‹ Traité des variations du système musculaire de l'homme et de leur signification au point de vue de l'anthropologie zoologiqueChapitre 53 sur 116 · PETIT COMPLEXUS · texte numérisé non relu

PETIT COMPLEXUS

Absence. — L'absence de la totalité du muscle a été notée par M. Macalister- et moi (à droite seulement chez une femme), et celle de la partie moyenne, par Sœmmerring^

Anaïomie comparée. — Bien que M. Macalister affirme que ce muscle manque chez les Ché'woptèreii^ il a été trouvé dans le Vespertilio miirinus par le professeur Maisonneuve. 11 faisait défaut chez YHyœna crocuta disséquée par MM. Young et Robinson.

' Lesbre. Loc. cit., p. .^9.

-Macalister. Cal. cil., p. 6i.

' Sœmmerring. Loc. cit., p. 183.

Segmentation du muscle. — Il peut être constitué par deux chefs distincts fixés tous deux, en haut, à l'apophyse mastoïde et, en bas, le supérieur et interne, aux 5 dernières vertèbres cervicales, l'inférieur et externe, aux 5 premières dorsales. Chez un nègre dont le petit complexus était formé par deux corps, l'un commençant à la 7- cervicale, l'autre à la 3% cette segmentation n'existait qu'en bas. (Chudzinski.)

Intersections aponévrotiques. — La masse charnue du petit complexus est communément divisée en deux ou trois ventres par une ou deux intersections aponévrotiques transversales.

"Variations des insertions. — Ses faisceaux d'origine peuvent descendre jusqu'à la 8° dorsale. Le professeur Macalister Fa vu naître par deux faisceaux seulement des 6*" et 7" cervicales. Chez un nègre disséqué par Chudzinski, il s'insérait à la fois sur l'apophyse mastoïde et sur la ligne courbe supérieure de l'occipital dans une étendue de plusd'un centimètre.

Anâtomie comparée. — D'après Duvernoy, « l'insertion du petit complexus à l'apophyse mastoïde et à une petite partie de la ligne courbe supérieure de l'occipital est constante chez les Singes anthropomorphes » . Dans le fœtus de gorille de Deniker, le petit complexus se portait beaucoup plus en dedans que chez l'homme ^ .

Connexions plus intimes avec les muscles voisins. — Il peut échanger un plus ou moins grand nombre de fibres avec le grand complexus . le long dorsal, le transversaire du cou ou l'ilio-costal. Quelques auteurs, notamment Henle, rattachent, d'ailleurs, le transversaire du cou et le petit complexus au long dorsal sous les noms de longissimus cervicis et de longissimus capitis.

TRANSVERSAIRE DU COU

Variations des insertions. — Pour Albinus il n'aurait jamais moins de 4 et jamais plus de 8 faisceaux d'origine aux vertèbres dorsales.

' Deuiker. Loc. cil., p. 129.

L'insertion sur l'atlas est excoplionnello, celle sur l'axis ost regardée comme normale par Tlieilo.

Faisceaux surnuméraires et connexions plus intimes avec les muscles voisins. — Chez un nègre, M. (Ihudzinski a (l'ouvc au-dessous du petit complexus «un second muscle qui naissait par un plan tendineux de l'apophyse mastoïde et se terminait par deux faisceaux charnus l'un très grêle sur l'apophyse transverse de l'atlas, l'autre assez fort sur le tendon alloïdien du transversa ire du cou. » Luschka a donné le nom d'accessoire du j^etit complexus « à un petit muscle dil'iicilement isolable, qui naît par cinq tendons des apophyses trans verses des 2 premières dorsales et des 3 dernières cervicales et va à l'apophyse transverse de l'atlas en envoyant un faisceau au petit complexus ' ». J'ai vu plusieurs fois, comme M. ïeslut, un faisceau du transversaire du cou se porter sur l'apophyse mastoïde.

Anatomie comparée. — Dans le fœtus de gorille de Deniker le transversaire du cou était uni au petit complexus. Ce mode de conformation exceptionnel chez l'homme et les Siur/es est normale chez un grand nombre àa Mammifères d'un ordre moins élevé. «Chez les Carnassiers dit Cruveilhier, la portion cervicale du transversaire est bien plus considérable que chez l'homme à cause du rôle de la tète et du cou, dans la préhension d'une proie ({ui résiste et qui a un poids considérable. »

Dans le chien, les Solipèdes, les Ruini?iants, le porc, on désigne sous le nom de petit complexus deux corps charnus parallèles qui s'insèrent en commun sur la série des tubercules articulaires cervicaux et jusque sur les deux premières apophyses transverses ^dorsales, d'une part, et qui se terminent de l'autre, le premier sur l'apophyse mastoïde, le second sur l'aile de l'atlas : le premier est un longissimtts capitis, le second un longissimus atlanticus.

« On pourrait, dit M. Lesbre, les décrire isolément sous ces deux noms qui auraient pour équivalents dans le langage ordinaire : petit complexus de la tête et petit complexus de l'atlas. Ellenberger et Baum nomment le dernier long de Vatlas'^ . »

Le nombre des faisceaux d'origine et de terminaison du transversaire

Lusclika, //( Beaunis et Bouchard. .Vo«t'. ÈUm. d'unat. descripL, 3" cdit.. p. 213. ' Lesbre. Loc. cit., p. Ô6.

du cou est, comme celui du muscle précédent, essenliellement variable. D'après Albinus, ce nombre oscillerait entre deux et huit, Le transversaire du dos est si souvent uni au transversaire du cou que le professeur Krause les décrit comme un seul muscle.

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