DES BARRAGES A POUTRELLES
a. r^wlrelles li«ria*Bt«lcs.
Toutes les questions qui se rattachent à ce genre de barrage sont impliêitement comprises dans le § A de ce chapitre. La formule générale de la dépense sera donc encore :
Q » m LH \/lgH = 0,405 LH i/"ï^ On bien :
Q«l,«OLHl/T
Le barrage précédent étant inapplicable à réclusement des ponts à larges ouvertures, il a été employé fréquemment, dans ces derniers temps, un système de fermeture au moyen d'aiguilles ou poutrelles verticales. Tels sont les barrages établis sur l'Yonne, la Seine, l'Oise, la Moselle, etc., et qui consistent généralement en une suite d'aiguilles jointives, en sapin, de 0,11 à 0,12 d'épaisseur, appuyées par le bas contre un ressaut ou heurtoir ménagé dans le radier, et par le haut contre une charpente en poutres solidaires ; celle-ci est établie un peu au-dessus du niveau de la retenue et forme en même temps pont de service (fig. 43). Parfois, le coffrage Supérieur ABCD est fixe ; l'écoulement y est alors intercepté par un remplissage en terre M, qui présente certains avantages, sur lesquels nous reviendrons dans la deuxième partie du Traité.
Dans ce nouveau système le barrage se fait par aiguilles ou par
panneaux ; ces derniers se composent de plusieurs poutrelles réunies par quelques pointes à des liteaux en sapin, d'environ 0,10 de laideur sur 0,037 d'épaisseur. Comme il est possible de débarrer partiellement le pertuis, la seule question à examiner ici est celle qui consiste à trouver la dépense par une rainure verticale d'une largeur variable, ou par une série de rainures analogues, plus ou moins accolées. Nous admettrons d abord Thypothèse d'un coffrage supérieur fixe. Différents cas peuvent se présenter; par exemple :
1^ Le niveau d* amont n'étant pas supérieur à l'arête C du coffrage fixe (fi|;. 43).
Si le niveau du bief inférieur ne dépasse pas YCT6, le liquide sortira de l'ouverture C6 en décrivant un segment parabolique CGTG dont l'épaisseur sera la largeur L de l'ouverture ménagée dans le barrage.
Or, d'après une propriété de la parabole, ce segment est les deux
tiers du rectangle CD'G'G, il est donc égal à-^ XGG X GG' ou
à TT H K 29H ; et la dépense résultante sera :
Q = -| iwLH 1/ W
qui devient, pour m = 0,615 :
Q = 0,405 LHV/i^ C'est-à-dire, la formule des déversoirs.
L'on serait arrivé au même résultat en procédant, com^me pour la question de la fig. 32, par tranches infiniment minces depuis G jusqu'en C; de là l'expression :
Q« ImLfHl/^^-fcl/^l (k)
dans laquelle A = si le niveau est en C.
Dans le cas où le niveau serait inférieur à CX, par exemple en mn, il faudrait, dans la formule (k) remplacer H par CG et h par Cm.
Pour un niveau en aval supérieur à YC'FG, l'ouverture CG devrait être divisée en deux parties dont l'une suivrait la loi des déversoirs, et dont l'antre serait noyée.
2« Le nivtau d'amont étant supérieur à Varête inférieure du coffrage fixe.
L'on retombe ici dans la question, développée au chapitre II, des orifices en mince paroi pour lesquels la contraction est plus ou moins nulle sur le côté inférieur.
S** Le coffrage étant mobile.
l\ faut alors tenir compte de la dépense supplémentaire qui se fait à travers le coffrage. L'on voit, d'après ce qui est indiqué à la fig. 43, que ce volume proviendra de la différence entre deux segments paraboliques faciles à calculer.