CARRE DES LOMBES
Le nombre des apophyses transverses des vertèbres lombaires auxquelles il se lixe est loin d'être constant. En plus de ses faisceaux d'insertion aux apophyses lombaires, il peut présenter des faisceaux d'insertion aux corps des 10® et 11'" dorsales, au corps de la 10" dorsale seulement, aux corps des vertèbres lombaires et même à la partie inférieure de la H*" côte. Ces variations sont en rapport avec les variations de nombre des vertèbres lombaires dans la série animale, et mémo chez l'homme, par suite de la sacralisation de la dernière lombaire. Chez le chien et le chat oîi le carré des lombes est formé seulement par les faisceaux ilio-transversaires, ceux-ci s'échelonnent sous les apophyses Iransverses lombaires, qu'ils revêtent d'une manière complète et s'étendent sur les deux dernières côtes et les deux derniers corps vertébraux dorsaux (Lesbre).
C'est dans les Animaux sauteurs^ à reins voussés, chez le lièvre et le lapin par exemple, que le muscle dont il s'agit atteint son maximum d'épaisseur et de force, il est de beaucoup le plus développé des muscles sous-lombaires. Dans les Ruminants, les Solipèdes, le porc il est, au contraire, très mince et ne couvre que très incomplètement les apophyses costiformes lombaires.
Les descriptions qu'on a donné de ce muscle sont très dilîérenles. En France, on le divise généralement en trois portions : une portion iliocostale, une poriion lotJibaire et une porVion transverso-costale. D'accord avec la généralité des anthropo-zoologistes, je pense qu'il est plus
logique do le diviser en deux portions que l'on doit considérer comme des muscles primitivement distincts : une portion antérieure [portion principale du muscle scalène des lojnbes, de H. Ma^cv , portion lomhocostale (\q Luschka, etc.), qui répond au groupe scalénique ' et une portion postérieure [petite portion du faisceau antérieur du carré des lombes, de H. Meyer, portion ilio-costale de Luschka, etc.), qui répond au grand dentelé".