‹ Traité des urines; l'analyse des urines considérée comme un des éléments de diagnosticChapitre 33 sur 85 · II. iKi ■.■Gooj(lc · texte numérisé non relu

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ALBUMINES URINAIRE9 ISS

et on verse le produit sur un petit filtre sans plis, préalablement séché à 100° et taré. On entraîne, avec un peu d'eau chaude et avec une spatule, les dernières parcelles du précipité d'albumine fixées au vase, on lave à l'eau le filtre et son contenu jusqu'à ce que les eaux de lavage ne précipitent plus par le chlorure de baryum, on laisse bien égoutter et on terniine les lavages d'abord avec de l'alcool, puis avec de Téther. Le filtre égoutté est séché à l'étùve à 100° jusqu'à ce qu'après refroidissement dans un exsîccateur son poids ne varie plus. Ce poids, diminué de la tare du filtre, donne la proportion d'albumine contenue dans 50 centimètres cubes d'urine.

2' Pak l'alcool phbniqué {procifdé Mt'hu). — La précipitation d'albumine s'efTectue à l'aide du réactif suivant :

Acide phénique cristallisé (OO gr.

Acide acétique du commerce 100 —

Alcoolà90° 200 —

On prélève 50 centimètres cubes d'urine filtrée après acidification parl'acide acétique ; on y ajoute 1 centimètre cube d'acide azotique et, goutte à goutte, en agitant, 10 centimètres cubes du réactif phénique. On laisse reposer pendant douze heures; l'albumine se rassemble en flocons; on la jette sur un filtre taré et desséché à 100°, et on lave avec de l'eau phéniquée froide à 5 0/0. On dessèche le filtre et son contenu à Tétuve chauffée à 100° jusqu'à invariabilité de poids par deux pesées successives faites à une heure d'intervalle. Le poids obtenu, diminué de la tare du filtre, donne la proportion d'albumine de jO centimètres cubes d'urine.

B. Dosage Tolumétriiiae de l'albamine. — Les dosages volumétriquea de l'albumine sont loin d'être exacts.

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vingt-quatre heures. L'altiuminG coagulée se dépose, et la division du tube à laquelle aflleure le cosgulum indique en grammes la proportion d'albumine par litre.

Ce procédé, séduisant par son application facile, ne donne même pas des résultats approchés, car, si on compare ses chiffres avec ceux que fournit le dosage pondéral, on trouve des écarts considérables. Ce qui s'explique par l'agglomération plus ou moins parfaite du coagulum albumineux, son tassement plus ou moins grand, ce qui est en rapport avec la densité de l'urine et par suite du mélange où s'effectue la précipitation, des secousses plus ou moins grandes que peut recevoir le tube placé dans une salle où l'on séjourne, etc., etc.

2° Méthode de Vassiléeff, — On prend 10 centimètres cubes d'urine très légèrement acidifiée par l'acide acétique, on y ajoute 30 centimètres cubes d'eau distillée et 2 gouttes d'une solution à 1 0/0 d'acide amido-azobenzène-sulfonique, matière colorante jaune. Au moyen d'une burette graduée, on verse goutte à goutte une solution à 25 0/0 d'acide sulfosalicylique jusqu'à coloration rouge brique persistante. A ce moment, toute l'albumine se trouve précipitée. Du nombre de centimètres cubes de celte solution acide employée, on en déduit la proportion d'albumine, sachantque 1 centimètre cube du réactif précipite 0«', 01006 d'albumine.

C. Dosage séparé de la serine et de la glohuUne (Méthode DE Hamuabstbn). — En principe, on insolubilise la globuline par le sulfate de magnésie en solution saturée; celle-ci, une fois séparée par le filtre, on dose la serine restée en solution par la méthode pondérale ordinaire. Si, d'autre part, ou a dosé en bloc la serine et la globuline, on pourra obtenir par difTérence la quantité

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poids obtenu, on retranche la tare du filtre, et on obtient la quantité de serine clierctiée.

On peut se dispenser de purifier et de peser la globuline, il suffit de faire un dosage d'albumine totale (globuline et serine, comme nous l'avons indiqué précédemment) et de doser la serine dans les eaux magnésiennes de fillration et de lavage. Par difTérence, on a le poids de la globuline.

ALBUUIMIBIE. — cnOLOGIE CLINIQUE

I/albuminurie est constituée par la présence de l'albumine dans les urines. Cette désignation est spécialement réservée au mélange de l'albumine à l'urine effectué dans le rein : c'est le résultat de l'extravasation de l'albumine des vaisseaux sanguins du rein dans les canalicules urinaires. Ce sont les albuminuries vraies.

On peut trouver également de l'albumine dans les urines lorsque, pour une cause quelconque, du sang, du pus, ou d'autres liquides viennent se mélanger à l'urine pendant le trajet de ce liquide. On a, dans ces conditions, des albuminuries fausses et, si les urines contiennent de l'albumine, c'est parce qu'elles sont mélangées à ces différents liquides de l'organisme. C'est ainsi que, dans la tuberculose et le cancer du rein, on trouve de l'hématurie et de la pyélite, et Texamen analytique des urines de ces affections décèlera l'existence de l'albumine qui aura pour origine le sang et le pus.

L'albuminurie vraie s'observe dans le cours de nombreuses maladies, et sa présence est toujours l'indice d'une altération de la membrane filtrante glomérulaire {Talamon), bien que H. Dignat admette des albuminuries fonctionnelles, c'est-à-dire survenant en dehors de toute

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éaion appréciable du filtre rénal, de toute afTection orgatique du cceur, ou de l'appareil circulatoire, de toute illération du sang, de toute infectioD, de toute intoxication, en dehors, en un mot, de toute cause org'snique ippa rente.

L'albuminurie est le syndrome capital des néphrites néphrites aiguës et néphrites chroniques ou maladie de ïright), elle est liée à des lésions profondes et diiïuses lurein. La qualité des urines et spécialement la nature le leurs dépôts, relativement aux cylindres du rein, )Ourrontêtre des caractères dislinctifs très utiles pour a différenciation des diverses néphrites (Voir p. 355).

Si on envisage les autres affections du rein, il existe, )our certains auteurs, de l'albuminurie dans la dégénéescenee amyloïde du rein; le passage de l'albumine dans es urines est presque de règle dans la syphilis rénale.

L'albuminurie peut s'observerdans toutes les aiïectioQS ligues, fièvre typhoïde, scarlatine, pneumonie, etc.; l'est l'albuminurie fébrile ou encore Talbuminurie des naladies infectieuses.

D'après Talamon, àla périoded'état de la tuberculose, îO 0/0 des malades ont de l'albumine dans les urines ; )n signale même, avant l'évolution de la tuberculose, me albuminurie prétuberculeuse.

L'albuminurie légère et transitoire se rencontre dans a syphilis à la période secondaire, au déclin des fièvres ntermittentes et dans la chlorose.

Les empoisonnements parlacantharide, le phosphore, l'arsenic, le plomb, le mercure amènent des lésions relaies avec albuminurie; l'élimination de certains médicaments, comme l'antipyrine, le sulfonal, le salicylate ie soude ou de certains produits résultant de la décomposition de ces derniers au sein de l'organisme pro-

voquenl également le passage de l'albumine dans les urines.

La fréquence de l'albuminurie pendant la grossesse est de 5,41 0/0 (Saft); elle n'apparail généralement que dans la seconde moitié de la grossesse, et c'est surtout à la fin qu'elle est observée. Elle est plus fréquente chez les primipares que chez les multipares.

Dans la dilatation de Testomac et chez les dyspeptiques, l'albuminurie est fréquente et, dans ces cas, elle est souvent intermittente; elle apparaît surtout après les repas (A. Robin),

On observe souvent de l'albuminurie dans ta goutte, l'obésité, le diabète et dans les afTections cardiaques et du poumon lorsqu'il se produit de la stase dans le système de la veine cave inférieure et, par suite, dans les veines rénales.

L'albuminurie peut avoir une origine nerveuse: elle peut-être passagère dans l'hémorrhagie cérébrale, dans l'épilepsie et, en particulier. après les accès, dans les attaques de efeZiVium (remens, dans le goitre exophtalmique, la méningite et le tétanos. Les autointoxications d'origine hépatique s'accompagnent aussi d'albuminurie. Ilexisteune variété d'albuminurie, dite orthostatique ou albuminurie de la station debout, que l'on rencontre chez les adolescents et principalement dans le sexe masculin : elle est caractérisée par ce fait qu'elle est donc intermittente et ne se produit que dans la station verticale et disparaît quand le malade est couché (J.Tessier).

Dans cette albuminurie intermittente, J. 'Fessier a observé un cycle urologique spécial : la présence de l'albumine dans les urines serait précédée d'une abondante émission de matières colorantes et serait suivie d'une forte décharge d'urée et d'urates.

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Méry distiDf^ue )e» albuminuries intermittentes, d'origine rénale, par opposition aux albuminuries intermittentes fonctionnelles parmi lesquelles il range l'albuminurie ortliostalique et d'autres variétés d'albuminuries intermittentes comme l'albuminurie prégoulteuse.-l'albuminurie hépatogène, les albuminuries digestives, l'albuminurie préluherculeuse. I,a présence intermittente de cet élément anormal exige donc l'examen fractionné des urines : c'est un point important en urologie.

A. Robin a décrit une albuminurie pliosphaturique, qui reconnaît, comme cause prédisposante, l'arthritisme et, comme causes déterminantes, le surmenage nerveux et la suralimentation.

Le froid, en supprimant la transpiration, peutamener le passage de l'albumine dans les urines.

A la suite de bains froids à 12ou 13° prolongés pendant deux à trois minutes, ou à 13" et 20° prolongés pendant quinze à vingt minutes, on observe constamment de l'albuminurie surtout chez- les sujets peu robustes. Cette albumine peut apparaître dix minutes après le bain, et durer quelques heures (Rem-Picci).

L'albuminurie est particulièrement fréquente dans les maladies infectieuses et la gostro-entéritedu nourrisson, oii elle prend la valeur d'un signe pronostique d'autant plus sérieux qu'elle est plus abondante (Zampiresco).

Nous répéterons encore une fois que, pour donner à l'albuminurie, en temps que syndrome urologique, totue sa valeur, il est indispensable d'examiner le dépAt urinaire, de rechercher et de différencier les diverses variétés de cylindres rénaux, de déceler les hématies, les leucocytes, dont la présence indiquera une altération organique rénale,

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Proportion d'albumine dans les urines pathologiques. — La quantité d'albumine que Von peut trouver dans les urines pathologiques est éminemment variable ; cet élément anormal peut exister seulement à l'état de traces difficilement dosables ou à des doses qui peuvent aller jusqu'à IS et 18 grammes, et même plus par litr^

Généralement, la proportion d'albumine quei une urine n'a paspour le clinicien une valeur ah comme le dit Ch. Talamon, cette quantité peu signe trompeur. La seule conclusion précise que tirer au point de vue du pronostic, c'est qu'une pr élevée d'albumine coexistant d'une manière per avec une polyurie de 2 à 4 litres est toujours < nostie grave.

La diminution de l'albumine accompagnant la indique l'arrêt du processus inflammatoire ou t sa tendance à se limiter.

Une forte proportion d'albumine dans une ur abondante, de faible densité, pauvre en urée, urique et en éléments minéraux, indique touji néphrite chronique avancée et comportant un tic grave [Ch. Talamon).

Une faible proportion d'albumine dans u colorée, peu ou moyennement abondante, d'uni normale ou élevée, riche en urée et en acide ur toujours d'un pronostic immédiat bénin (Ch. T

Le taux de l'albumine dans les urines a, en son importance dans les albuminuries de la gi Tant que l'albuminurie reste minima, c'est-s dépasse pas 1 gramme pour 1.000, on n'a pas à d'accidents du fait de l'albuminurie même, Quan minurie est abondante, c'est-à-dire dépassant 3 ) pour 1.000, le pronostic devient d'une sévérité

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