III. Groupe des protbides
Muclne urinaire (pseudomucine) ; Nucléoalbumines.
Propriétés et caractères généraux des albnc naircB. — l^es albumines sont des substances i
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ALBDUINE8 URI»AIRI::S 159
d'argent, de cuivre forment avec la plupart des albumines urinaires des combinaisons insolubles.
Le ferrocyanure de potassium et l'acide acétique précipitent toutes les albumines, sauf les peptones.
Quelques réactifs généraux des alcaloïdes, comme l'acide phosphomolybdique, l'acide pKospbotungstîque, l'iodnre double de potassium et de mercure, l'iodure de bismuth et de potassium, précipitent toutes les substances'albuminoïdes en liqueur acétique.
Les albumines se colorent à chaud en jaune orangé par l'action du réactif de Millon ' .
Les matières albuminoïdes sèches, dissoutes dans l'acide acétique cristallisable, donnent une belle réaction violette, quand on ajoute au mélange de l'acide sulfurîque concentré ( Adamkiewicz) .
Une solution aqueuse d'albumine, traitée par quelques gouttes d'une dissolution très étendue de sulfate de cuivre et par un léger excès de potasse ou de soude, prend une coloration violette ou lilas (réaction du biuret de Piotrowski).
1. Le réactif de Millon se prépare en dissolvant, à la température de iO°, une partie de mercure dans 2 parties d'acide azotique de densité 1,i2 ; lorsque la dissolution est complète, on ajoute au réactif le double de son volume d'eau.
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ALBUMINES CRINAIRES 161
met dans deux tubes à essai une certaine quantité d'urine filtrée, soit 10 centimètres cubes environ; l'un est porté à l'ébulUtion, puis on l'examine par comparaison avec le tube non chauffé pour voir s'il s'est formé un trouble on un précipité. On ajoute alors, dans le tube chauffé, 2 gouttes d'acide acétique dilué (acide acétique, 10 grammes, eau 100 grammes). Il est indispensable de ne pas mettre un excès d'acide acétique, qui pourrait redissoudre l'albumine précipitée.
Si le trouble ou le précipité disparait, c'est qu'il est dû à la présence de pbosphates ou de carbonates, qui étaient maintenus en dissolution par l'acide carbonique et que la chaleur a chassés. La persistance du trouble ou du précipité indique la présence de l'albumine.
L'urine peut contenir de la pseudomucine que l'acide acétique précipite; on s'en assure en versant dans le tube de comparaison un excès de cet acide ; si on n'observe pas de louche, c'est que la précipitation, dans le tube chauffé, est bien due k de l'albumine.
On a avantage à substituer l'acide azotique à l'acide acétique pour acidifier l'urine, on emploie alors, pour 10 centimètres cuhes de ce liquide, une goutte d'acide azotique au tiers qui dissout à la fois les phosphates etla mucine. Le moindre trouble observé ne pourra provenir que de l'albumine.
Il arrive quelquefois qu'il est difficile d'obtenir, par simple (iltration au papier, une urine limpide, et la recherche de l'albumine, surtout à l'état de traces, devient difficile ou impossible.
Différents auteurs ont proposé l'addition à l'urine de certaines substances, telles que la magnésie, l'alumine, le talc ou l'oxyde de plomb, pour faciliter la clarification; mais cette pratique, d'après Grûtzner, n'est pas
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recommandable, l'albumin ces produits insolubles. A saturer l'urine par du sulfi obtient de cette fa^^oii une pide, l'emploi du sulfate <j tion de l'albumine par la cl facilement mises en éviden
2° P*n I.ACIDE AZOTIQUE
LER. — Dans un verre à e)
timètres cubes d'urine fiiti
on fait arriver à la partie
azotique concentré, de façc
se superposent par ordre i
de l'albumine, on observe.
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d'épaisseur variable ; ai 1'
peut voir parfois un seco
couche d'albumine, et fornr
Celui-ci se trouve toujours à i ou 2 centimètres cubes
du niveau de séparation des deux couches, et, de plus, il
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tique, ce qui indiquerait la présence de pseudo-mucine ou de nucléoalbumines. Il suffit alors de filtrer, et, dans le filtrat, de verser le ferrocyanure de potassium.
4° Par l'acide trichlobacktiçue (réaction de Raabe). — L'urine filtrée, additionnée goutte h goutte d'une so- JutioQ aqueuse d'acide trichloracélique à 30 0/0, trouble ou précipite lorsqu'elle renferme de Talbumine, et le précipité ne disparait pas par l'ébullition.
L'acide trichloracctique insolubilise également les aU bumoses ; mais le précipité obtenu est soluble à chaud.
5° Par l'acidb suLFOSALicri-ionE {réaction de G. Rock et Praum). — Le réactif sulfosalicyli que se prépare en chauffant un mélange de 43 grammes d'acide salicylique avec 20, grammes d'acide sulfurique concentré; après refroidissement, onajoute, en agitant, 67 grammes d'eau. Pour la recherche de l'albumine, on ajoute, à quelques centimètres cubes d'urine filtrée, quelques gouttes du réactif suifosalicylique. La formation d'un trouble ou d'un précipité indique la présence d'albumine. Ce réactif est très sensible, puisqu'on peut par ce moyen déceler 0«',02 d'albumine par litre.
6° Par le sozoiodol [réaction de Guerin). — Le sozoiodol ou diiodoparaphénylsulfurique, en solution aqueuse à 10 0/0, est également un réactif très sensible des matières albuminoïdes. Il suffit de traiter 10 centimètres cubes d'urine filtrée par 10 b i^ gouttes du réactif ; on obtient, suivant la richesse du liquide en albumine, un précipité floconneux ou un trouble blanchâtre. Les urates alcalins et l'acide urique ne donnent pas de réaction.
Le réactif de Guérin précipite aussi les albumoses, les peptones et la plupart des alcaloïdes ; mais tous ces précipités sont solubles à chaud. Toutefois les nucléoalbu-
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mines donnent, avec le sozoîodol à froid, un léger trouble qui augmente par la chaleur.
7" Par le hkactif de Spiegler. — Ce réactif se compose de :
Sublimé corrosif 8 parties
Acide tartrique 4 —
Eau dislillt^e 200 —
Glycérine neutre 20 —
On met dans un tube à ossai I à 2 centimètres cubes de ceTéactif; puis on y ajoute de l'urine légèrement acidifiée par l'acide acétique ; au niveau du contact des deux liquides, il apparaît un trouble, s'il y a de l'albumine. Ce réactif décèle des faibles tracesd'albumine, mais il précipite en même temps les albumoses. Ce dernier précipité est soluble à chaud; par suite, si, en chaulTant le tube dans lequel on a opéré, le trouble disparaît pour réapparaître après refroidissement, il s'agit d'albumoses. Si, au contraire, l'action de la chaleur fait augmenter le trouble qui ne change pas lorsque le tube est refroidi, l'urine contient de l'albumine.
A. Dosage pondéral de' ralbumme (serine et globuline). — i" Par coagulation a la chaleur. — On prend 50 centimètres cubes d'urine que l'on additionne de son volume d'une solution saturée de sulfate de soude ; on porte le mélange àl'ébuUition dans une capsule de porcelaine ou mieux dans un vase à précipitation chaude et, lorsque le liquide bout, on y ajoute quelques gouttes d'acide acétique à 10 0/0, de façon à avoir une réaction nettement acide, et on maintient l'ébullition pendant une minute. On abandonne le liquide un instant à lui-même, pour que les flocons d'albumine puissent se rassembler,