‹ Traité des variations du système musculaire de l'homme et de leur signification au point de vue de l'anthropologie zoologiqueChapitre 13 sur 116 · COMPRESSEUR DES LÈVRES · texte numérisé non relu

COMPRESSEUR DES LÈVRES

Syn. : Compressor labil ; Reclus labii Aeby : Muscle de Klein ; Muscle de la succion. Il n'est pas mentionué dans les Xoinina analomica.

Ce muscle qui a été bien étudié par Klein', Aeby - et mon ami le professeur Wertheimer, de Lille ^ a été découvert par Luschka '\ Bien développé chez le nouveau-né où il me paraît constant, je l'ai vu manquer quelquefois chez l'adulte. 11 n'existe pas chez les Primates inférieurs, [es Prosiniiens (Ruge), le lapin (Clmrpy, Poirier, Roy).

ELEVATEUR COMMUN DE LA LÈVRE SUPÉRIEURE ET DE L'AILE DU NEZ Boyer, Bichat)

Syii. : Élévateur ou releveur superficiel (Cruveilhier) ; Grand sus-ma.villo-labiul (Chaussier) : Élévateur commun interne de l'aile du nez et de la lèvre supérieure (Malhias Duval) : Rhinœus (Cowper) : M. pijramidalis ; M. pyramidalis narium ; Capuf anf/ulare musculi quadrafi labii super ioris (IIeiiIe^,N. a.): Xaso-labial elevator; Muscle du samjlot, du pleurer à chaudes larmes (Duchenne. de Boulogne).

Absence. — Il peut manquer en totalité (Cruveilhier, Anat. du sijl-

' Klein. Zur Kenntniss des Daues der Mundlippen. ^Viea, 1869.

■ Aeb\'. Arch. f. microsc. anat., 1879.

' Wertheiiuer, Arclt. rjén. deméd.. 1883.

* Luschka. Zeilschrif'l /. rat. med., 1863.

^ La couche musculeuse qui recouvre le nez et la lèvre supérieure est le plus souvent

tème nerveux, 2" livraison). J'ai noté son absence des deux côtés sur un enfant, mort de méningite tuberculeuse.

Quand un des faisceaux qui le composent fait défaut, c'est ordinairement le faisceau nasal.

Anatomie comparée. — Le releveur commun de l'aile du nez et de la lèvre supérieure est représenté chez les Equidés, les Ruminants et les Carnassiers par le muscle sus-naso- labial (maxillaire de Bourgelat) et le releveur propre de la lèvre supérieure, par le muscle sus-maxillolabial (releveur de la lèvre antérieure de Bourgelat). Le sus-naso -labial manque chez le jjorc, le mouton, la chèvre.

Indépendance des deux chefs dans toute leur longueur ou division de l'un des deux chefs. — Santorini a décrit comme un muscle distinct, sous le nom de Pijramidalis socius, le faisceau nasal séparé dans toute sa longueur du faisceau labial '.

Le faisceau d'insertion aux os du nez peut être double.

Sur un nègre M. Chudzinski a vu ce faisceau naître de l'os nasal par deux chefs qui allaient rejoindre le faisceau externe fixé isolément à l'apophyse montante du maxillaire supérieur.

Anatomie comparée. — En étudiant le muscle suivant nous fournirons une interprétation des subdivisions et de la multiplication des releveurs. Bornons-nous à dire seulement, dès à présent, que chez le fourmilier, le manis, le blaireau, l'élévateur commun de l'aile du nez et de la lèvre supérieure est divisé en deux muscles complètement distincts - et que sur le fœtus de gibbon M. Deniker a trouvé deux releveurs communs de la lèvre supérieure et de l'aile du nez : un superficiel et un profond.

Variations des insertions et connexions plus intimes avec les

très épaisse. <• J'aipu la disséquer, dit M. le professeur Hartmann, de Berlin, tant cliez les AnUiropoides que chez d'autres Siiif/es, même du nouveau monde, jusque dans ses détails, c'est-à-dire y distinguer les muscles zygomatiques, l'élévateur propre de la lèvre supél'ieure, l'élévateur commun de l'aile du nez et de la lèvre supérieure. Duvernoj', Alix et Gratiolet ont réussi à le faire sur les An/hropoïdes qu'ils ont disséqués, Macalister et Bischolf ont fait de même. L'élévateur commun de l'aile du nez et de la lèvre supérieure était très large chez le f/orille que j'ai eu à ma disposition. Elilers prépare le petit zygomatique, les élévateurs de la lèvre supérieur et de l'aile du nez du r/orille suivant la méthode indiquée p ir llenlc comme une pièce unique, sous le nom de muscle carré de la lèvre supérieure (micsculus quadralus lab'd superlorls ). » Hartmann. Loc. cit., jd. 118.

' Santorini. Tab. L

- Meckel. Anal, coinp. Paris, 183?, t. VIII. p. Î>o0-ÔG3.

muscles voisins. — M. Chudzinski affirme que dans les i-aces de couleur, les élévateurs superficiel et profond de la lèvre supérieure sont intimement unis. Pour les séparer il faut avoir recours aux moyens violents. Dans ces conditions les limites des deux muscles sont purement artificielles. Nous avons parlé des connexions que le muscle en cause a avec le frontal et l'orbiculaire des paupières. Chez quelques sujets il a même des rapports intimes avec le pyramidal ou le canin.

Anatomie comparée. — L'élévateur commun du nez et de la lèvre supérieure des Ruminants est confondu avec l'élévateur propre de cette lèvre, au point de ne constituer avec lui qu'un seul muscle qui est fort, carré et dirigé d'avant en arrière'.

Chez les Solipèdes le sus-naso- labial est composé comme chez l'homme de deux chefs dont l'un, l'antérieur, est superposé, et l'autre, le postérieur, est juxtaposé au grand sus-maxillo-naml (pyramidal du nez de Bourgelat, canin des anthropotomistes). Dans le bœuf^ les deux branches du sus-naso-labial ne sont pas diposées comme chez les Solipèdes, c'est la branche antérieure qui recouvre les deux muscles précités, (Chauveau et Arloing.)

Selon Strauss-Durckheim l'élévateur propre de la lèvre supérieure du cliat « se trouve appliqué sur l'apophyse nasale du siagon, où il naît et est confondu par des fibres superficielles, en dedans avec l'élévateur commun de la lèvre supérieure et de l'aile du nez et en dehors avec le palpébral. En bas il adhère fortement au petit zygomatique^ ».

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