ÉUÉMEMT8 DE LA BILE DANS L CHINE. — CHOI.CRIE
siqiie, et elle donne avec la potasse et la soud solubles. Elle s'altère à l'air en a'oxydant et forme en biliverdine.
La bilirubine, traitée en solution alcaline p game de sodium, fixe de l'hydrogène etde l'ea à l'état de biliverdine. Par l'action de l'acide chargé de vapeurs nitreuses, elle donne les i matières colorantes signalées plus haut.
La biliverdine esl un produit d'oxydation d( bine; elle se présente sous ta, forme d'une pi foncé, insoluble dans l'eau et dans le chlnrnf soluble dans l'alcool, peu soluble dans l'éther.
Lespigments biliaires ont pour origine l'héi du sang, et ils se forment exclusivement dans
Caractères des urines ictériques. ~ Les ui riques ont une coloration particulière, jaune v verdâlre; elles ont parfois une teinte analog delà bière brune ; elles sont dichroïques ; exa pleine lumière, elles présentent à la surface un dàtre. Elles tachent en jaune la toile blanche ( à filtrer. Leur densité est, en général, un pi elles sont hyperacides et leur quantité dans quatre heures est un peu diminuée.
Certaines urines sont colorées en vert ou er nàtre et ne renferment pas de pigments biliai coloration se produit après l'absorption de i médicamenteuses, comme ta sanlonine, la rhu séné qui donnent de l'acide chrysophanique, li mine par les urines ù t'état de sels. Les i suivent l'ingestion d'acide salicylique, de s de salol, de bétol, etc., ont également une tcir moins brune.
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l°'RECHEncHE DBS ACIDES niLiAiREs. — On trouve assez rarement des acides biliaires dans les urines ictériques, car ces acides sont rapidement transformiis par le san(^ avant leur élimination par les voies urinaires. Toutefois Cassaët et Mongour ont établi que, dans l'ictère par rétention, les sels biliaires sont éliminés en plus grande quantité que les pigments.
On met en évidence les acides biliaires dans l'urine par les réactions suivantes :
a) Réaction de Pettenkofer. — On ajoute à l'urine quelques gouttes d'une solution de sucre à 10 0/0 et on verse goutte à goutte dans le mélange de l'acide sulfurique concentré et en agitant continuellement. Il faut éviter que la température nes'élève au-dessus de60à70". Si l'urine contient des acides biliaires, le liquide se colore en rouge pourpre très intense.
On peut encore effectuer cette réaction d'après la modification suivante de Slrassburger : on dissout 1 ou 2 grammes de sucre dans l'urine, on y trempe une bande de papier à filtrer que l'on laisse ensuite sécber. On la touche ensuite avec un agitateur trempé dans l'acide sulfurique concentré; il se forme, au bout de quelques minutes et au point de contact, une tache rouge pourpre, si l'urine contient des acides biliaires ; dans le cas contraire, on n'observe qu'une teinte brune par suite de la carbonisation du papier.
Suivant Mylius, la réaction de Pettenkofer est due au furfuLol produit par l'action de l'acide sulfurique sur le sucre. Le furfurol donne, en effet, une coloration rouge avec les acides biliaires.
Saikowski et Leube effectuent la réaction de Pettenkofer sur les acides biliaires isolés ; à cet efTet, l'urine est précipitée par addition d'acétate de plomb et d'un peu
ÉLÉMENTS DE LA BILE DANS L URIHE. — ClIOLUItlE
d'ammoniaque. Le précipité est recueilli lavé à Veau, puis traité par l'alcool bouills Les sels plumbiques des acides biliaires dans l'alcool. La solution est alors traitée gouttes de lessive de soude et évaporée à si marie. Le résidu est épuisé par l'alcool dissout le taurocholate et le glycocliolate évapore à nouveau jusqu'à disparition de traite le résidu par de l'éther en excès ;onob poisseux qui s'attache au vase dans lequ cette précipitation, on décante l'éther et < précipité dans l'eau et, sur celle solutior procède à la caractérisalion des acides bi. réaction de Petlenkofer.
b) Réaction de Vilali,^- L'urine est d avec du sulfure de plomb, nouvellement ] ejilever les pigments biliaires qu'elle pourr Le liquide iiltré est additionné d'acétate de peu d'ammoniaque, comme dans le procédé et Leuhe, on extrait les acides biliaires dit plus haut, et sur le précipité poisseux q taurocholate et le gljcocholato de soude, réaction suivante, indiquée par Vitali : on sidu un demi-centimètre cube d'acide i obtient une coloration jaune qui, par la ch rouge orangé et enfin rouge sang. En ajc plus d'acide sulfurique et chauiïant plus liquide présente une belle lluorescence i détruite par addition d'eau. Si on ajoute mélange sulfurique quelques gouttes d'eau < lablement étendue, on observe à la zone des deux liquides des stries vertes qui devii puis violettes eteniin rouges.
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â** Rbchbrchb DBS PIGMENTS BiLiAiRBs. — La présence des pigments biliaires dans les urines ictériqnes est constante ; la coloration particalière de ces nrines est souvent telle qu'on peut prévoir leur présence. C'est surtout, parmi les divers pigments de la bile, la bilibcrine qoe l'on rencontre. Cette recherche peut se faire par l'un des procédés suivants:
a) Réaction de Gmelin. — On mel, dans un verre à expérience, 20 à 30 centimètres cubes d'urine filtrée et, avec un tube effilé, on fait arriver au fond du verre 10 centimètres cubes environ d'acide azotique lé|3^rement nitreux. Si l'urine renferme des pigments biliaires, on voit se produire au niveau de séparation des deux liquides une série de zones colorées qui se succèdent dans l'ordre suivant en partant de bas en baut: vert, bleu, violet, rouge et jaune. La coloration verte est seule caractéristique des pigments biliaires.
On obtient facilement de l'acide azotique faiblement nitreux en employant de V<>(^'de qui a été exposé à la lumière solaire ou dans lequel on ajoute un peu d'acide azotique fumant. Si cet acide était trop ricbe en vapeurs nitreuses, l'urée serait décomposée et le dégagement des gaz produits, acide carbonique et azote, troublerait la réaction en mélangeant les liquides.
O. Roeenbach a modifié la technique de Gmelin: il fait passer une certaine quantité de l'urine sur un filtre en papier blanc ; lorsque le liquide s'est écoulé et que le filtre est bien égoutté, on retire ce dernier que l'on étale sur une assiette et on touche la surface interne avec un agitateur trempé dans de l'acide azotique nitreux. Aux endroits touchés, il se développe les cercles concentriques colorés dans le même ordre que précédemment.
b) Réaction de Gmelin-TrioUet. — i. Triollet a fait jus-
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tement remarquer que la réaction de Gmelin toujours suffisamment nette dans le cas d'une tement colorée par le sang, l'urobiline, ou pa ration des pif^ments autres que ceux de la bih urine albumineuEO peu riche en pigments bi plus, quand on fait agir directement une urii urée sur l'ocide azotique nitreux, l'nrée esl attaquée par l'acide hypoazotique, et il se p effervescence qui trouble la bonne marche d lion. Pour obvier à ces inconvénients, on o fai^on suivante :
On traite à chaud environ 50 centimètres cul par un excès de sulfate d'ammoniaque (en 30 grammes) pour précipiter, suivant le p Méhu, tous les pigments contenus dans I filtre rapidement sur du coton hydrophile, t tous ces pigments. Ce coton est ensuite Ira chloroforme chaud, qui dissout la bilirubint fuscine. On recueille la solution chloroform obtenue, et on la fait évaporer. D'autre finit d'épuiser le coton par de l'alcool chaud, pare à son tour de la biliverdine et de la bihpi le chloroforme n'avait pu dissoudre. Cette solu lique est à son tour filtrée, puis évaporée. 1 — chloroformique et alcoolique — sont quelques centimètres cubes d'eau distillée boi les solutions obtenues sont mélangées.
On se trouve alors en présence d'une se colorée, ne renfermant ni sang, ni albumine, urée, avec laquelle on obtient facilement la i Gmelin, pour peu que l'urine renferme des bile.
Dés qu'on fait glisser la solution à la i
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l'acide azotique nitreux, on voit apparaître, entre la solution et l'acide, deui zones colorées, une rouge %iolacé, et une jaune. Dix minutes après, un anneau vert s'intercale entre les deux zones colorées, et, cinq minutes encore après, on constate une belle coloration bleae qui prend place entre la zone rouge violacé et la zone verte. De sorte qu'à ce moment on a sous les yenx les colorations saivantes : ronge violacé, bleu, verl, jaune. Ces colorations, placées entre la solution et l'acide, vont en s'accenluant, pour atteindre leur maximum après une demi-heare ; puis elles se modifient de telle façon qu après deux heures il ne reste plus qu'une zone bleue entre deux zonesjaunes. Enfin, après cinq heures, il ne reste plus qn'nne coloration Dniformément jaune.
Grâce an perfectionnement de Triollet, on peut déceler des traces très faibles de pigments biliaires, là où la réaction primitive de Gmelin ne donne que des résultais incertains.
c} Réaction de Maréchal et Rosin. — On fait une solution d'iode dans l'alcool à 90°, à la concentration de 1 0/0. On verse avec précaution une couche de cette solution dans 1 urine à examiner. S'il existe de la bilirubine dans le liquide, on voit se produire un anneau vert au point de contact. '
A. Jolies emploie pour cette réaction le réactif de Hubl, qui se prépare en mélangeant an moment du besom : iode 0«M3 dissous dans 100 centimètres cubes it^ ^ ^^°' ^* ^"•^'i'^é corrosif 0«M6 dissous dans
centimètres cubes d'alcool au même titre. On ag'te energiquement, dans une éprouvettè, 40 centiforn^^ et? f """^ "^"^ * centimètre cube de chlorociilori.rBH\ "* centimètres cubes de solution de orurede baryum au I.IO-. Après quelques minutes
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de repos, on décante le liquide surnageant, et on traite le résidu par 2 à 3 centimètres cubes de solution de HQbl et 1 centimètre cube d'acide chlorhydrique concentré; on agite fortement. La présence dés pigments biliaires est indiqué par une coloration de là masse totale en vert ou en vert bleu. Si la quantité de bile est très faible, le précipité seul est coloré. Cette dernière réaction est d'une sensibilité extrême, et permet de retrouver 2/10» de milligramme de bniriibine dans 100 centimètres cubes d'urine.
d) Réaction de 0. ffammarsten. — On prépare tout d'abord un mélange de 19 volumes d'acide chlorhydrique à S5 0/0 et de 1 volume d'acide azotique à ^ 0/0, que l'on abandonne à lui-même pendant quelques jours, jusqu'à ce qu'il ait pris une couleur jaune. Onaddilionne, juste au moment de l'emploi, une partie de ce liquide acide de 5 volumes d'alcool à 95°, et on ajoute un peu de l'urine à examiner. Si celle-ei renferme même des traces de bilirubine, on obtient une coloration verte caractéristique.
Dans le cas où l'urine contiendrait d'autres matières colorantes, on précipite 10 centimètres cubes du liquide par quelques gouttes de chlorure de baryum, et une ou deux gouttes d'ammoniaque. On sépare le précipité de la liqueur par une centrifuga tion de quelques minutes, on décante te liquide, on ajoute quelques centimètres cubes de réactif acide sur le précipité que l'on met en suspension par une vigoureuse agitation, et on centrifuge de nouveau. Si l'urine contient des pigments biliaires, on voit la liqueur verte au-dessus du précipité incolore.
e] Réaction de Oluzinski. — Si Ton ajoute à Turin î ictérique un peu de formol, on obtient une coloration
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verdâtre au bout de vingt-quatre heures ; par l'ébullition pendant quelques minutes, il se forme une belle coloration vert émeraude, qui devient violette améthyste par l'addition de quelques gouttes d'un acide minéral, comme l'acide chlorhydrique, par exemple. Si l'on ajoute alors du chloroforme, celui-ci tombe au fond du tube à essai avec une coloration verte, tandis que le liquide surnageant conserve la coloration violette.
f) Réaction de Salkowski. — L'urine est faiblement alcalinisce par de la soude, puis on la précipite par une solution de chlorure de calcium très concentrée. On recueille sur un filtre le précipité formé, on le lave et on le dissout avec 10 centimètres cubes d'un mélange de 100 parties d'alcool à 95 et de S parties d'acide chlorhydrique. La liqueur acide est portée à l'ébullition. Si l'urine contient des pigments biliaires, cette solution acide se colore en vert ou en bleu. Après refroidissement, on ajoute lentement de l'acide azotique; la solution se colore successivement en bleu, en violet et en rouge.
CHOLHHIE. —
La présence des éléments de la bile dans les urines constitue la cholurie et se rencontre dans l'ictère qui, au point de vue clinique, n'est qu'un syndrome dont la cholurie est un des caratères.
La cholurie vraie, c'est-à-dire la présence des pigments normaux biliaires dans l'urine, résulte de la résorption de la bile, qui ne s'écoule plus dans l'intestin ; elle passe dans les lymphatiques du foie et de là dans le sang(cholémie) pour être ensuite éliminée par les urines.