‹ Traité des urines; l'analyse des urines considérée comme un des éléments de diagnosticChapitre 44 sur 85 · CHAPITRE V ÉLÉMENTS DE LA BILE DANS LimiNE. — GHOLDRIE · texte numérisé non relu

CHAPITRE V ÉLÉMENTS DE LA BILE DANS LimiNE. — GHOLDRIE

Les urines, dans certaines aflections du foie, peuvent contenir les éléments de la bile et, en particulier, les pigments biliaires et quelquefois aussi les acides biliaires. Ce syndrome constitue, avec la coloration de la peau et des muqueuses, l'ictère. 11 peut toutefois arriver qu'il y ait de la cUolurie sans coloration appréciable des téguments {A. Gilbert et L. Fournier).

Les urines contiennent tantôt des pigments biliaires normaux et elles forment la classe des ictères dits bilipMiques, tantôt des pigments modifiés seuls ou associés aux pigments normaux, ce sont les ictères qu'anciennement Giibler appelait hémaphéiques . Les urines des ictères hémaphéiques se caractérisent surtout par la présence en excès de l'urobiline et de son chromogène. Nous les étudierons à propos de Vurobilinurie.

Généralités sur les acides et les pigments normaux de la bile. — 1° Les acides glycocliolique et taurocholique forment les principaux acides biliaires; ils existent dans la bile à l'état de sels de soude.

l, ' acide glycocholique, de formule C"H'*AzO*, cristallise en aiguilles blanches, d'une saveur amère, à réaction acide; il est peu solubte dans l'eau, 1res ao-

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i.,iiia Aans l'alcool ; il est monobasiqae «t donne des lins solubles dans l'eau.

e glycocholique en solution aqueuse, traité à

ar les acides et les bases, se dédouble en glyco-

acide amino-acétique et en acide cholalique :

m"Az06 + HïO = Cï*H^i>0* 4- C^HKAiO»

glytotholique Acide cboliUque Gi^cuciillf

le taurochoHgue, C'*H^"AzSO', cristallise en i hygroscopiques, brillantes, amères, très soans l'eau et dans l'alcool ; il est monobasique, nde se dédouble, dans les mêmes circonstances de glycocholique, en taurine (acide amidoîséthiot en acide cholalique :

liSO' + H»0 - Gï*H«0» + AKHi-CHî-CHï-Sm

s pigments biliaires de la bile sont la bilirubine

tverdine. Cette dernière provient de la première

dation.

ste d'autres matières colorantes qui dérivent

i de la biliburine par oxydation et hydratation,

, ou par putréfaction de la bile: ce sont la

ne, la bilicyanine, la biliprasine et la cholélé-

Hrubine est une poudre jaune orangé, suscepcristalliser de sa solution chloroformique ; elle lubie dans l'eau, très peu soluble dans l'alcool l'éther, mais soluble dans le chloroforme, ce stingue de la biliverdine, qui est insoluble dans Ivant. Elle se conduit comme un acide monoba-

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