‹ Traité des urines; l'analyse des urines considérée comme un des éléments de diagnosticChapitre 30 sur 85 · S URINES NORMALES · texte numérisé non relu

S URINES NORMALES

autres que l'urée, des hydrates de carbone qui peuvent subir, 80UB l'influence de certains états pathologiques, une surproduction notable qu'il est intéressant de constater et qui échappe lorsqu'on se borne à la détermination du rapport azoturique.

, . urée

La valeur de ce rapport r- — est comprise

'^^ matières nxes "^

entre 50 et 55 0/0 (H. Moreigne).

6° Rapport des matières minérales aux matières fixes. — A. Robin a donné le nom de coefficient de déminéralisation au rapport qui existe entre les matières minérales

., „ , ,- matières minérales

etlcsmal,ere8riï.5tolaUs.Ce™pporl ^^,j,^^^ |,^^ —

est égal à 0,30 ou 0,32, c'est-à-dire qu'à l'état normal les matières fixes représentent environ 30 à 32 0/0 des matières fixes.

L'augmentation de ce coefficient a été observée par A. Robin dans la tuberculose et dans le diabète; Moraczewski a noté également une déminéralisation notable dans le diabète, quels que soient le traitement et le régime.

7° Rapport du carbone total & l'azote total. — Ce rapport, étudié par Bouchard, est peut-être le plus important, puisqu'il mesure l'activité hépatique.

Au point de vue physiologique, le carbone s'élimine par la voie pulmonaire à l'état d'acide carl)onique, par ta voie intestinale sous forme de composés biliaires et par les urines. Si la nutrition, pour une cause quelconque devient imparfaite, les produits de transformation incomplète des substances azotées et même hydrocarbonées augmentent dans les urines et la proportion du carbone éliminé par la voie rectale s'accroît.

RAPPORTS L'ROLOGIQOES

est de 0,87. Ce coefficient varie, suivant l'âge des individus ; ainsi, entre quinze et quarante-deux ans, il est de 0,76; entre qnarante-deux et soixante-dix ans, il est de 0,91.

Si, comme le dit le professeur Bouchard, le foie est l'organe qui, à l'état normal, agit avec le plus d'intensité pour détourner le carbone vers la voie intestinale et diminuer le carbone urinaire, une faible proportion de cet élément, éliminé par les urines, correspondra par suite à

inférieur à la moyenne ; une augmentation de ce carbone urinaire traduira, au contraire, une insuffisance hépa-

r tique, et le rapport -j— sera augmenté.

En un mot, le coefficient — mesurera l'énergie fonctionnelle du foie, et il sera d'autant plus inférieur à la moyenne 0,87 que la fonclion du foie sera plus parfaite. Ajoutons que le minimum ne doit pas s'écarter beaucoup du chiffre moyen 0,87, car il peut arriver que, dans certains cas pathologiques, il yait de l'ammoniurie, c'està-dire substitution partielle dans les urines de l'ammoniaque à l'urée, et cette ammoniaque, de par sa compo-

sition élémentaire, fait diminuer le rapport—-) puisqu'elle

renferme de l'azote et pas de carbone.

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