‹ Traité des urines; l'analyse des urines considérée comme un des éléments de diagnosticChapitre 67 sur 85 · DES SULFATES · texte numérisé non relu

DES SULFATES

Les variations pathologiques du s peuvent, comme dans l'étude des éléi se diviser en deux parties distinctes, si de l'hyperexcrétion ou de l'hypoexcrél sulfurés, car, dans une même airectîor trer par exemple, à la fois, soit une soufre total et une diminution du (soufre neutre de .Salkowski), soit e excrétion du soufre total avec une i.

mittante du soufre des acides sulfoconj

Nous passerons en revue les princip oitt été étudiées au point de vue de naire des substances sulfurées.

Un point semble définitivement aci dans toutes les maladies chroniques diminue et, d'après Voirin, cette dimin tât dépendre du régime que de l'aiTe inversement, dans toutes les maladies dans les pyrexies, le soufre total est a

Voirin, qui a étudié tout particuliè tions pathologiques des composés su]

DiunîRihyGoO^lc

3SS URINES FATHOLOOIQGES

le soufre total semble être diminué dans certaines affections aiguës et qu'en réalité son poids est proportionnel à la durée de la maladie. Il ajoute que plus l'évolution fébrile est courte, plus la quantité de soufre excrétée par Jour est considérable. C'est J'inverse qui a lieu pour une pyrexie à long cycle fébrile, par exemple celle de la fièvre typhoïde, dans laquelle il paraît y avoir une diminution dans les oxydations. Ce fait serait absolument contraire aux idées admises aujourd'hui sur l'origine de la chaleur animale.

Dans toutes les maladies où l'excrétion de l'azote se trouve accrue nu diminuée, le soufre total subit des variations de même seas, de sorte que le dosage de ces deux corps et des divers composés qui les constituent peut nous donner un compte exact de la désintégration organique (Voirin).

Le soufre complètement oxydé augmente dans le diabète sucré, le diabète constitutionnel ou arthritique et le diabète azoturique. 11 diminue ati contraire dana tous les cas de pelade, au début de la période d'état (Jacquet et Portes).

Dans la pneumonie, il y a hyperexcrétion du soufre total pendant toute la période fébrile, puis diminution brusque à la défervescence, et le taux du soufre redevient normal. Les sels des sulfoconjugués, au contraire, diminuent considérablement pendant toute la durée de la fièvre. A l'état normal, le soufre des sulfoconjugués est la dixième partie de celui des sulfates; dans la pneumonie, il n'en est plus que la seizième (Voirin). Le eoufre neutre, comme le soufre total, est considérablement accru (Lépine et Guérin, Voirin).

Dans la fièvre typhoïde, le soufre total et les sulfates sont plutdt diminués. Au contraire, il y a accroissement

StILFATEa — MODIFICATIONS PATHOLOGIQUES 387

du soufre des sulfo conjugués, ce qui tient à la résorption des produits de putréfaction intestinale (Baumann, Saikowski, Fiessinger, Voirin). Le soufre neutre ou incomplètement oxydé est également en proportion plus grande (Voirin).

Dans les affections du foie, la quantité du soufre neutre (comprenant le soufre organique à Tétat de sulfocyanure, de cystine et de taurine) par rapport à celle du soufre total est augmentée, et cet accroissement est déterminé par des lésions de la glande hépatique, qui provoquent une augmentation dans la sécrétion de l'acide taurocbolique et, par suite, dans l'élimination de la taurine (Voirin).

Chez les tuberculeux, le soufre neutre est accru, ce qui ne doit pas surprendre, et, comme Voirin le fait justement remarquer, la raison en est que les phtisiques ont souvent des lésions du foie dont la plus caractéristique est la dégénérescence graisseuse de cet organe, et l'élimination du soufre neutre dans la tuberculose est de même signe que dans les maladies du foie.

Œschner de Coninck a étudié l'excrétion du soufre chez les arthritiques, les rhumatisants et les goutteux. Voici ses conclusions :

1° Chez les arthritiques rhumatisants ou goutteux d'âge mûr, l'oxydation du soufre à l'état de sulfates est, comme on pouvait s'y attendre, notablement abaissée ;

â° Chez les sujets plus jeunes, atteints des mêmes diathèses, celte oxydation se trouve simplement dimi-

3° Chez les rhumatisants ou goutteux d'âge mûr, Toxydation du soufre à l'état de phénol s- sulfates varie dans d'assez fortes proportions ; chez les uns, le chiffre des phénols-sulfates est assez élevé pour compenser le

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imiNE3 PATHOLOGIQUES

oxydation du soufre en sulfates ; chez les autres, i est infiniRient plus faible ; iz les arthritiques plus jeunes, la formation des sulfates atteint, en général, un chilTre peu élevé. lumé, tout ralentissement de la mitrîtion, dans où Bouchard a employé ces mots, trouve son ïn chimique dans le chiffre des sulfates.

à la réaction qui donne naissance dans l'orgaiix phénols-sulfates, son intensité parait être l'un reste d'énergie vitale chez les hommes qui

plus jeunes. Certains de ces sujets oxydent lais réagissent plus. L'auteur veut dire par là enèse intra-organique des acides phénols conju-

le processus qui reste le plus actif chez eux.

à ce point de vue, une différence intéressante

arthritiques étudiés.

KODinCiTIOITS FATHOLOQIQ DE L'AHHOE

L'excrétion de l'ammoniaque (K',66 pendant les vingt-quatre tion exagérée, observée dans pathologiques, constitue l'amm

L'augmentation de l'ammoni signes de l'insuflisance hépatiqi lement avec une diminution d'u

Le taux de l'ammoniaque pe triplé dans la cirrhose et le car dans l'atrophie jaune aiguë de c Stadelmann, Kieke, A. Frankel

L'accroissement du chiffre de encore dans l'inanition, les fîèv états dyspnéiques et le diabèt coma.

A. Goujet s'est demandé s'il syndrome urologique à une al de ses états morbides. 11 pensi que c'est à la diminution de l'aie attribuer l'ammoniurie, en raisf fois que l'alcalinité du sang te

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