CHAPITRE XV MODinCATIOirS PATHOLOOIQCBS DE L'ÂdDITÉ DRINAIBE
Là connaissance exacte du degré d" acidité des urines est très utile, puisque celle-ci doit se maintenir entre certaines limites, ef , lorsque cet équilibre est rompu, il en résulte des troubles de la circulation et par suite des états spéciaux que l'on appelle des diathèses, hyperacide ou hypoacide, suivant que l'acidité est augmentée ou diminuée. La détermination de ce degré d'acidité urinaire permettra donc de caractériser la diathèse qui domine la santé du sujet en observation et d'indiquer le traitement à lui opposer (H. Joulie).
D'après Trébeux, les chiffres de l'acidité urinaire paraissent plus élevés chez les hyperchlorhydriques.
Quincke a étudié les diverses conditions dans lesquelles l'urine devient alcaline, et Nicolaïdi les rapporte dans sa thèse. Ce sont les suivantes :
1" La résorption des épanchements a réaction alcaline provenant du tissu cellulaire sous-cutané ou des cavités séreuses s'accompagne de l'alcalinité des urines. Dans les néphrites, les affections du cœur, les pleurésies, l'ascite, lorsque les épanchements disparaissent par augmentation de la diurèse, les urines deviennent alcalines, et cela d'autant plus facilement que la résorp-
ACIDITÉ URmAIRE : MODIFICATIONS
tion est plus rapide. L'alcalinité i quand le aang provenant des hémoi il en est encore de même dans l'hé tanée ;
2" La réaction de l'urine est aie chlorhydrique de l'estomac, pour un ne rentre pas dans la circulation, vomisse, qu'il soit soumis à des lavi des médicaments alcalins, etc.
On à observé de l'alcalinité des cas de sténose pylorique avec t (Quincke),ou de gastrite chronique acide dans le rhumatisme articulai pendant la période fébrile; elle c alcaline pendant la convalescence (I
D'après Pfeiffer, l'acidité urinaire de moitié chez les malades atteints contraire, Russe Giliberti et Aies peracidité chez les goutteux ainsi riques et chez les diabétiques.
L'acidité est également augmenW la cirrhose alcoolique ati-ophique ; i scarlatine, on note une hyperacidi urines sont souvent neutres ou met pyélonéphrites avec polyurie troubl
D'après K. BufTa, les urines de nettement hypoacides, et le tratteme encore cette hypoacidité.
J. Nicolaïdi a étudié les variatic naire dans le cours des maladies, recherches que, dans la majorité de maladies aiguës que pour les maladi stationnaire ou l'aggravation coîncid
DianîRihyGoO^lc
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morbide caractérisée par un excès d'urée avec une polyurie de 10, 12 litres et plus, et une quantité d'urée minima de 30 à 33 (grammes et maxima de 130 grammes.
On peut poser presque en principe que l'on se trouvera en présence d'une excrétion exagérée d'urée toutes les fois qu'il existera de la polyurie, ce qui suppose une ingestion abondante de boisson qui, drainant les tissus, concourt à une augmentation de l'urée.
L'élimination de ce produit azoté augmente dans toutes les maladies fébriles parsuite d'une activité plus grande dans la désassimilation des matières quaternaires.
Dans la pneumonie, la quantité d'urée peut être triple de ce qu'elle est à l'état physiologique; toutefois il n'y a pas de relation entre le degré de fièvre et la quantité d'urée (Leyden et Unruh).
L'uréeestégalementaugmentéeau cours du paludisme et, en particulier, pendant toute la durée de l'accès fébrile.
Suivant Lancereaux, l'hyperazoturîe est un phénomène constant dans le diabète pancréatique, phénomène que l'on n'observe pas dans le diabète constitutionnel ou arthritique ; Bouchard, en effet, a montré que, sur cent diabétiques, l'urée était normale 40 fois ; W fois il y avait de rhypoazoturie, et hyperazoturie dans 40 cas.
Dans l'éclampsie, pendant les accès, laquantité d'urée est supérieure à la normale.
Les accouchées qui ont de la glycosurie éliminent généralement un excès d'uréf.
A la période initiale de la goutte, c'est-à-dire avant les manifestations goutteuses caractéristiques, on trouve toujours une hyperazoturie marchant parallèlement avec un certain degré de polyurie. Après l'accès, il y a également exagération dans l'excrétion uréique (Lecorché, Bouchard, Legendre).
DBÉE. MODIFICATIONS PATHOLOGIOUES
Parmi les affections du foie, il n'y que dans la cirrhose hypertrophiqu tère catharrat. Au cours de cette à sécrétion de TurinG et l'excrétion di évolution cyclique et parallèle : trè:
ces deux termes s'élèvent bientôt po dixième ou douzième jour, un chiffri d'urine et 33 grammes d'urée par i diurèse critique qui vient annoncera lescence ; puis ces deux courbes redi pour rejoindre bientôt le taux normi
2° Hypoazoturie. — La diminutio:
dans les vingt-quatre heures est sur dans certaines affections du foie et di atrophique alcoolique, la cirrhose h ictère chronique (maladie de Hanot abcès et le cancer du foie s'accompa zoturie notable. L'abaissement du lai affections hépatiques est un descaraet de l'insuffisance fonctionnelle de l'or;
Les affections valvutalresducœur,.
ont pour résultat une diminution d'u
Dans toutes les maladies du rein, miques des éléments de cet organe, azoturie variable avec la nature di pendant la période aiguë de la néphi de l'urée est abaissé, et redevient i fièvre diminue et, si la diminution pronostic s'assombrit. Dans la néph fuse le taux de l'urée est ordinairen la normale, malgré la polyurie, et quelques auteurs ont trouvé un cert
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LBISE8 PATHOLOGIQUES
e fait tient à rétimination d'un volume élevé r, d'après Fleisscber, lorsque la nourriture est lez un homme sain que chez un brightique, ce mine moins d'urée, La diminution progres- ! coïncidant avec l'oligurie fait craindre les êmie.
fièvre typhoïde, et pendant la période d'état, itient d'autant moins d'urée que la maladie ive; l'excrétion de ce composé diminue encore défervescence.
impoisonnement par le phosphore etrarsentc, tscence graisseuse du foie a pour conséquence dans l'élimination de l'urée.
é aussi un certain degré d'hypoazoturie dans alaxie locomotrice, la dilatation et le cancer c, et dans les urines émises pendant la conine.
tion de l'excrétion uréique chez les cancéné lieu à de nombreux mémoires, dont les mt souvent contradictoires.
■Championnière prétend que la diminution l'urée se rencontre chez les cancéreux, mais us ; elle est frappante dans les cancers visvec les progrès de la cachexie.
;et auteur, cette diminution s'observe égaleles tumeurs bénignes de l'ovaire, et cet état dans les lésions ovariques, peut donner l'inéchéance organique de la maladie, et fournir seignement au point de vue de l'intervention î.
play, Cazin et Savieire, l'hyoazoturîe n'est ite chez les cancéreux ; elle ne devient réelle e les malades ne peuvent plus s'alimenter.
ORÉE. — MODIFICATI
elle a'est qu'une manifestatii quand l'alimentation est ins
Rommelaere avait penst entre l'hypoazoturie et la \ travaux ultérieurs sont ven de cet auteur,
Tedenat et Reynes, entre de l'hypoazoturie. signe de cause peut être un cancer a' jiorte quelle autre alTection I une hypoazoturie qui fait pE dividu : hypoazoturie cons Téritahie diathèse.
D'après E. Vidal, le fait semble pas relever d'une ce mais elle s'observe chez d( lésion bien déterminée, suj verses raisons, souvent dj signes d'une nutrition diffi des névropathes, mangean théoriquement insufTisante.
azoturie des cancéreux est d ou à une dyspepsie prononc
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