‹ Traité des urines; l'analyse des urines considérée comme un des éléments de diagnosticChapitre 24 sur 85 · I .HiT.Gooj^lc · texte numérisé non relu

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lÏLÉMEnTS NORMAUX 12S

toutefois il semble cependant admis que la proportion d'acide phosphorique est moindre pendant le travail musculaire que pendant le repoa (Igo Kaup, Œrtel). Le rôle de l'activité cérébrale n'est nullement démontré et si certains auteurs ont pu noter une augmentation, elle serait, suivant A. Gautier, due à l'excès d'alimentation.

Si on examine les différentes émissions d'urine des vingt-quatre heures, on constate que l'excrétion phosphorique est maximum après les deux principaux repas de la journée, pour diminuer pendant la nuit, et passer par un minimum le matin.

Les différents composés phosphoFés, ingérés par l'estomac, semblent avoir des influences diverses sur l'élimination de l'acide phosphorique. Les meta phosphates insolubles et les hypophoaphites ne font pas augmenter son excrétion; les phosphites, les métaphosphates solublea, les pyro et orthophosphates amènent, au contraire, une légère hyperexcrétion (G. Gamel).

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de l'acide sulfurique, des sulFates alcalins bt des dérivés suiroconjugués;

2° Son fre incomplètement oxydé, comprenant le soufre or^nique à l'état de sulfocyanure, de cystine el de taurine.

La quantité totale d'acide sulfurique éliminée en vingt-quatre heures, exprimée en anhydride sulfurique (S03), varie entre .2^',5Û Pt St^'.RO, dont le 1/10* environ est constitué par l'acide sulfurique des combinaisons suifo conjuguées (von Velden). La moyenne serait, d'après Voirin,de2e',88.

La quantité de soufre a l'état de combinaison organique (soufre incomplètement oxydé) est également variable ; elle représente de 10 à 20 0/0 du soufre urinaîre total, soit O^'jSO à O^'fiO par vingt quatre heures.

Réactions des sulfates dftns l'urine. — L'urine, acidifiée par l'acide azotique, est traitée par le chlorure de baryum; il se forme un précipité de sulfate de baryte ijisoluble même dans les acides. Le sulfate de baryte recueilli sur un filtre, puis desséché et calciné avec un peu de charbon, donne unemasse, qui, reprise par l'eau, et traitée par l'acide chlorhydrique, dégage de l'hydrogène sulfuré, qui noircit un papier imbibé d'acétate de plomb.

Origine. — Les proportions de soufre et d'azote de l'urine existent dans le même rapport que ces deux corps se trouvent dans la molécule albuminoïde; il en résulte que le soufre urinaire provient surtout de la désassimilation des substances protéiques des aliments et aussi de l'usure des matières albuminoïdes de l'organisme (G. Voirin et M. Lambert), Toutefois une certaine par-

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tie de l'acide sulfurique élimiDé tire également son origine des sulfates ingérés par l'alimentation. Le soufre incomplètement oxydé provient du foie (Voirin).

DOBag« du soufra nri&aira. — Pour connaitre la proportion des dilTérentes formes d'acide sulfurique éliminé par les urines, il faut procéder aux diCTérents

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une partie de carbonate de soude pur. On évapore au bain-marie et on ajoute au résidu une nouvelle dose du mélange oxydant. On calcine avec précaution, en ayant soin de chauffer toutes les parties latérales et supérieures du creuset, afin d'éviter un trop gran4 boursouflement, qui pourraitoccasionnerdes pertes de matière. Le résidu est dissous dans l'eau, et, dans la solution acidulée par l'acide chlorhydrique, on dose l'acide sulfurique.

Quel que soit le procédé de destruction de la matière organique, la liqueur filtrée, provenant de l'un ou l'autre des procédés précédents, est portée à l'ébuUition et additionnée d'un léger excès de solution de chlorure de baryum. On laisse déposer le précipité et on décante la liqueur claire sur un filtre sans plis dont on connat't le poids de cendres qu'il laisse à l'incinération. On lave le précipité par décantation, on entraîne enfin celui-ci sur le filtre et on continue les lavages jusqu'à ce que celles-ci ne se troublent plus par l'azotate d'argent. On dessèche le filtre et son contenu. On incinère séparément le filtre, et on humecte les cendres de quelques gouttes d'un mélange d'acide sulfurique et d'acide azotique. On évapore, on ajoute le précipité et l'on pèse après refroidissement du creuset dans unexsiccateur.

Le poids p du précipité, multiplié par 0,34335, donne la quantité d'anhydride sulfurique (SO*) contenue dans les 10 centimètres cubes d'urine. Pour traduire le résultat en soufre, il suffit de multiplier le poids p par 0,1373.

Le dosage du soufre total dans les urines par la méthode pondérale est une opération longue, et pourtant c'est la seule qui donne des résultats précis. Pour l'étude des échanges nutritifs et la détermination des coefficients urinaires, M. Folin a dû faire de nombreux dosages de soufre total et, pour faciliter l'opération, il a adopté la

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tCL')iiiti|ue suivante, qui lui donne d'excellents résullats: 1

On prend r)0 eenlimètres cubes d'urine, que l'on mel I

dunH un VHse d'Krlenmcyer de 300 centimètres cubus de I

capiicité ; un ajoute une petite pincée de chlorate de po- I

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ÉLÉMENTS KOftMALiX 131

tions et sans aucune perte de temps. Si le filtre ne semble pas suffieammentsec, on recommence cette opération avec 2 centimètres cubes d'alcool. Généralement le filtre brûle après l'alcool. On incinère le sulfate de baryte, et on pèse.

S" Dosage du soufre des sulfates minéraux et des DÉRIVÉS suLFOCONJUGiiÉs. — Procéde' Salkotoskt. —a) On fait un mélange de 2 Viilumes d'une solution d'hydrate de baryte et de 1 volume de chlorure de baryum, ces deux solutions étant saturées à froid. On verse 100 centimètres cubes de ce mélange dans 100 centimètres cubes d'urine. On précipite ainsi les sulfates, phosphates, carbonates, urates, etc; on filtre, et, avant de procéder au lavage, on prélève 160 centimètres cubes du iîltrat qui serviront au dosage du soufre des dérivés sulfoconjugués.

Le précipité barytique recueilli sur le iiltre est lavé .d'abord à l'eau distillée, puis à l'eau acidulée par l'acide azotique et, en dernier lieu, à leau distillée. Le sulfate de baryte, provenant des sulfates métalliques, reste seul , sur le filtre. On fait subir au Iiltre et au précipité le même traitement que dans le dosage du soufre total, c'est-à-dire dessiccation, calcination avec reprise des cendres par un mélange d'acide azotique et d'acide sulfurique et nouvelle calcination après évaporation de l'excès de ces acides. Le poids du précipité de sulfate barytique, multiplié par 0",34335, donne le poids d'acide sulfurique, calculé en anhydride (SO*), des sulfates métalliques de 100 centimètres cubes d'urine.

Si on veut exprimer le résultateu soufre, on substitue au coefficient 0,34335 celui de 0,1373.

ô) Dans cette seconde opération, on dose le soufre des dérivés sulfoconjugués (phénolsulfates), en utilisant les

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minéraux font augmenter l'éUmination du soufre total et, en particulier, celui des sulfates. Ceux-ci diminuentdans le régime végétal et dans l'inanition.

En général, les variations du soufre total sont parallèles à celles de l'azote. La proportion des phénolsulfates est très variable; elle est d'autant plus grande que la production descomposés phénoliques est plus active, particulièrement dans les cas de phénomènes accentués de putréfaction intestinale. D'après Muller, l'iDanition accroît l'élimination des phénolsulfates, MOnck prétend, au contraire, qu'il y aurait diminution des sulfates et phénolsulfates.

Le soufre incomplètement oxydé suit les variations du soufre total dans le régime carné ou dans l'inanition.

Le travail musculaire augmente la quantité du soufre total ^ suivant Benedickt et Beck, c'est le soufre incomplètement oxydé qui s'accroît d'abord et ensuite le soufre total. Le travail cérébral le fait diminuer.

L'ingestion de bromure de potassium et de salîcylate de soude augmente le soufre urinaire; la quinine agit en sens contraire. Le camphre, le calomel, la térébenthine font diminuer l'élimination des phénolsulfates.

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ÉT,ÉME^T8 KORMAtX 13")

ajoutant quelques gouttes de phénol phtaléi ne, et versant à l'aide d'une burette graduée une solution décinormale de soude jusqu'à virage au rouge.

Soit R, le nombre de centimètres cubes de solution alcaline employée, 10 — n représentent le volume d'acide sulfurique décinormal saturé par l'ammoniaque, et, par suite 10 — n X 0.0017 donnent la quantité d'ammoniaque qui correspond à 10 centimètres cubes d'urine.

2° Méthode de folin. — Ce procédé est basé sur ce Tait gue, si on distille un volume donné d'urine eii présence de la magnésie, l'ammoniaque préformée, c'eBt-àdire à l'état de sels ammoniacaux, passe h la distillation en même temps qu'une certaine quantité d'ammoniaque résultant de la décomposition de l'urée. Mais il est démontré que celte dernière proportion, originaire de l'urée, reste constante si on vient à distiller, pendant une durée égale à la première distillation, le liquide restant après l'avoir ramené au volume primitif avec un peu d'eau distillée (Berthelot et André).

Dèslops.on prend lOcentimètres cubes d'urine filtrée; on y ajoute de l'eau, de façon à avoir un volume de 430 centimètres cubes, on y ajoute de la magnésie récemment calcinée, et on distille exactement pendant quarantecinq minutes dans l'appareil d'Aubin, on reçoit le liquide distillé dans 10 centimètres cubes d'acide sulfurique décinormal en prenant les précautions indiquées à propos du dosage de l'azote total (Voir p. 106). Au bout du temps indiqué, on arrête la distillation, on rajoute de l'eau de façon à obtenir le volume primitif de 450 centimètres cubes et on recommence la distillation que l'on prolonge pendant quarante-cinq minutes, et le liquide distillé est condensé dans 10 centimètres cubes d'acide sulfurique décinormal. On procède alors au titrage

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