CHAPITRE XIX
MODIFIGATIONS PÂTHOLOQIQUES DE DES GHLORDRES
Le taux normal du chlorure de sodii est de 1^ à 14 grammes dans les ving Cette proportion varie, nous l'avons vu de diverses circonstances physiologiqui augmente avec la quantité de sel marin de sorte que, dans l'étude des variatioi de cet élément, il faudra tenir compte facteurs. Dans les casd'hyperchlorurie rie marquées, on trouvera, au point de des chiffres extrêmes s'éloignant telle maie que le doute n'est pas possible variations d'origine pathologique.
1° Hyperohlomrie. — L'hyperchlorui surtout dans les affections où il existe ( l'exception toutefois de polyurie censée tiens du rein.
Ainsi, on note une élimination exagét dans le diabète sucré, le diabète azoturiq essentielle. Vogel cite un cas d'hyperc quable chez' un diabétique, qui, un
L,,.i.-, i vGoo^lc
INES PATHOLOGIQUES
hlorure de sodium en vingt-quatre
accompagne la diurèse qui succède lie.
il également augmentés à la seconde ysie générale (H. Rieder), dans les la folie, chez les maniaques et les ! boulimie et dans la congestion pas-
héniques, l'urine renferme un excès eupy) .
s de pelade, au début et à la période en même temps que de la polyurie, très considérable, et quand l'affecde guérison, le taux des chlorures !venir normal (Jacquet et Portes).
Lie fibrineuse et consécutivement à la udat fibrineux, on voit survenir une nte des chlorures (Frîedel Pick).
i chlorures dans le paludisme est nuée, mais non toujours, au moment ibriles ; l'excrétion chlorurique se lement après l'accès. Pendant la e aux accès intermittents, elle peut î8 très élevés, 30 à 40 grammes par
ose, l'élimination des chlorures déla normale pendant toute la période , de la maladie (A. Robin, L. Audi-
— L'hypochlorurie s'observe d'une raie pendant la période d'état des
CHLORURES. — MODIFICATIONS PATHOLOGIQCES 379
maladies fébriles aiguës, comme la scarlatine, la Aèvre typhoïde et la variole ; mais c'est surtout dans la pneumonie franche qu'elle est très sensible, au point que le taux du chlorure de sodium urinaire peut descendre à O'^bO en vingt-quatre heures et, pendant toute la période d'état, les chlorures se maintiennent àun chiffre très bas. Lorsqu'au cours de la pneumonie, la chute de température est rapide, on voit survenir une véritable décharge chlorurique, et l'augmentation est telle qu'à«elte époque il peut y avoir de l'hyperchlorurie très marquée. Toute rechute fébrile provoque une diminution nouvelle de l'élimination chlorurique et, si l'abaissement du taux des chlorures se prolonge au-delà du quatrième jour après la défervescence, le pronostic devient défavorable [A.-W. Rœhrich et B. Wiki).
Le relèvement du taux des chlorures pendant la convalescence n'est pas particulier à la pneumonie ; tous les auteurs le signalent pendant cette période de toutes les affections fébriles.
A la période cachectique de la tuberculose, l'élimination des chlorures descend de plus en plus à mesure que le dénouement fatal approche.
A la période terminale, les chlorures disparaissent presque complètement de l'urine.
Dans la chlorose, l'hypochlorurie accompagne l'hypoazoturie, et ces deux syndromes donnent la mesure de l'état des fonctions digestives (Hayem).
Dans la néphrite interstitielle et la néphrite aiguë, il existe de l'hypochlorurie, mais elle est surtout marquée dans la néphrite diffuse chronique, dite parenchymateuse.
Presque toutes les affections chroniques de l'estomac se signalent par de l'hypochlorurie (Jaccoud, Bouveret,
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