‹ Traité descriptif et raisonné des constructions hydrauliques à la mer et dans les eaux courantes, avec applications aux travaux militairesChapitre 42 sur 55 · II. nKK U · texte numérisé non relu

II. nKK U

c'est-à-dire une pression totale double de la précédente.

Conclusions.

Pour effectuer les calculs qui précèdent nous avons été forcés d'admettre, avec la généralité des auteurs, une hypothèse qui est loin d'être conforme à la réalité; les divers filets n'agissent nullement comme s'ils étaient isolés, et la moindre déviation de l'un d'eux se fait sentir sur le filet voisin en le forçant également à se détourner et à presser obliquement l'élément de la surface solide. Il faut remarquer en outre que nous n'avons pas tenu compte de la non-pression ; celleci a cependant une certaine influence, spécialement pour le cylindre et la sphère. Aussi les faits ne sont guère d'accord avec les résultats de la théorie. Nous avons trouvé que la pression exercée sur un cylindre

n'est que les -=- de celle qui serait supportée par son plan diamétral

\ perpendiculaire à U, et que, pour la sphère, ce rapport est de -^ . Dans

plusieurs expériences faites par Borda sur l'action des courants d'air, ces rapports ont été trouvés égaux respectivement à 0,57 et 0,41 au lieu de 0,66 et 0,S0, comme l'indiquent nos calculs. Pour d'autres surfaces, le rapport expérimental a été quelquefois plus grand que le rapport calculé théoriquement; du reste, l'écart dans l'un ou l'autre sens peut atteindre des valeurs assez notables.

Il est encore une loi qui n'est pas d'accord avec la réalité, et que nous avons admise pour les surfaces planes exposées à l'action d'un courant sous diverses inclinaisons, et qui est exprimée par la formule:

R = nU«S sin.*t

D'après Hutton, l'exposant du sinus ne serait pas constant et égal i 2, mais variable avec l'inclinaison i. Suivant cet auteur, la formule empyrique deviendrait, lorsqu'il s'agit de courants d'air :

R==nU«Ssiû. i***"' '

Cette fonctioo sin. i *«•* *••• • peut être remplacée avantageusement, pour la facilité des calculs, par Tune des expressions plus simples :

. ,. , ^a^ sin.'î» ,, . „ 2,80 — i, 80 sin. «i

' i + cos.«i 2 — sin.*i

Les valeurs données par ces trois fonctions sont presque identiques

cuire les limites t = et i = -tt- .

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