II. — SEDIMENTS ORGANISES
Les sédiments organisés des urines n thologiques comprennent les cellules é cellules du rein, les éléments du sang, sperme.
L'urine normale, abandonnée au repos, un sédiment nuageux très léger que 1 être constitué par du mucus et qui est t( formé de débris épithélîaux provenant d tion de l'appareil urinaire, débris qui sor le premier jet d'urine.
1" Gellnles épithéliales. — Les cellul peuvent provenir d'une partie quelconqui
Fio. 29.
et nous décrirons successiveme
épithéliales de la i
, du vagin et du
a) Les cellules épithéliales de la vessie présentent des aspects différents suivant qu'elles provienneot de la
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SÉDIMENTS tRlhAlREB Iules de la couche moyenne {fig. 29) son noyaux, ayant la forme de raquette celles de la couche profonde sont irré( et allongées [fig 30 b ).
Les cellules du vagin sont de grandi menteuses, larges et minces, à noyai transparent el, lorsqu'elles sont isolées souvent l'un des bords relevés [fig. 31)
Les cellules du rein et garticulièreme sinet sont petites, rondes [fig. 30 a], à i rent et avec un protoplasma finement ^
2° Cylindres récanx. — Dans l'étude dépôt urinaire, les cylindres rénaux soi bules blancs et les globules rouges, lei nisés, qui ont la plus grande valeur séméiologique.
L'examen microscopique des cylindre précautions : il faut effectuer la recherc obtenu par centrifugation de l'urine ré< car les éléments se dissocient facilemer altérées et subissant la fermentation a plus, il est indispensable de rendre le( apparents en colorant le sédiment pa par riodure de potassium induré ' , ou n vaut le précédé de Polacci, précédcmmi
Tous ces cylindres sont constitués pi amorphe fondamentale de nature prot forme le squelette, et colle matière a
\. La composition du réactif iodo-îoduré est
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lodunde pols'iiium
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d'après certains auteurs, est de l'albumine du sang coagulée se moule sur les tubes sécréteurs du rein dont ils alTectentlaforme. A cescylindresainsi constitués viennent s'ajouter d'autres éléments organisés, débris cellulaires, globules de pus ou de sang, granulations graisseuses, et on aura les diiTé rente s variétés des cylindres rénaux. a) Cylindres hyalins. — Les cylindres hyalins sont
formés seulement par la matière aIbumino!de fondamentale ; ils Bont transparents et souvent ils passent inaperçus dans l'observation microscopique, si on n'a pas le soin de n'éclairer que faiblement la préparation en orientant le miroir de façon à ce qu'une partie seulement de la lumière passe dans la partie optique du microscope. Leur grosseur est celle des cylindres granuleux ; quelquefois ils sont plus étroits, mais plue longs et très légèrement contournés ; ce sont les cylindroîdes {flg. 32).
b) Cylindres granuleux. — Les cylindres granuleux
SÉDIMENTS I)ltl»AIKE
diiïërenl des cylindres hyalins en ce sont plus nets et qu'ils renferment de ou moins fines {fig. 33 a et &) ; ils se lement par une partie amincie et tiennent assez souvent quelques héni blancs ou des gouttelettes graisseuse
c) Lorsque l'intérieur de ces cy de cellules des tubes du rein, pet quelquefois de cellules polygonales a des CYLINDRES dits épithbliaux oi
d) Les CYLINDRES HÉMORRAGIQUEI
hématies en plus ou moins grand granulations très fines ; il n'est pi même temps des leucocytes {fig. 34.
e) Les CYLINDRES cireiix, encore colloïdes, ont les dimensions des c; mais ils sont réfringents, nettemen fait varier légèrement la mise au
DianîRihyGoO^lc
OBIHES PATHOLOGIQUES
sont nets et présentent des incisions plus ou moins profondes ; ils sont droits sur une partie de leur lon-
FiQ. 3«.
ontournent en tireboucl nousse [fig, 35).
recherche des éléments figurés du T sur l'urine fraîchement émise, et
SËniM^ÎNT» URINAIRES 351
à ce sujet, nous n'avons qu'à répéter ce que nous avons dit
à proposdel'examendudépAt urinai
on place un peu du sédiment sur «
on recouvre de la lamelle et on exa
Los globules rouges apparaissent
disques circulaires do 6 à 8 [ii de d
biconcaves avec une légère dépree si
cette dépression ne s'observe plui rouges ayant séjourné dans l'urine, isolés : ils sont en même temps plus et présentent très souvent un doubi Dans l'urine concentrée ou qui a sul d'altération, les hématies apparai leurs bords et en partie décolorées vasation de leur hémoglobine {fig. î
On trouve rarement dans les rouges groupés en piles de monnt perçoit quand on examine le sang d
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4° Ph8. — Le sédiment purulent, examiné au microscope, laisse voir des leucocytes qui ontl'aspectde petits globules spliériques de S à 12 [j. de diamètre et granu-
Iar addition d'une goutte d'acide acétique à la Lion, les leucocytes sont plus apparents, et les au nombre de i à 4, deviennent visibles [fig. 'il). les urines ammoniacales, fermentées, les glo- -lancs sont souvent altérés ; ils deviennent plus ^eux avec des contours irréguliers, et les noyaux ^sent difficilement sous l'action de l'acide acé-
,erme. — Dans certains états pathologiques, homme peut contenir les éléments organisés ]me (spermatozoïdes); on peut encore en trouver lui-ci après l'éjaculation, et même dans l'urine nme à la suite du coït.
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UBINES PATHOLOGIQUES
petites cellules vésiculeuaes [fig. 39c)dispo8éesen rasgées ou en grappes, et quelques-uoes de ces cellules sont en y oie (le bourgeonnement.
UROLOGIE CLINIQUE DRS SÉDIHI
L'élimination des cellules épithéliales n'a qu'une valeur séméiologique secondaire ; toutefois, en se basant soit sur la quantité de ces sédiments organisés, soit sur la nature de certaines cellules, on peut déduire quelques observations intéressantes pour la clinique.
Dans la cystite, l'uréthrite et la pyélite, au premier stade de l'inflammation, on observe une desquamation abondante des couches superficielles de l'épithélium, et les urines contiennent de nombreuses cellules pavimenteuscs qui caractériseat le revêtement superficiel de la muqueuse vésicule. Dans l'inflammation suppurative qui lui succède, la lésion atteignant les couches moyennes de
aÉDlME>TS URINAIRBS 35S
l'épithélium od trouve, outre des globules de dus. des cellules épithéliales, en forme de raqu moyenne de la vessie ; celles-ci sont int vent déformées; les contours sont moii longements disparaissent (F, Guyon),
Lescellules rénales, rondes ouquelqut se rencontrent dans la plupart des altéi elles accompagnent les cylindres dan néphrites,
La présence de cylindres dans l'urir ne s'observe que dans des cas pathologi pas à l'état normal; elle est toujours malade (Albarran). Généralement, U accompagnée d'albuminurie.
Les cylindres hyalins, suivant certai raient aucune valeur diagnostique par vaut d'autres, lorsque ces éléments s accompagnés, à leur contour extérieui théliales et de leucocytes, elles caracté aiguë. Ils semblent surtout indiquei récentes du rein. On les trouve associ hémorragiques dans les néphrites infe
he& cylindres granuleux ont une vale plus grande; on les rencontre plus fré< liculiérement dans la néphrite aiguë et rénales. Lescylindros larges, finement granuleux, semblent être l'indice d'ui nique ; ils contiennent souvent des g
Les cylindres granuleux riches en g^ se voient dans la dégénérescence gra dans l'empoisonnement parle phosphor
Les cylindres épithéliaux sont l'ir
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SÉDIMENTS URINAIRI
moins grande quantité, leur pers dehors d'une inflammation aiguë, doi 1er le diagnostic d'une néphrite porti labyrinthe rénal.
<■ Les autres variétés de cylindres moindre pour le diagnostic d'une a:
cylindres hyalins qui sont, de beau plus fréquente, accompagnent généri circulatoires, mais n'ont en eux-môi ficatioQ caractéristique au point de
« Comme facteur du pronostic dan théliales, la recherche des cylindre valeur de ce qu'elle permet de diverses du processus anatomo-path fications des cylindres traduisant de toires.
n A l'état aigu, ils sont nombreux, lations compactes, d'un diamètre et d'une fermentation cellulaire active.
« A l'état subaigu, les formations gi rares, moins cohérentes : leur di Lorsque la sclérose secondaire tend tissu lésé, il semble qu'avec ce type s on note la présence de cylindres collo ne peut, sur ce point, formuler des ( étant donnée la variabilité de leur coi
H Enfin, si l'affection passe à l'i cylindres sont en quantité minime e cohésion moindre. Si l'affection guér cylindres disparaissent. Si le proci cicatriciel, les tubes, imparfaitement passer une quantité variable, généra!
bumine ; ils ne fournissent plus aucu
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« Ponr tons ces motifs, la recherche systématique des cylindres mérite de prendre une place importante en séméiolojij^ieiirinaire. »
Nous avons vu que les urines peuvent contenii', à I suite de circonstances d'ordre physiologique, des spermatozoïdes; mais, au point de vue pathologique, ils se trouvent surtout dans la spermatorrhée. Méhu a signalé leur présence dans l'urine de vieux diabétiques.
Pour l'urologie clinique du sang et du pus, le lecteur se reportera aux chapitres Hématurie et Pyurie.