatinine de l'urine semble avoir deux origines différentes : l'une endogène et qui proviendrait de la désassimilalion du tissu musculaire, l'autre exogène, d'où il résulterait qu'une autre partie de cette base serait fournie parla créatine et la créatinine de l'alimentation.

Voit avait pensé que la créatinine provenait de la créatine par déshydratation dans l'organisme et que cette transformation se faisait très vraisemblablement . dans le rein. Nous avons montré récemment que cette déshydratation était le résultat de l'action d'un ferment solubie sécrété par le tissu rénal.

Dosage de la créatinine dans l'urine. — On prend 240 centimètres cubes d'urine que l'on alcalinisc légèrement par de l'eau de chaux. On complète avec de l'eau distillée le volume de 300 centimètres cubes et, au bout de 5 minutes, on filtre. On prélève 250 centimètres cubes du filtrat correspondant à 200 centimètres cubes d'urine. Ce liquide est évaporé au bain-marie jusqu'à

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I2 i:niKE8 NORMALES

qu'il en reste environ 20 centimètres cubes; on y lute alors W centimi'tres cubes d'alcool absolu. Au ut de quelques instants, on dilue le mélange avec de Icool à 93°, de fai;on à avoir un volume de 100 centilires cubes, on abandonne au repos pendant vingtatre heures et on filtre.

\ 80 cenlimèlres cubes du filtrat et correspondant à } centimètres cubes d'urine, on ajoute du chlorure de c en solution alcoolique, on agite et on laisse reposer tout pendant trois ou <{uatre jours à la cave. On résille le précipité formé sur un filtre sans plis et taré,

le lave avec de l'alcool concentré, on le dessèche à )° et on pèse.

LepoidsP du précipité, multiplié par 0,62i4, donnera la )portion de créatinine contenue dans 160 centimètres

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, Salkoswki).

ITaristions physiologiques. — L'excrétion de la créatile augmente avec une alimentation carnée et diminue

contraire avec la diète; elle est plus faible chez le

illard que chez l'adulte.

,es urines du nourrisson ne contiennent pas de créa-

ne. Le travail musculaire est toujours suivi d'une perexcrétion très marquée de ce composé.

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